Publié le 20 Avril 2017

C'est la fin des haricots

C’est la fin des haricots

Il ne fait que pleuvoter

Je ne sais pour qui voter

 

C’est la fin des haricots

Mon gars me fait des salades

J’en suis tombée bien malade

 

C’est la fin des haricots

Je n’ai plus aucun sourire

Nul ne peut me secourir

 

C’est la fin des haricots

Ennui de ne  plus rien à faire

Dans mon dressing plus d’affaire

 

C’est la fin des haricots

Je n’ai plus aucun neurone

Et encore moins d’euros

 

C’est la fin des haricots

Fin de la trêve hivernale

Pour moi spirale infernale

 

C’est la fin des haricots

Mais je hais les haricots

Je mange des abricots

Je porte des caracos

Je fais de très beaux tricots

Je vous fais de p’tits bécots

 

Martine / Avril 2017.  Pour les jeudis en poésie (thème : la fin) du  défi 184 des croqueurs de mots que j'ai le plaisir d'animer

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Poèmes

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Publié le 19 Avril 2017

Photo PIXABAY

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Malbrough il fait son fier
Mirliton Mirliton Mirlitaine
Malbrough il fait son fier

Ne sait quand s’arrêtera
Ne sait quand s’arrêtera

 

Il s’arrêtera ce soir
Mirliton Mirliton Mirlitaine
Il s’arrêtera ce soir

Quand il sera grondé
Quand il sera grondé

 

Annouck elle peut se taire
Annouck elle peut se taire

 

C’est elle qu’a bouffé le chat
Mirliton Mirliton Mirlitaine
C’est elle qu’a bouffé le chat

Le chat Farouk est mort
Mirliton Mirliton Mirlitaine
Le chat Farouk est mort

Farouk est mort en guerre
Mirliton Mirliton Mirlitaine
Farouk est mort en guerre

Nous sommes libérés

Martine / Avril 2017 pour les Prénoms du Mercedi de Jill Bill (aujourd'hui Anouck) Une parodie de la chanson Malbrough s'en va t'en guerre

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Prénoms du Mercredi, #Poèmes, #Parodies

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Publié le 17 Avril 2017

Rencontre

"Alors qu'il avance d'un pas décidé dans le couloir de la station Les Sablons à Neuilly, Vincent entend le métro approcher ». il est pressé, il a un rendez-vous important et il n’est pas en avance. Il accélère sa marche. Quand il arrive sur le quai il entend la sonnerie stridente de fermeture des portes retentir, il se met à courir mais les portes se referment devant lui. Il devra attendre la prochaine rame. Il s’en veut. S’il avait couru dans le couloir comme il en a eu envie, il n’aurait pas maintenant à attendre désœuvré sur ce quai bondé. Il pense à son rendez-vous qu’il a attendu avec impatience comptant les jours qui l’en séparaient. Une pensée soudaine  l’envahit. Y Tient-il vraiment? Depuis ce matin on dirait que tous les obstacles se mettent sur son chemin pour l’empêcher d’honorer cette entrevue et si c’était lui qui, inconsciemment, freinait, avançait à reculons vers son avenir. Il est sorti de ses réflexions par une annonce RATP. « Le Trafic est interrompu sur la ligne 1 en raison d’un incident technique». Non ce n’est pas lui qui freine pense-t-il, peut être son ange-gardien qui fait tout pour réduire à néant son envie de métamorphose.

Sur le quai, il est surpris par le regard d’une jeune femme aux cheveux très courts aux traits du visage si fins qui contrastent avec son allure masculine et son corps très musclé. Ému, Il la regarde et lui sourit. Son visage gracieux s’éclaire soudain d’un soupçon d’amusement comme si elle éclatait de rire au plus profond d’elle-même tout en essayant de le masquer.

Pour résister au trouble qui l’envahit dans cette confrontation silencieuse, il lui dit les premiers mots qui lui viennent spontanément

  • « Je m’appelle Vincent et toi ? ».

