Publié le 15 Février 2016

Gisèle nous a proposé 4 citations à imager comme nous le souhaitons pour imagecitation 18

J'ai choisi de les illustrer avec 4  très belles photos du site Pixabay

1. Le silence (qui est pour moi la plus belle des musiques)

Imagecitation N° 18

2. L'instant (Carpe diem "ceuillez l'instant présent" est  ma devise)

Imagecitation N° 18

3. Le Chemin (qui est pour moi plus important que le but)

Imagecitation N° 18

4. La persévérance

Imagecitation N° 18

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Rédigé par Martine.

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Publié le 13 Février 2016

Je fais régime sur régime. Etre beaucoup moins lourde est devenue une obsession à tel point que J’ai rêvé cette nuit que j’étais devenue si légère que je n’avais plus les pieds sur terre, j’étais en lévitation permanente. Impossible de retrouver le plancher des vaches. Ce songe aurait dû me réjouir. Bien au contraire il a perturbé mon sommeil et je me lève ce matin du pied gauche. C’est « bête comme ses pieds » d’être pieds et poings liés à ce régime. Pour me remonter le moral je décide de sortir et d’aller dans le Centre-Ville faire les soldes qui viennent de débuter. Je n’ai rien besoin de particulier mais il est certain que je ne reviendrai pas bredouille. Je passe devant la boutique de sabots et comme à chaque fois j’admire ces jolis souliers artisanaux forts onéreux. C’est peut être l’occasion d’en acheter une paire s’ils sont soldés, ils feront des chaussures d’intérieur avec lesquelles je pourrais aussi sortir dans mon jardin. Je n’ai jamais porté de sabots, je pense qu’ils doivent être pesants à porter mais n’est-ce-pas ce qu’il me faut après mon rêve de la nuit. Avoir le pied lourd et le reste léger ; m’alourdir sans grossir ce serait le pied, Je ne risquerais pas de m’envoler. Je craque pour une jolie paire de sabots à l’imprimé page de journal. Ils sont soldés : 49 euros au lieu de 59 euros. Je ne les essaye pas, ils sont à ma pointure et des sabots cela ne peut pas serrer. En plus je pourrais lire en marchant et ainsi regarder mes pieds quand je marche ce que je ne fais jamais ce qui m'a valu quelques chutes mémorables. Maman sera heureuse dans son paradis elle qui me disait toujours quand j'étais petite : "Regarde tes pieds quand tu marches" !

Une de mes photos (sabots youyou aux Sables d'Olonne)

Une de mes photos (sabots youyou aux Sables d'Olonne)

La vendeuse dépose délicatement  les sabots dans une grande boite à chaussures qu’elle insère dans un sac plastique. Je paye et sors du magasin.

Arrivée à la maison, je retire le carton du sac, ouvre la boîte et en libère mes premiers sabots. Je mets le premier à mon pied gauche. Il l’épouse à merveille. Heureuse, Je me saisis du second et m’apprête à l’enfiler sur mon pied droite quand j’ai un doute. Il semblerait que ce soit un pied gauche aussi. Je dois me tromper je l’enfile sur mon pied droit, il y rentre mais c’est bien un pied gauche. C’est incroyable. Eureka ! Peut-être que j’ai mis le pied droit sur le pied gauche et j’intervertis les deux sabots. Le sabot du pied gauche est parfait, mais force est de constater que le sabot mis au pied droit n’est toujours pas adapté. Néanmoins il rentre. J’essaye de marcher. J’y arrive mais ce n’est pas vraiment le pied. Je retire les deux sabots et me mets à lire la page de journal imprimée sur le dessus. Heureusement je lis bien l’anglais même si je ne le parle pas bien car mon accent est déplorable. C’est un article sportif. Si cette équipe de foot a perdu c’est peut-être parce que leurs joueurs droitiers avaient deux pieds gauches.

