Publié le 2 Septembre 2016

Je m’appelle Mathieu. Je suis un septuagénaire heureux de vivre même si je le montre rarement, Je suis chauve depuis longtemps. Certaines mauvaises langues disent que j’ai une face d’œuf. Je ne suis pas aussi stupide que je peux parfois en avoir l’air.

Photo pixabay

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Je vis seul avec mon vieux chat Jean qui n'a plus toutes ses dents mais qui me ressemble comme deux gouttes d'eau.

Photo pixabay

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Il m'arrive de l'envier car lui au moins a des sourcils et une moustache. Nous sommes deux pelés mais il manque un tondu !

Longtemps j’ai guetté la pousse du moindre cheveu sur mon crâne :  quête éperdue. Il n’y aura jamais plus de cheveux sur la tête à Mathieu.  Il faut dire que chercher des poils sur un œuf ce n’est pas gagné. Mais ma pugnacité n’a d’égale que ma maniaquerie. J’ai le souci du détail poussé à l’extrême, je suis un pinailleur qui n’abandonne jamais. Un jour que j’avais passé l’après-midi au jardin allongé sur ma chaise longue,  j’ai trouvé sur ma face d’œuf une plume. Pendant ma sieste mon crâne d’œuf avait dû être pris pour le terrain d’atterrissage  d’un oiseau.  

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A défaut de poil, J’étais heureux d’avoir trouvé une plume. La nuit suivante j’ai rêvé que mon crâne s’était regarni de plumes et que je ressemblais à un iroquois un peu ahuri. 

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Hélas le matin je me suis réveillé aussi chauve que la veille. Je me suis dit alors  que je n’avais pas de chance en fait et qu’a défaut d’avoir le cul bordé de nouilles, je pouvais avoir mon crâne d’œufs bordé de nouilles aux œufs bien sûr, cela ferait une belle chevelure. Aussi, une idée est venue de je ne sais où. Je me suis dit qu’il fallait battre le fer pendant qu’il était chaud et je suis passé à l’action. J’ai fait cuire une casserole de pâtes. J’ai hésité à les laisser refroidir mais je l'ai fait tant pis le fer serait froid sinon je risquais de me brûler. J’ai disposé ces nouilles sur toute la surface de mon crâne sans oublier les sourcils bien sûr. Je me suis regardé dans une glace. J'étais rajeuni mais je ne me suis pas du tout aimé.

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J’ai tout retiré. J’allais jeter les pâtes mais cela aurait été du gâchis. Alors, j’ai décidé d’entourer mon cœur d’artichaut de ces pâtes pour le protéger à jamais des médisances,méchancetés et trahisons en tous genres. Je suis maintenant fier de mon crâne d’œuf et de mon cœur bordé de nouilles.

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Martine / Septembre 2016 pour le jeu des expressions de Clara 

Les expressions à utiliser sont en gras dans le texte

 

N.B. : Merci Clara pour ce défi qu'il m'a plu de relever.

En fin de compte, après son écriture, je trouve qu'il y a du vécu dans mon texte un peu déjanté. En raison de mon traitement actuel il n'y a presque plus de cheveux sur la tête à Martine mais je ne diffuserais pas ma photo !

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Rédigé par Martine.

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Publié le 31 Août 2016

Pavel le paon
Pavel le paon

PAVEL LE PAON

 

Pavel  pavane et pavoise

Avec sa nana grivoise

Dans un grand parc du Val d’Oise

Pavel aime les bravos

De ses amis les chevaux

Pavel aime les pavots

Signes en mai du renouveau

 

Martine / Mai 2015 pour les prénoms du mercredi.

Martine / Réédition Mai 2015 pour les prénoms du mercredi.

Un petit cadeau en plus aujourd'hui un article très intéressant en lien ci-dessous sur un héros Russe de la conquête spatiale, Pavel Popovitch, qui avait la tête dans les étoiles mais les pieds bien sur terre. Je le dédie à Lénaig. Je suis sûre qu'elle appréciera elle qui aime tant la Science-Fiction.

