Publié le 27 Mai 2017

Quel mois de Mai. Je m’en souviendrai longtemps.

Je me suis engagée sur le terrain pour la campagne d’Emmanuel MACRON. J’ai particulièrement aimé aller avec mon amie Assia à la rencontre des habitants sur le marché de Cergy, échanger avec eux. Cela m'a permis de revoir des amis et connaissances dont je suis éloignée en Vendée

 

J’ai été étonnée de voir à quel point les gens que je ne connaissais pas me confiaient leurs difficultés, leur craintes. Je crois en avoir convaincu quelques-uns qui étaient encore hésitants entre les deux tours. Il y a aussi un jeune qui m’a pris le tract et tout en me regardant avec provocation dans les yeux a déchiré le tract et cela m’aurait plutôt amusée mais ce que j’ai vraiment détesté et qui m’a mis en colère c’est qu’il a jeté les morceaux par terre dans la rue. Je ne supporte pas les incivilités

Quel bonheur le 6 mai au soir à 20 heures, après un suspense intenable (je refusais d'y croire), apprendre l’élection d’Emmanuel MACRON. Ceci représente pour moi la réalisation d’un rêve d’une France sans droite, sans gauche où l’on s’entend pour réfléchir et décider ensemble au-delà des clivages ce qui est meilleur pour le développement économique du pays et l’amélioration des conditions de vie des habitants. J’ai beaucoup aimé voir à la suite de cette élection comme on se déchirait à droite, comme à gauche et j’avoue que c’est pour moi très jouissif. Ces clivages avec les alternances de pouvoir ont tant nui à notre pays.

Nous sommes rentrés le 6 mai en Vendée après avoir voté. J’ai repris avec bonheur mon sport en piscine de manière intensive. Je me suis baignée dans l’océan sur notre plage préférée à Olonne sur Mer. Cela faisait longtemps que je n’avais pas nagé dans l’océan puisque l’été dernier j’en avais été privée à cause de mon intervention chirurgicale et le traitement qui a suivi. Imaginez le plaisir de ce premier bain même s’il n’a pas duré longtemps car il ne faisait pas très chaud. Ce que je déteste c'est de devoir maintenant porter, pendant mes baignades et mes lectures sur notre plage naturiste, un tee-shirt anti UV qui monte jusqu'au cou ne devant pas pendant 2 ans exposer au soleil mon torse qui a été irradié par la radiothérapie.

Aimé détesté / Mai 2017

Quel plaisir de reprendre la lecture. Néanmoins, je n’ai pas eu de chance pour le premier livre que j'ai lu. Je ne dirai pas que j’ai détesté sinon je ne l’aurais pas lu jusqu’au bout mais je n’ai pas vraiment aimé un été à Paris le dernier roman de Guillaume Musso. Je suis très souvent déçue par les thrillers de Musso aux énigmes compliquées et peu réalistes. Alors pourquoi donc, en voyant la pile de livres en tête de gondole au supermarché, je n'ai pas pu m'empêcher de lire le résumé et la première page et ensuite d'en déposer un exemplaire dans mon caddie ?

J’aime le mois de mai car c’est à cette époque que je préfère notre jardin vendéen. J’aime les  arums si élégants dont le blanc éclatant tranche sur les roses foisonnantes Pierre de Ronsard, les iris d’eau, les fleurs de jasmin si odorantes.  Avec la chaleur et la pluie qui est tombée, les mauvaises herbes poussent vite et il m’a fallu désherber en pulvérisant du vinaigre blanc dont je déteste l’odeur.

Aimé détesté / Mai 2017

Nous avons assisté à la fête remise des trophées des skippers du Vendée Globe. J’ai beaucoup aimé le défilé de chars avec les musiciens et danseurs et surtout le magnifique feu d’artifice sur la baie des Sables d’Olonne. Il y avait très longtemps que je n’en avais pas vu d’aussi beau.