Photo web (google image)

Photo web (google image)

Peut-être que les anglais ont deux pieds gauches parce qu’ils sont presque les seuls à rouler à gauche. Je vote à gauche, je préfère avoir deux pieds gauches que deux pieds droits. Je décide de les garder et comme il m’arrive de changer d’avis en politique, je ne retournerais pas ma veste si j’évolue vers la droite mais retournerais mes pieds et j’aurais alors deux pieds bots à défaut de beaux pieds (les miens sont affreux). Cette idée me fait sourire et me console. Il me plait d’avoir deux pieds dans le même sabot gauche car cela fera mentir tous mes proches qui me reprochent d’être hyperactive, de mettre le pied à l’étrier en permanence (façon de parler car je n’aime pas les chevaux et ne peux m’en approcher) et de n’avoir pas les deux pieds dans le même sabot. Par contre j’ai toujours eu deux mains gauches. Je ne sais rien faire avec mes mimines et suis la maladresse personnifiée. Maintenant mes pieds seront adaptés à mes mains et je pourrais, grâce à cet achat malencontreux, faire des pieds et des mains en parfaite harmonie sans, tout du moins je l’espère, perdre pied. C’est bien, je positive toujours et cela me permet de m’adapter à toutes les situations mêmes les plus désagréables. C’est ma façon de faire un pied de nez aux difficultés et aux changements.

Je pourrais aller changer ces sabots qui, en plus, sont plutôt masculins  (je ne suis pas vraiment pas douée pour trouver chaussure à mon pied au propre comme au figuré) mais c’est décidé je les garde ainsi et, au lieu de les porter, je les accrocherai pointe en bas au mur de ma véranda et y planterai un sabot de vénus et un pied d’alouette. Je pourrai ainsi passer de longs moments  à faire le pied de grue pour admirer ces sabots fleurir et je ne doute pas qu’ils vont s'épanouir, j’ai deux mains gauches mais vertes.

 

Martine pour le défi "le nid de mots" d'ABC

Les deux pieds dans le même sabot

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Rédigé par Martine.

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Publié le 11 Février 2016

Cendres d'amour

Cendres d’amour

Brûlent toujours

Ame en souffrance

Cherchant un sens

Cœur qui éponge

Ou bien qui songe

Soif d’évasion

Prison passion

La nuit vacille

L’espoir scintille

Merveilleux rêve

Trêve trop brève

Jamais d’éveil

Amour merveille

 

Martine réédition pour le défi 159 des croqueurs de mots sur le thème de l’amour

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Rédigé par Martine.

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Publié le 10 Février 2016

Devant Son ami Wandrille

Le vent met ses espadrilles

Pour jouer les joyeux drilles

Il part en multiples vrilles

Dans l’écume joue aux billes

 

Martine / Janvier 2016 pour Les prénoms du mercredi

Wandrille

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Rédigé par Martine.

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Publié le 8 Février 2016

Bonne poire tombée du poirier, cherche pauvre pomme, super z(h)éro sorti de la cuisse de Jupiter pour le faire tomber de l’arbre. Il devra

  • Posséder un yacht pour y faire chaque soir la foire et mener en bateau marchandise à voile et à vapeur à qui il manque encore le moteur pour donner du peps à sa vie ;
  • Avoir un carambar dur comme du bois qui colle aux dents quand on le croque pour combler de plaisir roudoudou rose au goût de fraise tagada et faire avec sa propriétaire des bêtises à Cambrai ou ailleurs ;
  • Etre fan de Mafalda pour mieux supporter quinquagénaire petite et grosse retombée en enfance.

Fumeurs s’abstenir, fumistes aussi

 

Martine / Février 2015 défi 159 des croqueurs de mots animé par Fanfan 2B (thème petite annonce pour trouver l'âme sœur avec les mots imposés en gras dans le texte)

Mafalda recherche super z(h)éro

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Rédigé par Martine.

