Publié le 18 Décembre 2015

Rédigé par Martine.

Publié dans #citations

Repost0

Publié le 17 Décembre 2015

L'océan patriote

Reflets de Noël

Embrasement de la nuit

Discréte Elégance

 

Quand l'or est furtif et sage

L'océan est patriote

L'océan patriote

Martine / Décembre 2015 pour les jeudis en poésie des croqueurs de mots

 

Merci à croc de m'avoir transformé ma première photo grace à un petit logiciel (voir lien dans son commentaire). Voir le résultat ci-dessous

L'océan patriote

Voir les commentaires

Rédigé par Martine.

Publié dans #Haïkus

Repost0

Publié le 16 Décembre 2015

Je m’appelle Abraham. J’aime bien mon prénom avec ces trois A. Ce matin de septembre  devant la glace de la salle de bain je fais des vocalises :  

  • « Abraham do ré mi…. Abraham fa sol la …. « 

Ce qui excède mon épouse, ma petite biche  Sarah  qui s’est réveillée  de mauvaise humeur et qui ne supporte pas la musique. Elle interrompt mes exercices vocaux en me criant.

  • « Arrête Abraham, tu ne chantes pas, tu brames  comme un cerf en rut».

Je souris  en continuant  mes vocalises en montant d’un ton  

  • « do ré mi fa sol la : Abraham il  brame »  

Je sors de la salle de bain, je suis mal réveillé ce matin, je suis en retard. Dans une semi-obscurité, J’enfile en vitesse une chemise blanche et mon complet noir corbeau.  Pour  touche finale une cravate rouge pour exprimer discrètement mon anticonformisme et ne pas ressembler à un croque-mort comme mes collègues de la banque de la city de Londres où je travaille. J’attrape machinalement mon chapeau melon  comme je le fais chaque jour et je m’apprête à bien l’enfoncer sur ma tête pour éviter qu’il ne s’envole au vent. Curieuse sensation, j’ai l’impression que mon chapeau s’est trop enfoncé,  m’a recouvert le visage et va m’étouffer.  Non, Je ne suis pas complètement  dans le noir, j’aperçois  l’armoire en merisier de notre chambre et la grande psyché. Je m’approche d’elle pour me contempler.  Oh  stupéfaction pas de chapeau. A la place des bois de cerf ont poussé sur ma tête, non pas sur ma tête, horreur ce n’est plus la mienne mais celle d’un cerf posée sur mon corps d’homme.. Horrible vision je suis devenu un cervidé, un homme cerf vidé de toute vie. 

 

Abraham ou la métamorphose

Je vais m’évanouir tant cette vision est insupportable. Je m’éloigne du miroir, m’assoie sur mon lit. Je vis dans un rêve, peut-être est-ce un cauchemar ? Je me donne des claques pour me réveiller, mes joues dodues sont devenues bien maigres mais si soyeuses. Je devrais maintenant sortir prendre le métro pour aller travailler mais c’est impossible. Je vais effrayer tous ceux que je rencontrerai et je vais me faire tirer comme un lapin. I  Que faire ? Et ma biche comment va-t-elle réagir en voyant son cerf en rut qui brame devenu réalité ? Septembre, pleine période des amours : peut-être vais-je lui sauter dessus comme un animal. Elle sera surprise, je ne suis pas très chaud d’habitude. Justement je l’entends dans le couloir, elle arrive. Je n’ai pas le temps de me cacher.  Je crie ou plutôt je brame « attention ma biche,  je suis devenu un cerf » .  Elle pousse la porte, entre dans la chambre. Elle va crier de frayeur… Non, elle éclate de rire

  • Oh Abraham tu es trop drôle avec le masque de cerf que je t’ai acheté pour la soirée déguisée prévue samedi soir….. J’ai aussi acheté le corps de cerf en fourrure. Je n’aurais pas dû c’est beaucoup mieux avec ton complet et ta cravate.
  • Oh Sarah, je croyais vraiment que j’étais devenu un cerf, rassure moi
  • Mais non Abraham,  encore moins un taureau mais si tu continues à être aussi sot pauvre pomme, il pourrait t’en pousser des cornes.  Retire vite ton masque tu vas être en retard à la banque

D’un geste brusque je retire ma tête de cerf. Je respire mieux d’un seul coup. Il faut que j’arrête le soir de prendre de l’alcool,  des somnifères et de lire les métamorphose de Kafka.  Oh oui quelle pomme je suis d’avoir mis un masque au lieu de mon chapeau et surtout pensé j’étais devenu un homme cerf.  Soudain J’entends ma biche crier, je me tourne vers elle, Sarah est livide. Elle me regarde effarée et s’affaisse. J’ai  juste le temps de la retenir dans mes bras avant qu’elle ne tombe au sol. Je me dirige avec ma biche dans les bras. Je la pose sur le lit. Je sors mon téléphone mobile de ma poche pour appeler les secours, et à ce moment je me vois dans la  psyché,  je vacille. Une grosse pomme a poussé au milieu de mon visage.