Aimé détesté / Mai 2017Aimé détesté / Mai 2017

Notre fille et sa petite famille sont venues pour le week-end de l’ascension. Quel plaisir d’aller à la plage et de jouer avec mes petites filles.

En mai j’ai vraiment fait ce qu’il me plait ou presque.... Je n'arrive pas à trouver de choses que j'ai vraiment détestées mais c'est toujours ainsi je prends beaucoup de recul sur ce qui se passe dans ce monde que je ne pourrais pas changer seule. Cela m'empêcherait d'être heureuse  : résilience quand tu nous tiens

et maintenant vive le mois de juin. J’espère qu’il ne me laissera pas sur ma faim.

Voir les commentaires

Rédigé par Martine.

Publié dans #Vécu

Repost0

Publié le 26 Mai 2017

Ô mains je vous aime

Que vous soyez :

 

Lourdes

Gourdes

 

Fortes

Mortes

 

Célestes

Modestes

 

Agiles

Fragile

 

Innocentes

Vieillissantes

 

Enjôleuses

bien calleuses

 

Très adroite

Maladroite

 

apprentières

joaillères

 

Bienheureuse

Baladeuse

 

Que vous ayez vingt-ans
Que vous ayez cent ans

 

Que vous soyez en l’air

Que vous soyez en fer

 

Que vous soyez ouvertes

Que vous soyez couvertes

 

Que vous soyez de Bouddha

De fatma ou de judas

 

Que vous soyez blanche ivoire

Verte, jaune, rouge ou noire

 

Que vous fassiez des signes

Que vous tiriez des lignes

 

Que vous écriviez

Que vous dessiniez

Que vous façonniez

Que vous cuisiniez

 

Que vous soyez réjouies

Ou bien dans le cambouis

 

Et quand bien même

Vous seriez joueuses

Et donc bien vilaines

 

Ô mains je vous aime

 

Martine / Mai 2017 pour le défi 111 d'Evy  (Thème les mains)

Voir les commentaires

Rédigé par Martine.

Publié dans #Poèmes

Repost0

Publié le 25 Mai 2017

Cliquez sur le montage photo pour le voir en grand

Cliquez sur le montage photo pour le voir en grand

Pour les jeudis en poésie du  défi 187 des croqueurs de mots  (Thème oseille)

Voir les commentaires

Rédigé par Martine.

Publié dans #TANKAS

Repost0

Publié le 24 Mai 2017

Photo Pixabay

Photo Pixabay

Privat primitif primate

d’un zoo Privé est Prisonnier

Privé de prime liberté,

Il prend certaines privautés

Avec précieuse primerose

Une rusée primesautière

Qui prise ô non pas les roses

mais de friandes primevères.

Cette prison prégnante quitter

Est pour eux une priorité

Pas de prix pour la liberté

Martine / Mai 2017 pour les prénoms du Mercredi de Jill Bill (aujourd'hui Privat)

Voir les commentaires

Rédigé par Martine.

Publié dans #Prénoms du Mercredi, #Poèmes

Repost0

Publié le 23 Mai 2017

Paroles de jardin - Martine Madelaine Richard

Martine est une amie de blog. C'est une artiste poète, écrivain, photographe et peintre.  Chaque dimanche sur son site elle publie ses photos accompagnées de textes d'une grande poésie. Elle aime la nature et particulièrement les fleurs et les insectes qu'elle photographie si bien. Elle vient de publier son dernier ouvrage "Paroles de jardin" où elle raconte d'une façon romancée la vie de son jardin.Après avoir lu son livre, vous pourrez le lire le soir à vos enfants ou petits enfants pour enchanter leurs nuits.

Pour lire un extrait de ce livre et savoir comment vous le procurer, voir le blog de Martine en lien ci-dessous :

Voir les commentaires

Rédigé par Martine.