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Publié le 4 Février 2016

LE MOT ET LA CHOSE DE l'ABBE DE L'ATTEIGNANT

 

Madame quel est votre mot
Et sur le mot et sur la chose
On vous a dit souvent le mot
On vous a fait souvent la chose

 

Ainsi de la chose et du mot
Vous pouvez dire quelque chose
Et je gagerais que le mot
Vous plaît beaucoup moins que la chose

 

Pour moi voici quel est mon mot
Et sur le mot et sur la chose
J'avouerai que j'aime le mot
J'avouerai que j'aime la chose

 

Mais c'est la chose avec le mot
Mais c'est le mot avec la chose
Autrement la chose et le mot
A mes yeux seraient peu de chose

 

Je crois même en faveur du mot
Pouvoir ajouter quelque chose
Une chose qui donne au mot
Tout l'avantage sur la chose

 

C'est qu'on peut dire encore le mot
Alors qu'on ne fait plus la chose
Et pour peu que vaille le mot
Mon Dieu c'est toujours quelque chose

 

De là je conclus que le mot
Doit être mis avant la chose
Qu'il ne faut ajouter au mot
Qu'autant que l'on peut quelque chose

 

Et que pour le jour où le mot
Viendra seul hélas sans la chose
Il faut se réserver le mot
Pour se consoler de la chose

 

Pour vous je crois qu'avec le mot
Vous voyez toujours autre chose
Vous dites si gaiement le mot
Vous méritez si bien la chose

 

Que pour vous la chose et le mot
Doivent être la même chose
Et vous n'avez pas dit le mot
Qu'on est déjà prêt à la chose

 

Mais quand je vous dis que le mot
Doit être mis avant la chose
Vous devez me croire à ce mot
Bien peu connaisseur en la chose

 

Et bien voici mon dernier mot
Et sur le mot et sur la chose
Madame passez-moi le mot
Et je vous passerai la chose

ABBE DE L'ATTEIGNANT

 

Pour les jeudis en poésie des croqueurs de mots (défi 159 sur le thème de l'amour animé par Fanfan 2B)

 

Rue de l'amour aux Sables d'Olonne

Rue de l'amour aux Sables d'Olonne

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Rédigé par Martine.

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Publié le 3 Février 2016

Pour Les prénoms du Mercredi, Beuve ne m'a pas inspirée : j'aurais pu vous écrire un poème dans le genre :

 

Quand Beuve boit

Beuve rit

 

C'était bien léger, il fallait trouver une suite, alors je préfère partager avec vous ce joli sonnet de Charles Sainte-Beuve dit avec talent (vidéo ci-dessous)

Je ne suis pas de ceux

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Rédigé par Martine.

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Publié le 28 Janvier 2016

Vous ne verrez jamais 

 

Un diplodocus assis dans un mini bus

Des Sinus et cosinus peints sur papyrus

Un eucalyptus dans le pré d’un papi russe

Un  Laïus d’un olibrius sans un lapsus

Un strato-cumulus en forme de phallus

Un stradivarius au milieu des détritus

 

Un économe avare épousant la bégum

Un gentilhomme qui mâche du chewing-gum

Un ballon à d’hélium flottant dans un aquarium

Un agronome cultivant l’aluminium

Le minimum qui dégomme le maximum

Un thé sans arôme avec plein de  rhum à Rome

 

Un imman faisant du tamtam à Notre-Dame

Un vieux bigame jouant au Trou-Madame

Un gros hippopotame qui à Rennes Brame

Un  hammam et un jacuzzi dans tous les trams

Un ramdam d’une dame sur le macadam

Un quidam qui déclame en latin des réclames

 

Vous ne verrez jamais

Ce que vous ne verrez jamais, vous l’avez imaginé

Et je suis ravie, si mes délires vous avez aimés

 

Martine / Janvier 2015 pour les jeudis en poésie 158 des croqueurs de mots animés par Lilou (avec des rimes à consonance latine pour respecter le thème de la quinzaine)

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Rédigé par Martine.