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Prénoms du Mercredi, #Poèmes

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Publié le 24 Août 2016

Lucien est un bon à rien

Comme disent tous les siens

Un drôle de paroissien

Blanc comme la mie de pain

Parfois quelque peu zinzin

Qui hait les lilliputiens

Les magiciens, musiciens

Et même tous les prussiens

Blanc comme mie de pain

Noir aussi comme un malien

Lucien n’est pas bon arien

Dit son père milicien

Lucien est un dalmatien

Martine (Réédition Avril 2015) pour le prénom du mercredi

Lucien

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Prénoms du Mercredi, #Poèmes

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Publié le 22 Août 2016

Pour l'image citation N° 23 , voici deux photos sur les quatre de Gisèle FAYET auxquelles j'ai rajouté une citation. Cliquez sur les photos pour les voir en grand format et mieux lire les citations

Imagecitation N° 23
Imagecitation N° 23

et maintenant l'exercice inverse qui consistait à imager quatre citations proposées par Gisèle

Photos pixabay
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Photos pixabay
Photos pixabay

Photos pixabay

Et en ce qui concerne cette dernière citation, pour rassurer mes ami(e)s de blog, je vais très bien malgré mon traitement lourd et je profite au maximum de cette belle fin d'été, randonnées, bains de mer, lecture sur la plage. Nous sommes rentrés à Cergy dimanche pour la troisième injection (plus que 3). Rassurez vous mon corps ne fera pas pas de pirouette comme cette jeune femme de la photo pas assez souple et en plus  je me suis certainement cassée une côte en chutant dans ma douche à la suite d'une perte de connaissance parce que je m'étais trop agitée un matin où j'étais nauséeuse. On apprend de ses erreurs. J'écoute mon corps  maintenant et j'essaye de me ménager au maximum.

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Citations

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Publié le 17 Août 2016

Enguerrand de la Chouette

A Guérande Naguère

Enguerrand de la chouette

Est revenu de guerre

Sans chouette, ni  gambette.

 

Sa fiancée s’enquit

Qu’as-tu fait de ta chouette ?

Enguerrand aguerri

Ayant trop guerroyé

A sa mie répondit :

 

"Elle s'est évaporée

Elle a perdu le nord

Je ne l'ai pas trouvé

"Chère éléonore,

Tout comme ma gambette

Qu’on m'a un jour coupée

car elle n'était plus chouette

Pour moi fini la guerre.

Etant Analphabète

Je n'en suis pas très fier

Je donne ma parole

Ce sera difficile

Je m'inscris à l’école

De Maitresse Jill Bill

Il y a plein de chouettes

Et d’autres Enguerrand

Ô ce sera très chouette"

 

Martine Réédition de Mars 2015 pour les prénoms du mercredi de la cour de récréation de Maîtresse Jill Bill

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Poèmes, #Prénoms du Mercredi

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Publié le 15 Août 2016

Cherche médecin de l'âme

Ce n’est pas un mensonge

Mon cœur est une éponge

Il absorbe sans cesse

Les larmes de détresse

La violence et la haine

La douleur et la peine

Des hommes bouleversés

Chaque jour déversés

 

Oh oui quand j’y songe

Mon cœur est une éponge

Essuie tout boulimique

Qui parait si stoïque

Mais est plein à Craquer

Et fin prêt à tout plaquer

Si personne vient le presser

Doucement sans l’agresser

 

Cherche Médecin de l’âme

Pour soigner cœur éponge

 

Martine /  Réédition Avril 2015

pour les jeudis en poésie des croqueurs de mots

défi d'Enriqueta sur le thème de la maladie

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Poèmes

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Publié le 10 Août 2016

Clotaire et voltaire

Dialogue entre L'Ara Clotaire et le chat Voltaire

(Un remake de Titi et Gros minet)

 

Je suis tombé par terre

C’est la faute à Voltaire

 

Clotaire tu déblatères

Sale piaf, veux tu Te taire

 

Le nez dans le ruisseau

C’est la faute à Rousseau

 

Motus et bec clos Clotaire

Ou pour toi le Cimetière

 

Le bec dans le tombeau

C’est la faute à l’oiseau

 

Foi de Voltaire chat de notaire

De tes abattis fais l’inventaire

 

Martine / Réédition Février 2015 les prénoms du mercredi de Jill bill

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Rédigé par Martine.