Publié dans #livres

Repost0

Publié le 22 Mai 2017

Photo pixabay

Photo pixabay

Je n’ai jamais trop cru à la vraie amitié sur la blogosphère et pourtant je me suis fait quelques vraies amies mais le plus souvent après les avoir rencontrées. Je ne les citerai pas ici de peur d’en froisser certaines si par malheur je les oubliais car J’en ai rencontrées beaucoup depuis maintenant 12 ans

J’en citerai au moins deux pour leur rendre hommage parce qu’elles ne sont plus avec nous hélas fauchées toutes deux par ce qu’on nomme "une longue maladie" :

  • Armide dont les chroniques drôles, vivantes et sensibles de sa vie à Paris avec son bouledogue PISTOL m’enchantaient chaque matin. Elle est venue sur mon blog grace à une de mes amies poète dont j'avais parlé. C’était une magicienne de l’écriture, intuitive, curieuse avec une grande élégance de cœur et d’esprit : Une bien belle personne. Nous nous sommes rencontrées plusieurs fois à Paris et à Cergy. Une profonde amitié est née. Pistol est mort en 2013. Armide nous a quittés en juin2014. Je pense souvent à elle notamment quand je me promène aux étangs de Cergy qu’elle avait tant aimés. J'ai la curieuse impression qu'elle est présente avec moi lors de mes promenades.

 

  • Marithé tant attachée à ma terre d’adoption le Val d’Oise qui l’avait vu naître et qu’elle avait quitté pour le littoral de la Loire Atlantique. C’est ce qui l’a fait venir sur mon blog Cergyrama. Je suis allée voir le sien en retour. Chaque matin elle me faisait beaucoup rire avec les photos, les dessins légendés qu’elle publiait. Derrière cet humour particulier, Marithé cachait une grande sensibilité, générosité, gentillesse. Elle aimait que les autres soient heureux et elle les faisait rire. Je me souviendrai toujours de la journée que nous avons passée ensemble avec nos époux respectifs sur l’île de Noirmoutier. Je garde précieusement dans ma cuisine le pot à sel qu’elle m’avait si gentiment offert. Une amitié est née de cette belle rencontre. Nous continuions à échanger par mail. Elle s’est éteinte en juin 2016. Je ne peux pas revenir à Noirmoutier dans les lieux où nous avons été ensemble sans avoir le cœur serré en pensant à elle.

Je reste attachée à certains amis de blog que je n’ai jamais rencontrés car échanger des commentaires pendant plusieurs années cela tisse des liens même si souvent ces quelques mots laissés sont bien souvent des politesses sans réel intérêt si ce n’est celui de dire qu’on est passé, qu’on est là toujours fidèles. Parmi ces amis il y en a que j’ai depuis longtemps envie de rencontrer mais je n’ose pas le leur dire par timidité certes mais souvent aussi parce que je ne sens pas, peut-être à tort, la même envie de l’autre côté et que j’ai peur d’être une nouvelle fois rejetée comme l’a fait ma mère depuis ma naissance pour des raisons que j’ai comprises bien trop tard.

J'ai aussi de  nouvelles amies de blog auxquelles je rends visite à chaque fois qu’elles publient un nouveau billet sauf le samedi et le dimanche qui sont des jours de repos sans PC. J’aime leurs blogs, je devine leur personnalité à travers leurs écrits et je suis certaines que la plupart d’entre-elles sont de belles personnes. J’aurais parfois envie d’en rencontrer quelques-unes notamment celles qui écrivent avec lesquelles je me sens en parfaite harmonie de pensée. C’est plus difficile pour moi de trouver cette osmose avec des blogueurs photographes que je n’ai jamais rencontrés et qui n’accompagnent pas leurs photos de texte. De nature méfiante, j’estime que je ne les connais pas assez, que je pourrais être déçue alors je me contente de cette amitié virtuelle fort confortable et c’est vraiment dommage.