 

Martine / Décembre 2015 pour les prénoms du Mercredi

Magritte

Magritte

Voir les commentaires

Rédigé par Martine.

Publié dans #Nouvelles

Repost0

Publié le 14 Décembre 2015

Règlement de comptes à Conteville

Il était une fois à Conteville, une solide jument blanche, Meneuse, à la crinière blonde, aux yeux bleus océan. Son père Menhir, un pur-sang, était le roi des animaux de ce petit pays imaginaire. Elle l’admirait, l’aimait mais le haïssait. La haine c’est de l’amour contrarié. Meneuse, portant bien son prénom, rêvait de devenir un jour non seulement la reine des bêtes mais également de tous les êtres vivants de Conteville, y compris des hommes.

Un matin de mai elle partit en campagne pour promette à tous ceux qu’elle rencontrait, particulièrement aux laissés pour compte en grande difficulté, de les aider quand elle serait la reine de Conteville.

Elle partit vers le Nord du royaume, là où il y a le plus grand nombre de déshérités, les riches préférant le sud. A la lisière d’une forêt, elle vit un jeune garçon au pied d’un d’haricot géant qu’il commençait à escalader

  • Je suis meneuse, comment t’appelles-tu mon petit ?
  • Jack.
  • Que fais-tu seul à la tombée de la nuit à ton âge dans cet endroit désert ?
  • J’escalade ce haricot magique. Tout en haut, il y a une chaumière où vivent un ogre et son épouse. Ils possèdent une poule qui pond des œufs en or. Je vais en chercher pour les ramener à ma maman qui est seule au chômage et n’a plus d’argent.
  • Balivernes, conte de fée mon petit Jack. Ne reste pas seul dehors, on est en insécurité dans ce royaume. Je vais te raccompagner chez toi. Je parlerai à ta maman et je vais l’aider.

Jack accepta et suivit meneuse jusqu’à l’intérieur de la modeste demeure qui était juste à côté du haricot géant :

  • Bonjour Madame. Je suis meneuse, la fille du roi des animaux, et je serai bientôt la reine de tous les êtres vivant ici. Votre petit Jack m’a dit que vous n’aviez plus de travail. Quand je serai Reine. Il n’y aura plus de chômage, je vous embaucherai à mon service. En attendant voici un peu d’argent pour que vous puissiez manger avec Jack mais promettez moi de bien veiller sur votre adorable petit garçon qui croit trop aux contes de fée. Il ne doit plus sortir seul à son âge.

La maman de jack prit le billet que lui tendit meneuse

  • Je ne pourrais jamais vous les rembourser. Que puis-je faire Meneuse pour vous remercier ?
  • Vous n’avez aucun compte à me rendre. Tout simplement m’aider à devenir la reine de ce royaume en me choisissant le moment venu et, si vous acceptez, je ne vous oublierais pas ensuite.
  • Je le ferai volontiers. Merci encore et Bonne chance.

Meneuse continua sa route requinquée par ce premier succès. Elle entra, pimpante, d’une allure décidée, dans le grand Parc. Sur le plan d’eau au loin de majestueux cygnes blancs dansaient sur la surface argentée de l’eau avec beaucoup de grâce. Un petit canard, certainement orphelin, voguait sur le bord de l’étang. Elle s’approcha de lui