Il s’en veut aussitôt. C’est stupide comme début d’une histoire il en convient mais que pouvait-t-il lui dire d’autre. Elle n’a pas l’air de lui en vouloir au contraire et l’ironie de son premier sourire fait place à une grande douceur.

  • "Vincent" : alliance de vingt et de cent, Serais-tu un matheux ? Je m’appelle "Ella" alliance du « L » et du « A », je suis une littéraire ».
  • J’ai toujours été nul en maths. je suis plutôt un artiste perdu dans ses rêves. Je suis coiffeur et toi ?
  • Coiffeur, est-ce pour cela que tu as un cheveu sur la langue ?

Vincent rougit, elle avait remarqué son léger bégaiement qui s’accentue quand il est ému.

  • Tu as de l’humour Ella, oui je zozote un peu parfois quand je suis stressé. Et toi que fais-tu comme métier ?
  • J’ai une passion pour les arbres. Je suis jardinière plus précisément élagueuse pour la ville de Paris.
  • Enchantée de te connaître Ella l’élagueuse. Ce n’est pas trop difficile comme métier pour une femme ?
  • Et toi coiffeur ce n’est pas trop difficile pour un homme de côtoyer toutes ces femmes et de recevoir leurs confidences ?

Vincent rougit encore plus de la stupidité machiste de sa question. mais cette jolie jeune femme à la force douce et si vive d’esprit lui faisait perdre tous ses moyens. Étant attiré par les hommes, c’était la première fois que cela lui arrivait de ressentir un tel attrait pour une femme et cela le troublait d’autant plus.

La voix d’une hôtesse RATP interrompit quelques instants leur dialogue « le trafic est interrompu sur la ligne 1 entre Charles de Gaulle étoile et la Défense pour une durée d’au moins une heure. Merci de sortir du métro pour prendre le bus 73 afin de rejoindre Étoile ou La Défense.

Ella sembla contrariée un moment puis sourit en se tournant vers Vincent et lui dit

  • Au revoir Vincent, J’avais envie, en ce samedi ensoleillé, de faire du shopping sur les Champs Élysées. J’y renonce, je rentre chez moi. Merci la RATP je vais faire des économies aujourd’hui.
  • Je vais rentrer chez moi aussi et je renonce à mon rendez-vous. Cela n’a plus d’importance, je n’avais pas vraiment envie d’y aller. Mais avant puis-je t’offrir un verre Ella au Sequoia Café. J’ai envie de mieux te connaître
  • D'accord Vincent mais s’il te plait ne me drague pas, je déteste cela.
  • Tu me fais rire Ella, tu ne risques rien, je suis gay
  • Merci pour ta confidence Vincent, Bienvenue au club : je suis lesbienne !

Ils continuèrent leur conversation en se dirigeant vers la sortie du métro

  • Tu avais rendez-vous avec ton compagnon Vincent ?
  • Non pas du tout, je n’en ai pas en ce moment. Je suis dans une période de remise en question
  • Je suis curieuse. Est-ce que ce rendez-vous avait un rapport avec ton état actuel ?.
  • Oui Ella.
  • Tu allais chez un psy.
  • Non mais tu brûles.
  • Tu allais chez un médecin ?
  • Oui.
  • Ton généraliste ?
  • Non un spécialiste à l’hôpital Saint-Louis qui ne soigne pas mais change ton image.
  • Un chirurgien esthétique ?
  • En quelque sorte !
  • Je ne devine pas dis moi.
  • Normal c’est impossible à trouver et même si tu le trouvais oserais-tu le dire ?
  • Allez dis moi Vincent !
  • Si je te le dis tu ne viendras plus boire un verre avec moi après.
  • Mais si je te le promets.
  • J’allais voir un chirurgien qui allait me transformer en femme ? Je suis coiffeur pour transsexuels. A force de les côtoyer j’avais envie de changer de sexe. Maintenant finalement je crois qu’inconsciemment je ne le veux pas. Je me réjouis que cette panne m’ait empêché d’y aller. Je crois aux signes du destin. Ella tu peux revenir sur ta promesse. je comprendrai que tu te sauves rapidement car les gens bien ne peuvent admettre cela
  • Sauve qui peut ! Non je plaisante, je reste. Je suis très heureuse de t’avoir rencontré et me réjouis de cette panne dans le métro qui m’a permis de faire ta connaissance. Je crois qu’une belle amitié est née.