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Publié le 27 Janvier 2016

Hervé est né le neuvième jour du neuvième mois de l’année 1999 dans le département 09. C’est le seul garçon, le cinquième enfant et le cadet d’une famille d’agriculteurs de la Plaine Ariégeoise.

C’est un enfant à la fois rêveur, hyperactif et casse-cou. Il n’a peur de rien même pas des  loups sortis des contes que sa mère lui raconte chaque soir pour l’endormir. Il aime les loups parce qu’on les déteste et qu’il prend toujours la défense de ceux qu’on n’aime pas.  A défaut d’avoir un loup comme doudou (personne n’oserait offrir un loup en peluche à un enfant), il reprend sa maman quand elle dit le grand méchant loup

  • Non Maman c’est le grand doux
  • Si tu veux mon chéri c’est « le grand méchant doux » lui répond-elle en souriant

Vivant dans une ferme, il aime tous les animaux. Il sort le soir dans la grande cour observer les étoiles, repérer la grande ourse. Parfois il entend le grand-duc hululer et il guette le cri de la chouette. Il essaye d’imaginer ce que peuvent se raconter ces oiseaux de nuit. Peut-être que ce grand-duc, prince des noctambules ailés, se demande: Qui est le prince des hommes ? Peut-être qu'il croit que c’est son papa, le seul homme adulte dans cette ferme, mais lui Hervé sait que son père n’est pas un prince mais un simple agriculteur. Il se demande si Le prince des hommes pourrait être Jésus à qui sa maman parle souvent et qu’il ne voit jamais. Les princes sont invisibles. Chaque dimanche elle se rend dans l’église verte du village qui aurait bien besoin d’une toilette pour la débarrasser de la mousse qui la recouvre. Elle prie en chœur avec les autres fidèles et répète toujours les mêmes litanies en faisant le signe de croix de sa main droite : « Au nom du père, au nom du fils et du Saint-Esprit. Qui est ce Saint-Esprit ? Quand Hervé a posé la question à son papa.  Il lui a répondu, la cigarette coincée au coin des lèvres :

  • Je ne sais pas mon fils qui est ce Saint-Esprit dont ta maman parle souvent et qu’elle aime tant. Je ne vais pas à la messe, je ne l’ai jamais rencontré. Ce que je crois, c’est que chacun a le droit de chérir et vénérer les saints qu’il veut.
  • Quels sont les Saints que tu aimes et pries Papa ?
  • Tu me demandes Hervé parmi les saints qui j’ose aimer et prier ? Je n’en prie aucun mais chapeau bas pour  le Saint Nectaire et un second que tu ne connais pas et que tu aimeras peut être plus tard le Saint-Emilion dont il ne faut surtout pas abuser.

Les grandes personnes sont parfois étranges se dit Hervé qui n’a pas bien compris, un saint pouvait-il être un fromage ? Et qui était ce Saint-Emilion qu'on peut aimer, mais pas trop tout de même ?

Il aime monter sur les poneys et les chevaux. Il eut beaucoup de chagrin à la mort du petit cheval que son père lui avait offert à Noël et qui serait son premier et dernier cheval. Il le gardera dans un petit coin de son cœur toute sa vie.

Il rentra un  jour des champs en brandissant une vipère au poing ce qui avait effrayé sa mère qui l’avait puni en le privant une semaine de télévision.

Il ne supporte pas qu’on puisse tuer les lapins du clapier et les volailles pour déjeuner et refuse d’en manger. Il proteste auprès de sa mère quand elle prononce la phrase magique de rassemblement « plumons l’oiseau » pour qu’il l’aide avec ses sœurs à plumer et vider les poules qu’elle vient de tuer et qu’elle vendra au marché.