Pour moi il n’y a pas de réelle amitié si l’on ne s’est pas rencontrés enfin c’est ce que je pensais avant le cancer. J’ai changé d’avis depuis. Quelques-uns de mes vrais amis dans la vie pendant cette période m’ont laissé un peu tomber comme si j’étais contagieuse. Je pense qu’ils étaient gênés, ils ne savaient plus quoi me dire. J’en ai été profondément meurtrie. Certains sont revenus dès qu’ils ont su que j’étais en rémission. Certainement que j’aurais eu la même réaction à leur place alors je ne leur en veux pas.

Quelle ne fut pas ma surprise de voir que c’est une amie de blog que je n’ai jamais rencontrée dont je visite le blog depuis peu de temps qui m’a le plus soutenue. Elle m’a écrit régulièrement des mails me demandant de mes nouvelles, me racontant aussi son quotidien car elle a compris qu’il ne fallait pas me parler de ma maladie mais de me distraire avec d’autres jolies choses de la vie et d’être là tout simplement. Elle m’a même adressé une carte postale qui m’a énormément touchée et que je garde précieusement dans le tiroir de ma table de nuit et un petit cadeau pour Noël : un petit pantin de bois à suspendre dans le sapin. Je ne vous dirai pas son nom. En me lisant elle se reconnaitra. J’aimerais tant la rencontrer mais nous habitons loin l’une de l’autre à l’opposé du pays.

Je voulais la remercier particulièrement. Sa bienveillance et son amitié m’ont été précieuses et ont participé à ma guérison. Je suis reconnaissante aussi à tous ceux que je n’ai jamais rencontrés mais qui, à travers les commentaires du blog ou même par mail, m’ont demandé de mes nouvelles. Ce n’est pas grand-chose, un tout petit rien qui est vraiment beaucoup pour celui qui reçoit ce témoignage de sympathie. J’en suis d’autant plus touchée que je suis une taiseuse qui n’aime pas afficher son amour, son amitié et qui, cela peu paraître paradoxal, peut plus facilement exprimer sous stress son désaccord ou son inimitié et souvent maladroitement.

Martine / pour le défi 110 d’Evy ayant pour thème l’amitié virtuelle.

 

Voir les commentaires

Rédigé par Martine.

Publié dans #Ecrits divers

Repost0

Publié le 18 Mai 2017

Photo pixabay

Photo pixabay

Tu atteints un ailleurs  dont tu rêvais tant

Il reste quelque temps  autre part exaltant

Ailleurs devient ici, l’idéal s’estompant

Ici devient chez toi, un quotidien navrant

Revenir est un songe, que tu fais souvent

Jamais se retourner, tu le sais pourtant

S’en aller autre part,  plus l’envie maintenant

Un jour avec regret, tu reviens à avant

Fort de ce long chemin, avant est différent

 

Martine / Réédition Janvier 2015 pour les jeudis en Poésie des Croqueurs de mots (défi 186 des croqueurs de mots animé par Lénaïg)

Atteindre l'ailleurs

Voir les commentaires

Rédigé par Martine.

Publié dans #Poèmes

Repost0

Publié le 17 Mai 2017

Je me nomme OMERILLE.

Dans mon prénom il y a « home ». Je pourrais vivre dans une belle maison avec un grand jardin un « sweet-home » comme disent les anglais. Hélas il manque un « h » à home, et ce doit être pour cela que ma maison est loin d’être une douce demeure. Quand j’écris mon prénom maintenant je rajoute un « H » en espérant que mon rêve de « sweet home » devienne un jour réalité.
 

Photo pixabay

Photo pixabay

Dans mon prénom il y a « rille » ce qui tout seul ne veut rien dire. Maintenant quand j’écris mon prénom je remplace « rille » par rire. Je m’appelle «HOMERIRE» désormais et peut être qu’un jour, si Dieu me prête vie, je vivrais dans la maison du rire où tous les habitants seront gais et il où sera interdit d’être triste et de pleurer.