  • Je m’appelle meneuse. Je suis la fille du roi des animaux de ce pays. Pourquoi as-tu l’air si triste Saturnin ?
  • Parce que mes amis les cygnes ne veulent plus jouer avec moi.
  • Écoute, si tu m’aides à devenir reine, j’aurais le pouvoir de te transformer en cygne, je souhaite un royaume tout blanc comme celui de la Reine des Neige.
  • Oh non merci Meneuse. Une fée m’a déjà transformé en cygne. J’étais très heureux au début, j’étais aussi beau et élégant qu’eux mais je n’étais plus moi-même et je déprimais. Je ne veux plus être de nouveau un cygne. Je resterai un vilain petit canard et tant pis si les cygnes me dédaignent maintenant. Les fées et les reines, en souhaitant un univers parfait où tout le monde soit plus heureux et plus riches créent ainsi des espoirs qui seront forcément déçus. Elles ne se rendent pas compte, qu’elles rendent encore plus malheureux ceux dont elles prétendaient faire le bonheur. Tu as l’ai très sympa meneuse mais je me méfie maintenant, je ne t’aiderai pas. Au revoir.
  • Bonne journée Saturnin mais quand je serai reine ne viens jamais me demander de t’aider et réjouis-toi de t’en sortir à bon compte, je n’aime pas du tout qu’un manant me donne des leçons.

Saturnin ne répondit pas mais s’envola loin de cette prêcheuse bêcheuse qui ne lui plaisait pas et lui faisait peur.

Meneuse, dépitée par ce premier échec, poursuivit néanmoins son chemin encore plus motivée à se trouver de nouveaux alliés. Devant la porte d’une caverne elle aperçut un pauvre bucheron semblant apeuré tenant à la main une lampe.

  • Bonjour je suis meneuse la fille du roi des animaux et future reine de tous les êtres vivants de ce royaume, qui est tu ?
  • Je suis Ali-Baba.
  • Que t’arrives-t-il ? tu as l’air si effrayé.
  • Je suis poursuivi par une bande de 40 voleurs qui veulent me régler mon compte.
  • Normal on n’est plus en sécurité ici. Si tu me promets de m’aider à devenir khalife de ce royaume, je te prendrais sur mon dos, je galoperais à toute vitesse et te cacherais dans un endroit sûr. Quand je serai reine, je ferais tuer par ma police ces 40 bandits et tous les autres qui pullulent dans le royaume.
  • C’est très gentil Meneuse, attends que je ferme la porte de cette caverne pour que ces brigands ne puissent voler l’or qui s’y trouve.
  • Je t’attends bien sûr Ali-Baba.
  • Iqfil yā simsim.

Et la porte de la grotte se ferma par miracle sous le regard stupéfait de Meneuse

  • Ali-baba qu’as-tu dit dans cette langue que je ne comprends pas?
  • C’est de l’arabe, cela signifie « Sésame ferme toi ».
  • Est tu donc arabe ?
  • Mes parents viennent d’Iran immigrés à Conteville
  • Alors je ne peux rien pour toi Ali baba, retourne dans ton pays. Si tu veux, je vais te ramener de l’autre côté de la frontière de Conteville, tu y seras en sécurité.
  • J’aime Conteville où je suis né et je veux y rester. Je ne monterai pas sur toi et je ne t’aiderai pas. Comment peux-tu prétendre vouloir être la reine de tous les êtres vivants et ne pas accepter que certains soient différents ? Tu es une mauvaise fée.

Meneuse, face à cet odieux affront, rua de colère puis leva la patte pour en donner un violent coup à Ali-Baba mais ce dernier qui n’avait pas demandé son compte, avait disparu par enchantement grâce à la lampe merveilleuse que son ami Aladin lui avait confiée. Meneuse se promit de retrouver plus tard ce métèque insolent et de le faire expulser de son Royaume.

Contrariée, elle bouillonnait au plus profond d’elle-même mais elle n’allait pas se laisser abattre par ce second échec. Il fallait continuer à aller au-devant des habitants en souriant pour les séduire. Sur son chemin, elle croisa une petite fille habillée d’un long manteau rouge avec une capuche qui lui cachait un peu son visage. Elle portait un panier qui était bien lourd.

  • Bonjour, je m’appelle Meneuse, tu es la mère Noël lui dit-elle ?
  • Non je ne suis pas la mère Noël mais le petit chaperon rouge qui va porter une galette et un pot de beurre à sa mamie malade.
  • Ce panier semble bien lourd, monte sur moi je vais te mener jusqu’à chez ta grand-mère. C’est dangereux pour une petite fille de se promener seule dans la campagne, il y a des vilains messieurs qui rôdent et veulent faire du mal aux enfants qu’ils croisent
  • Ma maman m’a dit que je ne devais pas parler à des étrangers, je vais continuer seule.
  • Ta maman a tout à fait raison petit chaperon rouge mais je ne suis pas une étrangère, ta mère me connait forcément, je suis la fille du roi des animaux de Conteville.
  • Alors si ma maman vous connait, j’accepte.