Curieusement, il aime aider sa maman à les cuisiner. Mettre le beurre ou l’huile sur le feu,  ajouter des oignons et les morceaux de viande dans la poêle, écouter le crépitement, humer l’odeur aigre-douce qui envahit la cuisine et réjouit ses sens. Plus tard, il souhaite être cuisinier ou écrivain. Cuisiner les mots est aussi un vrai plaisir pour lui. Il écrit de petits poèmes pour sa maman,  son papa et ses sœurs qu’il aime bien même s’il est souvent leur bouc émissaire.

Quand il était petit, il aimait feuilleter le bel abécédaire des animaux que sa grand-mère lui avait offert. Il admirait ses jolies lettres aux traits si fins enluminés. Il le regarde encore aujourd’hui en pensant à sa mamie qui a déménagé au ciel. Aujourd’hui il  lit chaque soir dans son lit les aventures du club des cinq, de Tom Sayer ou des quatre filles du Docteur March. Ayant quatre sœurs, il  plaint le pauvre Docteur March vivant,  comme lui  et son père, le matrimoine et ses affres au quotidien sans y être préparé. L’ école des pères, des maris et des frères n’existe pas pour former les hommes aux bonnes attitudes à avoir face aux réactions féminines aussi insolites qu’inattendues. Préférant les hommes,  il ne se mariera pas avec une femme, il n’ira pas déposer les bans dans le bureau des mariages du village. Il n’ira pas non plus consulter un médecin, le conseiller du cœur pour savoir pourquoi il n’est pas tout à fait comme les autres. Il taira ces choses. Il a compris qu’on ne les dit pas quitte à finir sa vie, caché en ville, dans une mansarde à louer pour consumer dans l’anonymat l’amour interdit.   

Il serait très heureux s’il n'avait pas souvent des crises de migraines qui le font beaucoup souffrir. C’était comme si son crâne était écrasé, brûlé dans un étau au point d’avoir envie se taper la tête contre les murs pour qu’un feu dévore un autre feu à quel point ce mal le fait devenir fou. Heureusement que c’est la fin des asiles, sinon il aurait des chances d’y finir sa vie.

Quand il a ses humeurs, il a beau implorer le Jésus de sa maman celui qui, contre vents et marées, dit « lève-toi et marche » à une personne paralytique et ô miracle celle-ci se met à marcher, lui continue à garder ses horribles migraines ! C’est la malédiction du neuf…. Il a une tête fragile en forme de  « nœunœuf » quoi de plus naturel pour le fils d’un éleveur de volailles qui rêve d’une tête neuve pour lui dans la hotte du père Noël auquel il ne croit plus. Mais il se plait à rêver qu’un jour il remplacera sa tête cassée et qu’il ne souffrira plus. S'il avait une tête neuve, il est fort probable qu’il ne se souviendrait plus de rien. Il écrit donc ce journal pour conserver les souvenirs d’un amnésique en quête d'avenir qui ne veut surtout pas devenir un des bienheureux de la désolation , ces hommes à qui il ne reste plus que le démon de minuit ou de midi pour leur donner une illusion fugace de renaissance et de bonheur.

 

Martine pour les prénoms du mercredi de Jill bill (aujourd’hui Hervé)

Texte écrit avec 31 titres de la bibliographie d’Hervé Bazin (romans, nouvelles, essais…) marqués en gras dans le même texte à voir ici

 

Les souvenirs d'Hervé amnésique en devenir

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Rédigé par Martine.