Aujourd’hui la réalité est autre dans ma maison. On y crie sa rage et on pleure sur son sort. J’ai 20 ans seulement, je ne suis pas âgée, pas à « G » non plus, car en plus du « H » il manque un « G » à OMERILLE.  

Le seul prénom qui colle à ma réalité d’aujourd’hui est « HOMEGRILLE » la maison des grilles. Je vis en prison pour quelques années.

Photo Pixabay

Photo Pixabay

Rassurez-vous, je supporte mon quotidien, résilience quand tu nous tiens, en rêvant qu’un jour on pourra réellement m’appeler «HOMERIRE» et j’y crois vraiment.

Martine / Mai 2017 pour les prénoms du Mercredi de Jill Bill (aujourd'hui OMERILLE)

Voir les commentaires

Rédigé par Martine.

Publié dans #Prénoms du Mercredi, #Ecrits divers

Repost0

Publié le 16 Mai 2017

Je fais régime sur régime. Etre beaucoup moins lourde est devenue une obsession à tel point que J’ai rêvé cette nuit que j’étais devenue si légère que je n’avais plus les pieds sur terre, j’étais en lévitation permanente. Impossible de retrouver le plancher des vaches. Ce songe aurait dû me réjouir. Bien au contraire il a perturbé mon sommeil et je me lève ce matin du pied gauche. C’est « bête comme ses pieds » d’être pieds et poings liés à ce régime. Pour me remonter le moral je décide de sortir et d’aller dans le Centre-Ville faire les soldes qui viennent de débuter. Je n’ai rien besoin de particulier mais il est certain que je ne reviendrai pas bredouille. Je passe devant la boutique de sabots et comme à chaque fois j’admire ces jolis souliers artisanaux forts onéreux. C’est peut être l’occasion d’en acheter une paire s’ils sont soldés, ils feront des chaussures d’intérieur avec lesquelles je pourrais aussi sortir dans mon jardin. Je n’ai jamais porté de sabots, je pense qu’ils doivent être pesants à porter mais n’est-ce-pas ce qu’il me faut après mon rêve de la nuit. Avoir le pied lourd et le reste léger ; m’alourdir sans grossir ce serait le pied, Je ne risquerais pas de m’envoler. Je craque pour une jolie paire de sabots à l’imprimé page de journal. Ils sont soldés : 49 euros au lieu de 59 euros. Je ne les essaye pas, ils sont à ma pointure et des sabots cela ne peut pas serrer. En plus je pourrais lire en marchant et ainsi regarder mes pieds quand je marche ce que je ne fais jamais ce qui m'a valu quelques chutes mémorables. Maman sera heureuse dans son paradis elle qui me disait toujours quand j'étais petite : "Regarde tes pieds quand tu marches" !

Photo Martine / Sabots youyou Les Sables d'Olonne

Photo Martine / Sabots youyou Les Sables d'Olonne

La vendeuse dépose délicatement les sabots dans une grande boite à chaussures qu’elle insère dans un sac plastique. Je paye et sors du magasin.

Arrivée à la maison, je retire le carton du sac, ouvre la boîte et en libère mes premiers sabots. Je mets le premier à mon pied gauche. Il l’épouse à merveille. Heureuse, Je me saisis du second et m’apprête à l’enfiler sur mon pied droite quand j’ai un doute. Il semblerait que ce soit un pied gauche aussi. Je dois me tromper je l’enfile sur mon pied droit, il y rentre mais c’est bien un pied gauche. C’est incroyable. Eureka ! Peut-être que j’ai mis le pied droit sur le pied gauche et j’intervertis les deux sabots. Le sabot du pied gauche est parfait, mais force est de constater que le sabot mis au pied droit n’est toujours pas adapté. Néanmoins il rentre. J’essaye de marcher. J’y arrive mais ce n’est pas vraiment le pied. Je retire les deux sabots et me mets à lire la page de journal imprimée sur le dessus. Heureusement je lis bien l’anglais même si je ne le parle pas bien car mon accent est déplorable. C’est un article sportif. Si cette équipe de foot a perdu c’est peut-être parce que leurs joueurs droitiers avaient deux pieds gauches.