Le petit chaperon rouge monta sur Meneuse et elles partirent toutes les deux. Devant une modeste maison, Meneuse s’arrêta, le petit chaperon rouge descendit. Meneuse lui demanda si elle pouvait rentrer avec elle pour parler avec sa grand-mère qu’elle pouvait aider à se soigner. La petite fille accepta et frappa à la porte

  • Qui est là ? dit la grand-mère.
  • Mamie C’est ta petite fille le petit chaperon rouge. Je suis accompagnée par Meneuse qui m’a accompagné jusqu’ici et qui voudrait te parler, elle peut t’aider à te soigner.
  • Tire la chevillette, et la bobinette cherra ma petite chérie.

Le petit chaperon rouge tira la chevillette, la porte s’ouvrit, elle entra suivie de Meneuse. Elle déposa la galette sur la table, mit le beurre au réfrigérateur puis alla embrasser sa grand-mère alitée.

Meneuse s’approcha de la vieille dame

  • Bonjour Madame, je suis Meneuse la fille du roi des animaux de Conteville qui est un vieil homme comme vous. bientôt je lui succèderai et serai la reine de tous les êtres vivants de Conteville. Votre petite fille m’a dit que vous étiez malade et que vous n’aviez pas assez d’argent pour payer le médecin.
  • Ma petite fille est bien bavarde. Oui je suis malade mais de vieillesse, de solitude et pour cela personne n’y peut rien.

Meneuse tendit un billet à la vieille dame

  • Acceptez au moins ce billet. Il vous permettra d’appeler un médecin qui pourra soulager au moins vos douleurs et quand je serai élue j’augmenterai les retraites, instituerai une médecine gratuite et, pour vous Madame, je délèguerai les meilleurs médecins de ce pays. Ils trouveront c’est certain un remède à votre maladie de vieillesse.

La grand-mère, comme emportée par une grande colère, se releva soudain vivement, ôta ses habits, ses lunettes. Meneuse stupéfaite s’aperçut trop tard que c’était un loup. Il s’adressa à elle :

  • Et oui Meneuse toi qui préconise à tous ceux que tu rencontres de se méfier des autres, tu as été bien imprudente et tout ce que tu promets, tu ne le feras pas. Même dans la ville des contes à dormir debout ! Sous tout être, même celui qui parait le plus démuni et inoffensif, il y a un loup qui dort et ne demande qu’à être réveillé. Maintenant je vais m’offrir un royal repas.

Il se jeta sur meneuse qui, tétanisée par la peur, ne put réagir. Il la griffa, la mordit et la dévora sous les yeux effarés du petit chaperon rouge. Son repas terminé, il se tourna vers le petit chaperon rouge qui terrorisée était en pleurs :

  • Ne pleure pas petite fille, je ne te ferais aucun mal et tu vas retrouver ta mamie, je l’ai enfermée dans le placard. La rumeur circulait chez les animaux que Meneuse était en campagne auprès des humains démunis pour leur raconter des mensonges. Alors, qu’affamé, je m’apprêtais à dévorer ta grand-mère, je l’ai vu par la fenêtre approcher. Non seulement j’allais m’offrir un repas exceptionnel et en plus faire une bonne action en débarrassant à jamais les habitants de Conteville de cette vilaine sorcière. En promettant à ta mamie de lui laisser ainsi qu’à toi la vie sauve, Je l’ai forcé à me remettre sa chemise de nuit, son chapeau en dentelle que j’ai revêtus pour ne pas être reconnu. Je l’ai ensuite enfermée dans le placard. Puis j’ai attendu sagement Meneuse.

Sur ce le loup ouvrit la porte du placard, délivra la vieille dame. Le petit chaperon rouge se précipita dans les bras de sa mamie qui l’étreignit et la couvrit de baisers. Le loup avant de sortir les salua

  • Au-revoir, Je vous laisse. je vais maintenant aller annoncer la nouvelle de la mort de sa fille au roi. Elle lui faisait de l’ombre, nul doute qu’il se réjouira, me fera rentrer dans sa bergerie, me couvrira d’honneurs et fera de moi son héritier pour avoir réglé son compte à sa fille qu’il haït parce qu’elle cherche à le détrôner. Quand j’aurai acquis sa confiance, je le dévorerai aussi et Conteville, débarrassé à jamais de ses démons et de la haine, redeviendra un petit pays tranquille. Les vrais loups ne sont pas ceux qu’on croit.

