Publié le 9 Juin 2016

l'air marri

riquiqui

Quiproquo

Koala

L'Alaska

Scarabée

Bérézina

Nazareth

Chemin de Nazareth

Arrête toi là

Lalala

Lalalair

.....

 

Martine / Juin 2016 pour les jeudis en poésie des croqueurs de mots défi 168 animé par carbadouche 

Ecrivez des noms, des verbes, des expressions, des groupes de mots qui vont se suivre. Pour cela, la dernière syllabe du mot précédent doit se retrouver dans le mot suivant (l’orthographe peut être différente !). C'est mieux de terminer par la syllabe du début pour boucler le collier

 

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Poèmes

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Publié le 8 Juin 2016

A la Sainte Barbe

Je m’appelle Barbe, c’est le 4 décembre. Il a neigé cette nuit. Je suis allé batifoler dans le jardin de mon maître et voici le résultat : A la Sainte Barbe : le chien se fait la barbe. Une barbe blanche glacée qui me vieillit et me donne l’air d’un père Noël désenchanté. Oui je fais la gueule, on la ferait à moins. Mon maître le pompier, au lieu de s’occuper de moi est allé à la caserne fêter la Sainte Barbe et pendant que je me gèle ici, il mange, boit et chante avec ses collègues. Attention je vous vois derrière vos écrans assis dans vos fauteuils bien au chaud rire de moi pauvre chienne glacée ! Vous feriez mieux de prévenir la SPA.

 

Martine / Juin 2016 pour les prénoms du Mercredi de Jill Bill  (aujourd'hui Barbe)

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Ecrits divers

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Publié le 6 Juin 2016

Avant de vous servir une bouillabaisse bien chaude, je voulais m'excuser auprès de Monsieur Marcel PAGNOL (s'il peut me lire là ou il est) d'avoir parodié la fameuse partie de cartes entre Panisse et César et de lui dire que cette modeste parodie prouve la grande admiration que j'ai pour lui :

 

 

La bouillabaisse à ma façon

PANISSE ET CESAR CHEZ LE COIFFEUR RUE SAINT PIERRE A MARSEILLE

Cesar et Panisse se retrouvent chez le coiffeur rue Saint-Pierre à Marseille après leur fameuse partie de carte

 

CESAR (s’adressant à Colin le coiffeur)

Colin arrête de rêver avec tes yeux bordés d’anchois, tu me fends le cœur, qu'est-ce que tu attends pour me couper au carré

 

COLIN (énervé et en criant)

Tiens toi à carreau César car sinon ce n’est pas au carré que je vais te couper…

 

PANISSE (qui attend sur le fauteuil d’à côté s’adressant à César)

Il n’est pas frit le merlan aujourd’hui, il est plutôt congelé. Il est muet comme une carpe.

 

CESAR (à Colin)

Hé bé  ! C’est vrai que tu ne barjaques pas aujourd’hui Colin on est pas escagassé par tes paroles comme d’habitude….

 

PANISSE s’adressant à César

Et en plus il t’a fait la raie de travers….

 

COLINrépondant à Panisse

Peuchère....C’est lui qui  a la tête de travers avec une tronche d'aï, alors forcément qu'elle est de travers la raie

 

CESAR

Fais pas le mariolle Colin : Je t’ai vu l’autre fois, fier comme un vieux loup de mer,  taquiner le goujon sur le vieux port avec la Roussette à tes côtés tu lui faisais des yeux de merlan frit à cette pouffiasse. Tu joues les maquereaux maintenant

 

PANISSE

 Ferme ta grande gueule César... sinon Colin va te scalper ta tête de truite

 

CESAR (s'adressant à Panisse)

Sale requin qui a volé la fanny de mon Marius.  Peuchère  ! même pas un requin une vieille morue, un piètre pêcheur aux poches pleines d'oursins qui n’a même pas été capable d’attraper la sardine qui bouche le vieux port

 

PANISSE

La pauvre fanny, je me suis décarcassé pour elle, elle se languissait  comme l’ombre d’elle-même quand ton minot est parti. Je l’ai requinquée la petiote, enfin façon de parler car elle est grande comme une perche.  Aujourd’hui, elle n’est plus maigre comme une sole, ni plate comme une limande mais elle est toujours aussi vive qu'une anguille.