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Publié le 8 Août 2016

Où vas tu ? Où es tu ?

LA SUPPLIQUE DE CLAIRE

 

Où Vas-tu ?

Le sais-tu ?

Retourne-toi ?

Jean je suis là ,

l’ombre après toi

Ne m’oublie pas ?

 

Peu importe le destin

Seul compte notre chemin

Même avec quelques ornières.

Méfie-toi de la lumière,

Un Miroir aux alouettes

Qui te fait perdre la tête.

Vers elle je n’irai point

Je prends un autre chemin

 

Où Vas-tu ?

Le sais-tu ?

Oh Jean Ne m’oublie pas

Vite Retourne-toi ?

Je suis encore là

Prenons nous par la main

Pour un nouveau départ

Sur un autre chemin

Demain il sera trop tard

Où vas tu ? Où es tu ?

LE MONOLOGUE DE JEAN

 

Le ciel a tant pleuré sur notre passé,  qu’aujourd’hui  j’ai décidé d’avancer tout droit sans me retourner jusqu’à l’astre lumineux de l’horizon.

J’entends Claire derrière moi me supplier de ne pas y aller. Surtout ne pas l’écouter, ne pas penser, avancer aveuglé  par la lumière, marcher vite atteindre l’horizon,  l’inaccessible étoile.

Encore quelques pas,  j’y suis presque.  Le ciel s’assombrit soudain et se zèbre d’éclairs, le tonnerre retentit. La terre vibre sous mes pas. Je tremble de froid, de peur. Ne pas m’arrêter. Je continue à progresser.

Soudain l’horizon est atteint,  je ne peux aller plus loin. Une force incroyable me projette  dans le vide,  je bascule de l’autre côté la tête en avant. Chute vertigineuse dans une cascade de lumière, chute interminable qui me terrifie.  

Soudain une sonnerie stridente retentit,  elle ne s’arrête pas …. C’est le réveil de mon téléphone portable qui met fin à cet affreux cauchemar….

Je me réveille couché en chien de fusil cramponné à mon oreiller que je sers dans mes bras comme un doudou.  J’ai froid, je n’ai plus de couette sur mon corps. Encore terrifié je ne veux pas lâcher l’oreiller…. Mais il est tout rugueux, Ce n’est pas mon oreiller que je serre. J’ouvre les yeux et je m’aperçois  que je suis cramponnée à un tronc d’arbre la tête à l’envers dans une futaie inconnue à quelques centimètres du plancher des vaches…. 

Mais où es-tu Claire,  m’as-tu suivi ? Claire, Claire où es-tu ?

 

Martine / Réédition d'avril 2015

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Rédigé par Martine.

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Publié le 3 Août 2016

Adémar le canard déprimé

Ademar le beau canard

Au col vert dans son costard

Aujourd’hui n’est plus flambard

Il a un sacré cafard

Point de mare aux nénuphars

Mais les bassins d’un square

Il fait un froid de canard

La nourriture se fait rare

Les gens de pain sont avares

Sa cane a des idées noires

C’est le pire cauchemar

Demain pour eux le départ

San autocar, ni radar

A tire d’aile dare-dare

Tout droit sans aucun écart

Pour le sud Montélimar

Ce n’est point un canular

 

Martine / Réédition Février 2015  Pour Le prénom des mercredis de Jill Bill   un poème inspiré par ma photo d'un couple de canards :

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Prénoms du Mercredi, #Poèmes

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Publié le 1 Août 2016

Je suis facteur. En semaine j’aime parcourir à vélo ma verte campagne normande, m’arrêter à chaque maison ou ferme, échanger avec les agriculteurs, les commerçants. Je m’attarde chez les personnes âgées pour rompre quelques instant leur solitude, je leur rends parfois quelques services. Je connais tout le monde et tout le monde me connait. Certains sont heureux de me voir, je leur apporte des nouvelles de proches, l’annonce d’un heureux évènement. Pour d’autres je suis synonyme de factures, de relances, de lettre d’huissier mais ils continuent à m’accueillir avec chaleur