Sur ce Ella lui fit un petit baiser furtif sur la joue, le prit par le bras et ils sortirent ensemble sur l’avenue Charles de Gaulle. Elle le regarda en souriant et lui dit

  • Tu sais Vincent Je n’aime pas les gens biens et comme dirait Emile ZOLA dont j’ai lu tous les livres et que j’adore « quels gredins les honnêtes gens »

Martine / Avril 2017 pour le défi 184 des croqueurs de mots que j'ai le plaisir d'animer

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Nouvelles

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Publié le 13 Avril 2017

Image pixabay

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Début d’amour

Regards croisés

Baisers charmés

Corps aimantés

Cœurs chavirés

Faim d’amour

 

Déclin d’amour

Regards pensifs

Baisers furtifs

Corps évasifs

Cœurs dépressifs

Fin d’amour

 

Après l’amour

Cendre d’amour

Brûlent toujours

 

Martine / Avril 2017 pour les jeudis en poésie (Thème : début) du défi 184 des croqueurs de mots que j'ai le plaisir d'animer

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Poèmes

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Publié le 12 Avril 2017

Photo Pixabay

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Vous êtes pressé de connaitre qui d’aventure

Sera élu Président de notre République

Ne vous fiez pas à tous ces sondages hypothétiques

De Nombreux Français étant des girouettes immatures.

Ne croyez pas non plus la médium Bonavanture

Dont les prédictions orientées sont machiavéliques

Mais Elle pourrait sans se tromper vous annoncer,

Que quel que soit le Président qui sera élu,

Que ce sera en France une pagaille insensée

Car ceux qui n’auront pas voté pour le Président

Joueront sur tous les réseaux sociaux à le casser

Ils y parviendront même chez ses partisans

Peu importe donc qui vous allez sans tarder élire

La France est ingouvernable il faut en convenir

Et en tirer leçon pour un plus bel avenir

Martine / Avril 2017 pour les Prénoms du Mercedi de Jill Bill (aujourd'hui Bonaventure)

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Poèmes, #Prénoms du Mercredi

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Publié le 10 Avril 2017

Défi N° 184 des croqueurs de mots : Les débuts et fins
Défi N° 184 des croqueurs de mots : Les débuts et fins

J'ai le plaisir de prendre la barre de la goélette des croqueurs de mots pour ce 184ème voyage en votre compagnie chers croqueurs et croqueuses :

 

Pour le défi du lundi 17 avril 2017

Je vais citer ci-dessous 8 premières phrases de livres (incipit) et 8 dernières phrases (explicit). Le défi du lundi consistera à choisir un début et une fin de roman et d'écrire l'histoire (en prose ou en vers) pour lier le début à la fin

 

DEBUTS DE ROMAN

"Bon, c'est parti". 

David Lodge - Thérapie

 

"Je ne sais pas trop par où commencer". 

Philippe Claudel - Les âmes grises

 

"C'est fini".

Romain Gary - La promesse de l'aube.

 

"La situation manquait cruellement d'excitation". 

Maxime Chattam / la patience du diable

 

"Ils ont peur déjà, le désordre vient si vite". 

Judith Perrignon / Victor Hugo vient de mourir

 

"Je n'ai jamais été un homme violent".

Pierre Lemaître / Cadres noir

 

"Alors qu'il avance d'un pas décidé dans le couloir de la station Les Sablons à Neuilly, Vincent entend le métro approcher".

Jacques Expert - Tu me plais

 

"La sonorité métallique du téléphone brise l'écho obstiné mais monotone de la pluie qui tambourine sur le toit". 

Patricia Cornwell - Traînée de poudre

 

FINS DE ROMAN

"La vie, voyez-vous, ça n'est jamais si bon ni si mauvais qu'on croit."