 CESAR
 

Bonne mère....la fanny une anguille, on aura tout vu,  on ne la reconnait plus, tu l'as gavée comme un saumon d'élevage,  on dirait un mérou

 

COLIN

Mais quels thons tous les deux, arrêter de gueuler on n’est pas à la criée mais dans un lieu public, un salon (il insiste sur salon) de coiffure

 

PANISSE

Peuchère ! Un SA lon : je me fends la gueule Colin ton SA lon c'est une poissonnerie...

 

CESAR (Il sort en marmonnant)

  « et toi Panisse tu me fends le cœur ». Je ne suis pas rancunier allons manger sur le "quai des rimes" la bouillabaisse de Martine. J'espère qu'avec toute sa kyrielle de poissons (27)  y compris Oscar son poisson rouge qu'elle a mis dedans parce qu'elle n'avait plus assez de rougets on n'aura pas de mal à digérer.

 

Martine  / Re diffusion Mai 2012 texte écri pour le défi n°82 lancé par  Jill Bill de la Communauté les croqueurs de mots 

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Parodies, #PIECES THEATRE

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Publié le 2 Juin 2016

Vacances à Noirmoutier

Une petite île brille, entre océan et ciel

Île  aux  mimosas d’or,  à l’or blanc et au  miel

Île éblouissante, blanche comme lumière

Île fuchsia et mauve,  comme rose  trémières

Île aux mille couleurs,  Paradis atlantique

Île aux mille parfums, Doux rêve de tropique

Île  bleue indigo, comme ses volets en bois

Presqu’ile à marée basse,  en empruntant le Goix

Vraie île à marée haute, tout près du continent

Dire son nom je n’ose, tant il est surprenant

Noirmoutier  mal nommée, mais ô combien aimée

Noirmoutier la joyeuse, J’ai voulu t’acclamer

 

Martine / Réédition de Juin 2015 pour les jeudis en poésie (défi 167) des croqueurs de mots animé par Domi

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Poèmes

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Publié le 1 Juin 2016

Chien Maclou

Je suis un gros loulou, noir comme un africain

Labrador anglais, j’ai un prénom de saint

Bien que je sois païen, je suis le chien Maclou

Depuis bien trop de temps, je réside à Saint-Cloud

Dans une famille, de marchands de tapis

Sur ma couche en laine, à moitié assoupi

Sur ce petit balcon, où je vais dépérir

Je rêve d’un jardin, où je pourrais courir

Sur un tapis bien vert, d’herbe et de pâquerettes

Entouré d’enfants rieurs, qui me taquineraient

Me lanceraient un ballon, que je rapporterais

En jappant de bonheur, et gambadant de joie

Finie la vie de chien, ô une vie de roi

 

Martineles prénoms du Mercredi de Jill Bill  (aujourd'hui Maclou)

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Poèmes

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Publié le 30 Mai 2016

Allo, Allo François

Oh Dites moi

Vous semblez aux abois

Vous êtes muet

Comment ça va

Dite moi sans langue de bois

 

Tout va très bien, Madame la Marquise

France va bien, France va bien

Pourtant, il faut que je vous dise

Un pépin, une connerie

Des émeutes Loi El Khomri

Mais à part ça, Madame la Marquise

Tout va très bien, tout va très bien

Tout va très mal, tout va très bien

 

Allo, Cher Nicolas

C’est  quoi c’bordel

Des émeutes Loi el Khomri

Expliquez-moi

Ami fidèle

Pourquoi c’est la chienlit

 

Ce n’est pas rien, Madame la Marquise

Tout va très mal, tout va très mal

Contrit, il faut que je vous dise

C’est la révolte maximale

Plus aucun train

Plus d’essence

Pour mettre dans votre jaguar

François vous ment, Madame la marquise

Tout va très mal, tout va très mal

Tout va très mal, tout va très bien

 

Allo,  Allo Marine

Quelles nouvelles ?