Martine pour le défi 156 des croqueurs de mots animé par Lilou Soleil

 

N.B. Lilou tu souhaitais un joli conte pour Noël et j'ai écrit plutôt une fable politique parfois un peu amère. Trop ancrée dans la réalité je n'aime plus les contes mais, pour me faire pardonner, j'ai fait mention à de nombreux contes qui m'ont émerveillée quand j'étais enfant. Toute ressemble avec des personnes existantes ne serait que pure coïncidence bien sûr....

Voir les commentaires

Rédigé par Martine.

Publié dans #FABLES ET CONTES

Repost0

Publié le 12 Décembre 2015

Pour répondre au défi d'ABC "le nid de mots" qui nous demande de revisiter la fable de la Fontaine "le vieillard et l'âne" avec la contrainte  de n'utiliser aucun "e", voici ci-dessous ma participation. J'y ai passé du temps car n'utiliser aucun "e" en faisant rimer et tenant compte du nombre de pieds pour respecter totalement cette fable c'est difficile je vous l'assure, alors soyez indulgent

Quand un barbon affranchit son grison

Quand un barbon affranchit son grison

 

Un barbon sur son grison vit tout-à-coup

Un champ au gazon haut si doux.

Il affranchit son Cadichon qui soudain court

Tout fou, Par-ci, par-là, il court.

Il brait, bondit,  paît triomphal :

Plaisir infini colossal ;

Plat aussi royal savourant,

Quidam malfaisant ignorant.

 

  • Fuyons ! dit alors vil barbon

 

  • Pourquoi fuir brait Cadichon ?

     L’intrus voudrait-il si tôt alourdir mon bât ?

 

  • ¨Non mon Cadichon, trop lourd ton faix ici-bas.

 

  • Plus aucun vassal, il vous faut sans moi partir ;

     Paix ayant, sans vous m’assoupir.

     Dans tout patron dort un tyran

     Conclusion qu’il vous faut mûrir

 

Martine / Novembre 2015

Voir les commentaires

Rédigé par Martine.

Publié dans #FABLES ET CONTES

Repost0

Publié le 10 Décembre 2015

Hauts les cœurs mes amis, c’est noël aujourd’hui

Illusion de bonheur, le temps d’une journée

Pétillants de bonheur, les enfants sourient

Cadeaux enrubannés, devant la cheminée

Immense sapin vert, orné de pourpre et d’or

Dans un fauteuil, Un chat apaisé dort

Table élégante, qui pimpante reluit

Famille réunie, à défaut d’être unie

 

Trêve de Noel, les querelles oublions

Trêve de Noël, nos peines estompons

 

Noël me fend le cœur, haut les cœurs je ne puis

Absence d’être aimés, poignante compagnie

Misérable Noël, pour les vieux esseulés

Sans abris affamés, cœur et corps congelés

Enfant pleurant sa mère, abattue à Paris

La guerre est sans répit, nos soldats en Syrie

Le front Haine dédaigneux, qui férocement rit

Attristé est mon cœur, en fin d’année pourrie

 

Martine / Décembre 2015 pour les jeudis en poésie des croqueurs de mots (défi 156)

Hauts les coeurs , c'est Noël

Voir les commentaires

Rédigé par Martine.

Publié dans #Poèmes

Repost0

Publié le 9 Décembre 2015

Pas grande inspiration en ce moment pour écrire : Pas beaucoup de temps, les heures passent vite quand on a des travaux à la maison, Je n'ai pas ri de l'ébauche que j'avais écrite à la va vite qui se voulait drôle. Comme dit un proverbe chinois "quand on a dix pas à faire, neuf c'est la moitié du chemin". J'avais fait les neuf premiers pas, je n'ai pas été capable de faire le dixième en prenant du temps en transformant mon ébauche en quelque chose d'acceptable (je suis perfectionniste). Alors j'ai fait un demi-pas de plus en vous proposant ces quelques mots et le rébus photo ci-dessous :

Rébus PhotoRébus PhotoRébus Photo

Cliquez sur les photos pour les voir en grand.

Alors vous avez trouvé de qui je voulais vous parler ?

Si vous n'avez pas trouvé cliquez ici

Voir les commentaires

Rédigé par Martine.