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Publié le 25 Janvier 2016

Un CRS, les jumelles rivées sur les yeux

  • Mazette luxum une mazerati

 

Esther et son homme Ben Hur

  • Ben Hur les poulagas, trop appuyare sur le champignum

 

Le CRS arrête la voiture et s’adresse à Ben Hur :

  • Ave ben hur arretare véhiculum, explosare boitum à imagum

 

Ben Hur d’un ton désolé et affolé :

  • Ave flicum, Désolus urgencum polichinelus de ma meufum volare illico presto sortare du tiroirus

 

Le CRS hilare

  • Ah, ah, Polichinelus et toi Guignolus

 

Ben Hur se met à chanter en parodiant Chantal Goya

  • Guignolus, Guignolus, Qui cogne les gendarmes avec son compagnon Gnaffrum. Guignolus, Guignolus qui nous fait rire aux larmes avec sa natte et son nœud papillon

 

Le CRS outré, d’un ton autoritaire

  • Pericolo, Pericolo Moquare flicum méritare prisonam

 

Ben Hur d’un ton assuré

  • Non Moquare flicum, mezigue moquare gendarmum

 

Le CRS tape dans la main de Ben hur en s’exclamant

  • Amigo, Moquare gendarmus meritare paradisiam

 

Puis il s’adresse à Esther

  • En cloquas Donzelas ?

 

Esther assurée

  • Oui flicum, en cloquas

 

Le CRS moqueur :

  • vidéo kaputo : Ouceques ton polichinelle ?

 

Esther montrant son ventre :

  • Dans mon balonas

 

Le CRS hilare

  • dans ton balonas, balonas dégonflum,

 

Esther d’un ton contrarié

  • Non pas dégonflum, platum

 

Le CRS en éclatant de rire

  • Platum !! Maxima malice ta donzellas Ben Hur ! Steuplaisus souflare fortissimo dans mon platum balonas, fortissimo, FOR TIS SI MO, mézigue volare magnum balonas

 

Ben Hur chantant en parodiant Renaud

Quand j' promène mes mains
D' l'autre côté d' son dos
J' sens comme des coups de poings
Ça bouge
J' lui dis "t'es un jardin"
"Une fleur, un ruisseau"
Alors elle devient
Toute rouge
Parfois c' qu'y m' désole
C' qu'y fait du chagrin
Quand j' regarde son ventre
Puis l' mien
C'est qu' même si j' devenais
Pédé comme un phoque
Moi j' serai ja
mais
En cloque

 

Le CRS

  • Cessare Ben Hur ou j’vé chialaré. Maxima malice, Steuplaisus Souflare FOR TIS SI MO dans le BA LO NAS Guignolo

 

Ben hur

  • Excuso flicum, impossiblum souflare, meufum anorexicas : mini balonas dissimulare sous tchador avec minus mignonus polichinelle volaram sortare

 

LE CRS en tendant l’alcootest à Ben Hur d’un ton énervé

  • steuplaisus souflare guignolo dans balonas pas dans ta donzellas, imbecilum

 

Ben Hur se remettant à chanter d’un ton moins assuré

  • Guignolus, Guignolo qui cogne les gendarmes
    Avec son compagnon Gnaffrum. Guignolus ; guigno….

 

Le CRS l’interrompt soudain

  • Ouceques amigo Gnaffrum ?


Esther d’une petite voix fluette peu assurée

  • Dans le coffio flicum avec la farinas

 

Ben Hur troublé s’adressant au CRS

  • Delirium tremens… euh… Delirium maximo grosso … squiuze la flicum. Ma gonzesos soufrare maxima

 

Puis se tournant vers Esther énervé en lui donnant discrètement des coups de pieds

  • «Arretas délilare esther »

 

Esther Sous le coup du choc

  • Aie…. Aie, ben hur…

 

Ben Hur l’interrompant se tournant vers le CRS

  • Ma Meuff soufrare maxima, steuplait flicum urgencum hospitalus

 

Ester continuant en chantant

  • Eh Ben Hur porquare percutare mezigue ? Guignolo, guignolo qui cogne sa gonzesse. Bis repetitas : Guignolo, guignolo qui cogne sa gonzesse Jaloux de son copain Gnaffrum enfermé Dans le coffio de farinas

 