Il y a plus d’essence dans ma jaguar

Qu’allez-vous dire ?

Qu’allez-vous faire ?

Pour chasser tous ces communards

 

Aujourd’hui rien, Madame la Marquise

Quand ça va mal, pour moi c’est bien

Pourtant il faut, il faut que je vous dise

Si vous votez pour moi madame

Cela ira bien mieux demain

Sans tous ces infâmes quidams

En attendant Madame la Marquise

Tout va très mal, tout va très bien

Tout va très mal, tout va très bien

Et si vous souhaitez écouter la chanson originale Madame la Marquise, ci-dessous la vidéo

J'aime écrire des parodies, j'en ai écrites plusieurs dans ce blog que je rediffuserai prochainement pour palier à mon indisponibilité pour écrire dans les prochaines semaines à cause du début de la phase de guerre contre "l'affreux jojo" qui m'a squattée.

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Poèmes

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Publié le 26 Mai 2016

L'idéaliste

 

Perdue dans tes rêves

Ou la mer t’attire

Ta vie est une grève

La mer s’y retire

 

Eperdue d’idéal

Tu vis dans l’utopie

Un bonheur marginal

de rêvethérapies

 

Perdue dans le plaisir

Un amour s’achève

Par peur de construire

Un bonheur qui crève

 

Eperdument perdue

perdue dans tes rêves

 

Martine  / Réédition d'avril 2011

 

Etant une optimiste candide, je ne pouvais pas rester sur une rupture alors ci-dessous les retrouvailles

L'idéaliste Egarée en gare

Égarée en gare

 

Solitude en ville

Une jeune fille

égarée en gare

Gare Saint-Lazare

 

Jeune fille sans voix

qui recherche sa voie

Salle des pas perdus

qu'on ne retrouve plus

 

Fuite vers d'autres gares

Sur le quai de l'espoir

Départ vers d'autres lieux

Sur le quai des adieux

 

Tout au bout de la voie

est le quai de la joie

Joie des retrouvailles

d'un bonheur sans faille

 

Au bout de la Ligne

Elle lui fera signe

Pour aller réunis

tout au bout de la vie

 

Martine / Rediffusion de juin 2012 pour les jeudis en poésie (défi 167) des croqueurs de mots animé par Domi sur le thème de la rupture.