Photo google

Photo google

Peut-être que les anglais ont deux pieds gauches parce qu’ils sont presque les seuls à rouler à gauche. J’ai longtemps voté à gauche, je préfère avoir deux pieds gauches que deux pieds droits. Je décide de les garde même  si  je viens de me rapprocher de la droite en votant pour le candidat du centre aux Présidentielle. Au lieu de retourner ma veste  je retournerai mes pieds et j’aurai alors deux pieds bots à défaut de beaux pieds (les miens sont affreux). Cette idée me fait sourire et me console. Il me plait d’avoir deux pieds dans le même sabot gauche car cela fera mentir tous mes proches qui me reprochent d’être hyperactive, de mettre le pied à l’étrier en permanence (façon de parler car je n’aime pas les chevaux et ne peux m’en approcher). Par contre j’ai toujours eu deux mains gauches. Je ne sais rien faire avec mes mimines et suis la maladresse personnifiée. Maintenant mes pieds seront adaptés à mes mains et je pourrais, grâce à cet achat malencontreux, faire des pieds et des mains en parfaite harmonie sans, tout du moins je l’espère, perdre pied. C’est bien, je positive toujours et cela me permet de m’adapter à toutes les situations mêmes les plus désagréables. C’est ma façon de faire un pied de nez aux difficultés et aux changements. Je pourrais aller changer ces sabots qui, en plus, sont plutôt masculins (je ne suis pas vraiment pas douée pour trouver chaussure à mon pied au propre comme au figuré) mais c’est décidé je les garde ainsi. Au lieu de les porter, je les accrocherai pointe en bas au mur de ma véranda et y planterai un sabot de vénus et un pied d’alouette. Je pourrai ainsi passer de longs moments à faire le pied de grue pour admirer ces sabots fleurir et je ne doute pas qu’ils vont s'épanouir, j’ai deux mains gauches mais vertes.

Photo pixabay

Photo pixabay

J’ai aussi appris de cet incident. J’essaierai maintenant toujours des chaussures avant de les acheter ! On apprend de ses erreurs !

Martine / Pour l'atelier 35 de Ghislaine

Désolée Ghislaine j'ai commis tellement d'erreurs que je ne savais pas laquelle choisir ! Alors comme j'avais déjà ce texte de début 2016 que j'aime bien, je me suis permis de le rééditer pour ceux qui ne l'avaient pas lu.

Voir les commentaires

Rédigé par Martine.

Publié dans #Ecrits divers

Repost0

Publié le 15 Mai 2017

C’est difficile d’avoir les pieds sur terre et la tête ailleurs, d’être à la fois ici ancrée dans la réalité d’aujourd’hui et avoir l’esprit qui vagabonde sur d’autres rivages.au goût d’hier ou de demain .

Quand je suis inoccupée et lascive ce que je déteste, J’ai bien souvent la tête ailleurs.

Je peux l’avoir aussi tout en étant occupée quand ce que je fais ne me plait pas vraiment. Par exemple, c’est le cas en ce moment même où je suis en train d’écrire pour le défi des croqueurs de mots sur un thème qui ne me motive pas vraiment l’ayant déjà traité plusieurs fois en poème et n’ayant pas de nouvelles idées, Je me suis mise à écrire sans savoir ce que j’allais vous dire et cela me bloque alors mon esprit voyage. Je dois ressembler à l’écolier distrait de Doisneau (photo ci-dessous)

La tête ailleurs

Je pense à d’autres défis d’écriture et notamment à celui « l’erreur positivée » de Ghislaine. Je me demande parmi les nombreuses erreurs que j’ai commises laquelle je vais choisir. Des fautes j’en ai commises quelques-unes et j’en ai positivé certaines. Même si ma tête continue à être ailleurs, j’ai conservé mon esprit autocritique et je n’ai pas attrapé le melon pour mettre à la place de ma tête perdue. Oui mes amis je divague, c’est de votre faute de Monsieur Magritte avec vos personnage qui n’ont plus de tête.