Le CRS applaudit puis se reprend et hurle

  • Sam suffi, sam suffi, cassare mes couilloms, arretare chantaes et jactares, Silencium svouplait. Arretare Roulare mezigue dans la farinas

 

Le CRS ouvre la porte de la mazerati, sort avec force Ben Hur de son véhicule, l’emmène jusqu’à l’arrière de son véhicule et d’un ton péremptoire lui dit

  • Ouvrare coffio BEN HUR ou morticus es

 

BEN HUR en riant ouvre lentement son coffre en se retournant vers le CRS, il attrape son revolver qui était dans le coffre et se retourne brutalement en hurlant et en tirant sur le CRS et sur son collègue qui était à ses côtés

  • Morticus mezigue ah ah ah…. Alah ac barus, keufs morticus ad vita aeternam

 

Puis il ouvre le coffre en grand et libère son copain gnaffrum

  • Gnaffrum sortare, Mezigue refrigerare imbecilus flicum et attentionnum pas touchas ad Esther

 

Gnaffrum sort du coffre en empoignant son parabellum et tire sur Ben Hur stupéfait qui n’a pas le temps de réagir. Il a juste le temps d’entendre avant de mourir

  • Imbecilus, jalousus, cocus et dindonus de la farcas. Mazeratti, canabis , Bellissima Esther et mon fillus polichinellus papourtapom pour Mezigue . Ad revoyure Ben Hur. Acta est fabula (la pièce est finie)

 

Il pose le parabellum dans le coffre se retourne et voit Esther qui est sortie de la voiture et s’est positionnée derrière lui et qui le tient en joug tout en s'exclamant

  • La pièce est finie pour toi aussi GNAFFRUM assez bête pour te laisser enfermer dans le coffre par Ben Hur qui voulait être seul avec moi. J’en ai assez de porter ce tchador, marre de vos tueries, je ne veux plus aller en Syrie. La vie n’est pas un jeu vidéo. Je vais te tuer, je suis obligée pour survivre et offrir une belle vie à notre fils et en faire une belle personne pas un voyou comme toi.

 

Et elle tire en criant : Game over 

Puis elle pose son revolver, retire son chador sous lequel elle est habillée à l'européenne et ses gants que son tyran Ben Hur l'obligeait à porter pour qu'aucun autre homme ne puisse voir ses mains. met le tout dans son sac et se sauve en courant. Elle se débarassera du tout en les jetant dans la Seine. Elle laisse la mazeratti et la drogue mais aucune trace qui permette de l'identifier. Elle sourit en pensant à ces deux idiots qui l'ont sous estimée Quel soulagement de ne plus avoir à parler le « latinfrançargot » le nouveau langage qui a succédé au verlan dans les cités. Comme dit le poète, "la femme est vraiment l'avenir de l'homme

 

Martine (Janvier 2015) pour le défi 158 des croqueurs de mots animé par Lilousoleil 

Dindonus de la farças chez les poulagas

N.B. :

 

Message pour Lilou

Chère Lilou, Je tenais à te remercier. Grace à toi depuis lundi dernier j'ai été obsédée par ce nouveau langage que tu appelles "le macaronisme" au point d'en perdre le rien de  vrai latin qui me reste (je détestais cette matière). Je suis tellement prise  que maintenant je parle à Jeff mon époux en francais latinisé. Il ne sait pas pourquoi et croit peut être que j'ai mes neurones qui ramollissent avec l'âge. Je l'ai rassuré en lui disant que c'était un signe au contraire de ma grande capacité d'adaptation. Il n'a pas vraiment compris !

 

Message pour mes lecteurs :

J'espère que j'ai été claire et que vous avez tout compris. Le cas échéant, N'hésitez pas à me demander des éclaircissements en commentaires.

C'est très difficile d'écrire un texte avec la volonté d'être comprise dans une nouvelle langue que personne ne connait !!

 

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Rédigé par Martine.

Publié dans #PIECES THEATRE

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