Je hais les dimanches. L’ennui me gagne. Je suis célibataire, je n’ai pas encore trouvé la femme idéale mais existe-t-elle ? N’allant pas à la messe, je ne vois presque personne ce jour-là. Je m’efforce de sortir et de passer au café du village pour discuter avec le patron et les habitués, toujours les mêmes. Nous noyons notre ennui en jouant à la belote et en buvant un verre. Mais aujourd’hui n’est pas un dimanche comme les autres, c’est la foire agricole dans une petite ville voisine. Chaque année c’est pour moi un plaisir d’aller dans cette ferme géante en plein air, d’admirer les chevaux et les bovins et goûter aux produits de notre terroir.

Je me précipite donc dès l’ouverture dans l’espace des bovins, chez les éleveurs de vaches laitières normandes. Je suis chauvin, ce sont mes préférées et mes amies que et peux observer lors de mes tournées dans la campagne normande. Un éleveur est en train de préparer une de ses vaches, Valentine, pour le concours agricole qui aura lieu en fin de matinée. Elle est superbe avec sa robe luisante noire comme l’ébène, ses pattes blanches et son pis énorme gonflé comme une baudruche. C’est plus fort que moi lorsque je vois des animaux, j’ai envie de les toucher. Je demande à l’éleveur que je connais si je peux la caresser. Il pose la brosse avec laquelle il la frottait vigoureusement me sourit et accepte. J'effleure lentement le flanc droite de la vache. Son pelage est très doux. Elle tourne la tête et me regarde fixement avec ce regard à la fois insistant et vide qu’ont les vaches curieuses de tout.

Saint-Valentin à la foire Agricole

Pour répondre à ma question l’éleveur me précise que le concours aura lieu en fin d’après-midi juste avant que sa fille Anna qui est chanteuse amateur le week-end dans  les Karaokés de la région monte sur scène. Je la connais aussi. Je ris au fond de moi-même en pensant que sa vache et sa fille, les deux êtres que l’éleveur chérit le plus, vont monter sur scène.  Anna,  que je n’ai jamais entendu chanter,  a une quarantaine d’années et vit encore chez ses parents. Elle est aussi brune que la vache de son père. Ses grands yeux verts illuminent son teint porcelaine. Elle a beaucoup de charme et je n’y suis pas insensible.. Je n’ai jamais entendu Anna chanter.

Je quitte l’espace bovin pour visiter les  chevaux,  moutons, chèvres et termine par les stands de produits régionaux et d’artisanat ou ma gourmandise va être satisfaite. Je rencontre beaucoup de personnes que je connais qui me racontent les derniers potins du bled.

Au  concours des vaches normandes, Valentine remporte le premier prix.  Je suis heureuse pour l’éleveur que je félicite.  

Saint-Valentin à la foire Agricole

Le temps passe très vite. La fatigue commence à me peser.  J’ai beaucoup marché, il y a beaucoup de bruits. Le brouhaha de la foule, les beuglements, hennissements et le pire l’animateur de la foire qui prend beaucoup de plaisir à crier dans son micro des annonces qui en deviennent parfois inaudibles. Je rentrerai bien chez moi mais j’ai tant envie d’entendre la jolie Anna chanter.

Je  me dirige vers l’estrade et m’installe sur une chaise juste devant la scène. Anna commence son répertoire en chantant quelques chansons françaises parmi les plus populaires de Piaf, Brel, Lama. Elle a une voix sensuelle à la fois chaude et haute qui me donne des frissons. Je suis conquis. J’oublie ma fatigue et ne voit plus le temps passer et ne quitte plus Anna du regard. Elle fait monter parfois des spectateurs sur scène pour chanter avec elle. Elle termine son tour de chant dans un tonnerre d’applaudissements. Je ne suis pas démonstratif et je me mets à hurler « une autre » aussitôt repris par la foule. Anna me regarde me sourit et me demande au micro de monter sur scène à ses côtés. Me voyant hésiter elle insiste. Je la rejoins timidement. Je me sens rougir. Elle me présente à la foule en disant « c’est mon facteur et certainement pour beaucoup ici le vôtre ». Il affronte avec le sourire les pluies, le vent, la chaleur l’été pour vous apporter de jolies lettres et parfois des bonnes nouvelles. Même quand il nous en apporte de mauvaises on est heureux de le voir, sa venue est réconfortante. Pour le remercier je Vais lui chanter une vieille chanson de Bourvil qui ne se démodera jamais….