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Poèmes

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Publié le 25 Mai 2016

Romane

Je m’appelle Romane. J’ais sept ans, l’âge de raison comme disent les adultes mais les adultes se contredisent toujours. Par exemple Maman qui est une adulte dit que je ne suis pas raisonnable de croire que plus tard j’épouserai un prince charmant et deviendrai princesse comme Raiponce. Les princesses n’existent que dans les contes de fée. Pour me consoler, Elle ajoute que je serais toujours aussi jolie et que, si je veux, je pourrais avoir des cheveux très longs presque comme Raiponce mais pas tout à fait quand même car ce ne serait pas très pratique, je pourrais marcher dessus. J’ai perdu mes dents. C’est très difficile de sourire avec des dents en moins. Je suis obligée, pour ne mas montrer les trous, de serrer les lèvres et de rester muette ce qui est très difficile car je suis très bavarde. J’aime beaucoup m’amuser, rire, courir dans la cour avec les garçons. Je n’ai pas beaucoup de camarades dans cette école privée, je les trouve coincés et aussi stricts que leurs uniformes. Je préfère mes copains et copines dans ma cité qui eux sont plein de vie même s’ils m’appellent « l’œuf de pâques » à cause des rubans blancs que maman met dans mes cheveux. Je les trouve jolis ces rubans de soie mais j’ai demandé à maman de ne plus les mettre surtout quand je suis dans la cité. Heureusement qu’elle me met pas des boules dans les cheveux, on me prendrait pour un sapin de Noël. Parmi mes camarades à la cité, il y en a de toutes les couleurs, des grands marrons, des jaunes comme des citrons, des cafés au lait et des blancs comme moi. C’est ce que maman n’aime pas et c’est pour cela qu’elle me met à l’école privée pour ne pas que j’ai de mauvaises fréquentations  parce que pour elle quand on est marron ou noir chocolat, on n'est pas la crème comme elle dit. Pourtant moi je n’aime pas la crème de marrons mais j’aime bien les grands marrons qui me font rire. J’aimerais être avec eux à l’école publique du quartier. Ils me racontent tout ce qu’ils peuvent faire et qu’il est impossible que je fasse avec les religieuses ici. Ils aiment bien leur institutrice Madame Jill bill qui les accueille tous tels qu’ils sont et quels que soient leurs prénoms. Plus ils ont des drôles de prénom, plus elle est heureuse de les accueillir. Il y en a qui s'appellent Maclou comme les tapis, Pantaléon qui est surnommé  pantalon, Barbe et curieusement c’est une fille et elle n’a pas de barbe comme papa. Je préfère m’appeler Romane même si en plus de l’œuf de pâques on me surnomme parfois « romanichelle ». J’ai demandé à maman ce que cela voulait dire, elle m’a dit que c’était des gens qui vivaient dans des roulottes qu’il ne fallait surtout pas les fréquenter. Elle m’a demandé pourquoi je lui posais cette question. Je lui ai répondu qu’il y avait une petite fille à l’école qu’on appelait comme cela mais qu’elle ne vivait pas dans une roulotte, qu’elle était très gentille et que je l’aimais bien. J’ai demandé à maman si l’an prochain je pourrais aller à l’école du quartier car je trouvais mes petits camarades dans mon école trop coincés et qu’ils ne me faisaient pas rire comme mes amis de la cité. Maman m’a répondu qu’on n’allait pas à l’école pour rire, mais pour apprendre et que moins on riait et on s’amusait, mieux on apprenait. Je n’étais pas d’accord mais je n’ai rien dit. Je n’irais jamais dans la cour de récréation de Madame Jill Bill et c’est dommage, je crois qu’elle m’aurait fait beaucoup rire. Et comme je l’aurais beaucoup aimé, j’aurais très bien travaillé pour lui faire plaisir et pour montrer à maman qu’elle se trompait. Plus tard, à défaut d'être princesse, je serai institutrice.

 

Martine pour  les prénoms du Mercredi de Jill Bill

 

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Ecrits divers

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Publié le 22 Mai 2016

Perles de pluie

Sur bouton de fleur

Cloitrée en larme de pluie

Feuilles accroche cœur

 

Perles de pluie

Rose saumon pleure

Mouillée jusqu’au cœur

Sublime tristesse

Martine / Mai 2016 (pour le défi "perle de pluie" d'Evy) sur des photos Pixabay

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Haïkus

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Publié le 19 Mai 2016

Photo pixabay

Photo pixabay

Pour un art poétique  de Raymond Queneau

Prenez un mot prenez en deux
faites les cuir' comme des oeufs
prenez un petit bout de sens
puis un grand morceau d'innocence
faites chauffer à petit feu
au petit feu de la technique
versez la sauce énigmatique
saupoudrez de quelques étoiles
poivrez et mettez les voiles
Où voulez vous donc en venir ?
A écrire Vraiment ? A écrire ?

 

Pour les jeudis en poésie défi 166 des Croqueurs de mots animé par Lilousoleil

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Poèmes coups de coeur

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