Publié dans #Ecrits divers

Repost0

Publié le 5 Décembre 2015

Vision masculine de la femme

Pour Imagecitation 16 lancé par Gisèle

Il me reste une photo de Gisèle à traiter. Ce sera pour la semaine prochaine

Voir les commentaires

Rédigé par Martine.

Publié dans #Citations

Repost0

Publié le 4 Décembre 2015

Rêves et ambitions (Réponse au qui suis-je ?)

C'était Gérard Philipe qui faisait l'objet de mon qui suis-je d'hier et bravo à celles et ceux qui l'ont reconnu. Mon poème écrit en 2008 reprenait 17 titres de la filmographie de Gérard Philipe (voir ci-dessous en gras les titres des films)

 

Rêve et ambitions

Dans le pays sans étoiles
Que le ciel d’orage voile
Les petites du quai aux fleurs
Les filles du vieil oiseleur
Juliette et sa sœur Geneviève
découvrent la boîte aux rêves
dans un joli écrin de bois
du grenier de Monsieur Ripois.
Au crépuscule le jour s’enfuit
l’heure pour les belles de nuit
l’heure des liaisons dangereuses
pour les jeunes filles rêveuses
En rêvant de Till l’espiègle
Juliette tombe dans le piège
Allongée nue sur le sable
Elle a la beauté du diable
Les yeux fixés sur le rivage
D’une si jolie petite plage.
Till aime le rouge et le noir
Teintes de sang, de désespoir.
La fièvre monte à El Pao :
Avec Sorel , et del dongo
Ils aiment le diable au corps
Sans retenue et sans effort
Comme Fanfan la tulipe
Le joueur qui s’émancipe
Le pouvoir ils vont posséder
Les femmes il vont abuser
Vive les grandes manœuvres
Les tambours, les chefs d’œuvres
Si Paris nous était conté
Si Paris nous était donné

La maison en photo ci-dessous est celle de Gérard Philipe, elle se situe à Cergy (95) en bord d'Oise. Elle appartient maintenant à la ville de Cergy.

Rêves et ambitions (Réponse au qui suis-je ?)

L'épouse de Gérard Philippe, Anne Philipe écrivaint disait d'elle dans son très beau livre "le temps d'un soupir" :

"La maison dort encore quand je me glisse dans le jardin. C'est la plus belle heure, celle que j'appelle l'heure chinoise. La rivière scintille sous le léger brouillard, les pelouses portent la rosée de la nuit, les jets d'eau tournent dans le potager et la roseraie...."

 

Voir les commentaires

Rédigé par Martine.

Repost0

Publié le 3 Décembre 2015

Pour le défi 155 des croqueurs de mots animé par Lénaig je réédite un poème que j'ai écrit en juillet 2008 mais que vous êtes nombreux à ne pas avoir lu (mes lecteurs d'hier sont différents de ceux d'aujourd'hui et mes écrits aussi). Alors reconnaitrez vous la personnalité dont je parle à travers les mots de ce poème et l'indice photo ci-dessous (je vous montre sa maison à défaut de publier son visage trop connu)  ?

Rêves et ambitions
Rêve et ambitions

Dans le pays sans étoiles
Que le ciel d’orage voile
Les petites du quai aux fleurs
Les filles du vieil oiseleur
Juliette et sa sœur Geneviève
découvrent la boîte aux rêves
dans un joli écrin de bois
du grenier de Monsieur Ripois.
Au crépuscule le jour s’enfuit
l’heure pour les belles de nuit
l’heure des liaisons dangereuses
pour les jeunes filles rêveuses

En rêvant de Till l’espiègle
Juliette tombe dans le piège
Allongée nue sur le sable
Elle a la beauté du diable
Les yeux fixés sur le rivage
D’une si jolie petite plage.

Till aime le rouge et le noir
Teintes de sang, de désespoir.
La fièvre monte à El Pao :
Avec Sorel , et del dongo
Ils aiment le diable au corps
Sans retenue et sans effort
Comme Fanfan la tulipe
Le joueur qui s’émancipe
Le pouvoir ils vont posséder
Les femmes il vont abuser
Vive les grandes manœuvres
Les tambours, les chefs d’œuvres
Si Paris nous était conté
Si Paris nous était donné 


Martine
Alors avez vous trouvé cette personnalité ? Si non réponse vendredi soir (j'ai modéré les commentaires jusqu'à la réponse)

Voir les commentaires

Rédigé par Martine.

Publié dans #Poèmes

Repost0