En me regardant avec un sourire plein de tendresse, elle se met à chanter

 

Dans chaque village, on connaît l'facteur.

C'est un personnage qu'on porte dans son cœur
Recevoir une lettre, vous met en émoi
Chacun s'dit, peut-être y'en a une pour moi

Voilà pourquoi quoi quoi quoi quoi
Quand l'chien aboie boie boie boie boie
Tout le monde se dit avec joie

{refrain:}
Tiens! voilà l'facteur
Son p'tit air est affranchi
Comme ses lettres et ses colis

Tiens! voilà l'facteur
Il apporte le journal
Et son bonjour matinal

L'été quand il fait beau, il vous dit il fait chaud
Mais quand on veut la pluie, il vous dit ça pleut aujourd'hui
{rires: Ah! Ah!...}

Tiens! voilà l'facteur
Pour garder son amitié, soyez complètement
{rires: Ah! Ah!...}

Le printemps fait naître les lettres d'amour
Et pour les connaître, on attend toujours
Mais par la fenêtre, un jour le facteur
Vous remet une lettre
Zut, c'est l'percepteur

Voilà pourquoi quoi quoi quoi quoi
Quand l'chien aboie boie boie boie boie
Tout le monde se dit avec joie

Tiens! voilà facteur
A cheval sur son vélo
A côté quand ça monte trop

Tiens! Voilà l'facteur
Et pour les plis très urgents
En courant il prend son temps

Quand il roule rapidement ce n'est pas pour un urgent
Mais c'est tout simplement parce qu'il est poussé par le vent

Tiens! Voilà l'facteur
Quand il roule un peu penché, c'est qu'il a une lettre chargée
{parlé: Ah! Sacré facteur}

Et lorsque vous restez quelques jours sans courrier
Chez vous quand même il vient pour vous dire aujourd'hui y'a rien


Tiens! Voilà l'facteur
Venez boire à ma santé, vous l'avez bien mérité

Merci bien facteur et à demain

Elle me prend la main et se tourne vers la foule qu’elle salue en se baissant.

Un homme dans la foule crie « Facteur une chanson » que toute l’assistance se met à scander « Facteur une chanson, facteur une chanson….. ». Jean une Chanson me dit-elle doucement avec une certaine tendresse. Je ne peux que chanter et j’entonne ma chanson préféré de Ronan Luce en regardant Anna dans les yeux et en serrant plus fort sa main dans la mienne :


J'ai reçu une lettre
Il y a un mois peut-être
Arrivée par erreur
Maladresse de facteur
Aspergée de parfum
Rouge à lèvres carmin
J'aurais dû cette lettre
Ne pas l'ouvrir peut-être
Mais moi je suis un homme
Qui aime bien ce genre de jeu
(Je) veux bien qu'elle me nomme
Alphonse ou Fred, c'est comme elle veut
Des jolies marguerites

Sur le haut de ses « i »
Des courbes manuscrites
Comme dans les abbayes
Quelques fautes d'orthographe
Une légère dyslexie
Et en guise de paraphe
« Ta petite
brune sexy »
Et moi je suis un homme
Qui aime bien ce genre de jeu
(Je) n'aime pas les nonnes
Et j'en suis tombé amoureux

L’émotion me submerge et je ne peux finir la chanson, je pleure devant tout le canton. C’est la honte. La foule m’applaudit, Anna aussi et soudain elle me prend dans ses bras et une pulsion commune incontrôlable nous pousse à nous embrasser. Les applaudissements redoublent.
 

J’ai trouvé à la foire agricole ma "Valentine" le jour de la Saint Valentin mais rassurez-vous ce n’est pas une vache normande.

 

Martine / Réédition de Janvier 2015 pour le défi d’ABC (Le nid des mots). La consigne : écrire un texte en utilisant les mots en gras dans mon texte.

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Nouvelles

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