Magritte / Le pélerin

Magritte / Le pélerin

Elles sont ailleurs ! On ne sait où ? Bien souvent elles sont remplacées par des fruits et même dans un tableau par ce qui ressemble à à un gros melon sans sa peau ou à une lune rousse. C'est vrai que lorsque notre tête est ailleurs on dit que nous sommes dans la lune...?

Magritte - l'art de vivre

Magritte - l'art de vivre

Je reprends le cours de mon récit. Ma vie est belle quand je suis concentrée sur ce que je fais quand ma tête est ici avec moi. A ce moment-là mon esprit est en totale harmonie avec mon corps et est à son service pour l’aider à ressentir pleinement le moment présent.

Face à la nature quand j’admire par exemple un coucher de soleil sur l’océan. Je ne pense à rien d’autre qu’au plaisir de tous mes sens. J’en ai plein les yeux de la beauté, plein les narines du parfum iodé de l’océan, plein les oreilles du bruit des vagues s’échouant sur la plage, plein ma peau de la caresse du vent. Je jouis intensément de l’instant.

Ma tête n’est jamais ailleurs quand je suis avec des personnes que j’aime et que nous sommes en harmonie sur le plan intellectuel et affectif.

Quand je fais du sport de manière intensive. La tête dans le guidon de mon vélo de piscine, je ne m’imagine pas faisant un sprint en fin d’étape comme nous le suggère le coach pour nous motiver sinon mon esprit partirait en vagabondage sur les routes du Tour de France. Non ma seule pensée est d’aller le plus vite possible en me concentrant uniquement sur ma respiration et en l’adaptant à mon rythme. J’en sors épuisée mais j’ai vidé ma tête de toutes les préoccupations du moment ce qui me fait le plus grand bien. Elle peut alors partir vagabonder et rêver ailleurs.

Face à une photographie, un tableau, une sculpture que j’aime, je jouis intensément du plaisir visuel, de l’harmonie des formes, des couleurs. Dans un premier temps, je suis bien présente dans la salle d’exposition mon esprit ne vagabonde pas et aide mon corps à jouir intensément de l’harmonie des formes, des couleurs. Puis le moment de plaisir s’estompe, je reste face au tableau, je ne vois plus rien. « Les yeux sont aveugles lorsque l’esprit est ailleurs » disait le poète latin Publius Syrus. Ma tête s’est échappée du musée pour voyager dans le monde de l’artiste, rêver d’un ailleurs merveilleux ou parfois plus sombre.

Je suis une visuelle, ne me demandez pas si ma tête est ici ou ailleurs en entendant de la musique, ma tête est bien là, elle voudrait être ailleurs mais elle ne le peut tant la musique m’insupporte. Alors j’éteins la radio et j’écoute le silence pour me permettre de me concentrer sur ce que je fais ou de rêver.

Seul moment où mon corps et ma tête sont ailleurs mais ensemble, la nuit quand je rêve. Ma vie est à ce moment là est mise en pause, comme entre parenthèses, quelques heures seulement pour que nous puissions nous reposer. Est-ce que nos nuits ressembleront à nos vies après la mort ?

Pour conclure mes réflexions, je dirais que ce que je préfère c’est être ici maintenant. Je suis heureuse depuis que j’ai compris que le bonheur était dans l’instant et qu’il fallait vivre chacun intensément comme si c'était le dernier sans penser au passé, à son propre avenir ou celui du monde que l’on ne changera pas. C’est une vue égoïste je l’avoue mais les altruistes sont-ils vraiment heureux ?

Martine (Mai 2017) pour le défi 186 des croqueurs de mots animé par lénaïg (thème : la tête ailleurs)

Voir les commentaires

Rédigé par Martine.

Publié dans #Ecrits divers

Repost0