Guy de Maupassant - Une vie

 

"- Alors, qu'est-ce que t'as fait ?
- J'ai vieilli."

Zazie dans le métro - Louis Pergaud

 

"Cela peut arriver à n’importe qui."

Petits regrets et grands mensonges. Liane Moriarty

 

"Car c’est la suite de l’histoire qui importait. Et ils étaient d’accord pour l’écrire ensemble. "

Guillaume Musso – l’instant présent

 

"Je peux attendre pensa-t’il aussi longtemps qu’il le faudra."

Le bleu de tes yeux – Mary Higgins Clark

 

"Quels gredins que les honnêtes gens !"

Emile Zola, 'Le ventre de Paris

 

"Allez-y voir vous-même, si vous ne voulez pas me croire."

Lautréamont, 'Les chants de Maldoror'

 

"Rira bien qui rira le dernier."

Denis Diderot, 'Le neveu de Rameau'

 

Pour les jeudis en poésie

Jeudi 13 Avril :  Le début (au sens général du terme ou plus précisément le début de quelque chose)

Jeudi 20 Avril : la fin (au sens général du terme ou plus précisément la fin de quelque chose)

 

Bon vent d'inspiration

 

Martine

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Rédigé par Martine.

Publié dans #A vos plumes

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Publié le 6 Avril 2017

Capitaine fine mouche

Je l’ai rencontré sur son bateau mouche

C’était un capitaine au si beau sourire

Il n’a eu aucun besoin de me séduire

 

Je suis tombée dans ses bras comme une mouche

Nous étions comme gants de la même main

Je m’appelle Marine, il se nommait Marin

 

Il était très malin cette fine mouche

Nous nous sommes mariés un matin d’aout

Berezina, Après voyage de noce à Beyrouth

 

Trop souvent pour  rien il prenait la mouche

C’était un soupe au lait, un caractériel

Après lune de miel, la lune de fiel

 

Il passait tout son temps à gober les mouches

Ce Don Juan de pacotille, ce menteur né

Qui en bateau pendant longtemps m’a menée

 

Se serait-il fait piquer par une mouche ?

Sans un mot dire, un jour il s’est débiné

Pour mener en barque une autre dulcinée

 

Je ne verrai plus ses cuisses de mouche

Sur un cargo j'ai trouvé un capitaine

Qui m’embarque avec lui pour Athènes

 

Martine / Avril 2017 pour les jeudis en poésie du défi 183 des croqueurs de mots animé par ABC

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Poèmes

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Publié le 5 Avril 2017

Oie à tête barrée / Photo wikipédia

Oie à tête barrée / Photo wikipédia

 

Hosanna l’oie à tête barrée,

Au joli plumage bigarré,

Un beau matin a enfin osé.

Dans un ciel brumeux et rosé,

Après une superbe nuit étoilée,

Au plus haut des cieux elle a volé

 

Hosanna au plus haut des cieux

Ose Anna

Encore plus haut Chère Hosanna ;

Vole au-dessus de l’Himalaya.

Chacun a un Everest à dompter

Pour l’emporter sur l’adversité.

Hosanna avec cœur a osé

Franchir le toit du monde enneigé

 

Hosanna au plus haut des cieux

Hosanna osa


 

Photo Pixabay

Photo Pixabay

Hosanna ma fille, mon amour

Soit ambitieuse, Ose plus toujours

Comme la jeune oie à tête barrée

Ne laisse rien venir t’apeurer

Conquière l’inaccessible Everest

Pour atteindre tes rêves célestes

 

Hosanna

Ose aller au plus haut des cieux

Photo pixabay

Photo pixabay

Martine / Mars 2017 pour les Prénoms du Mercedi de Jill Bill (aujourd'hui Hosanna)

Quel oiseau vole le plus haut ? Le savez-vous. C'est l'oie à tête barrée qui vole au dessus de l'himalaya à 9000 mètres d'altitude. Voir l'article de "Ça m'intéresse" en lien ci-dessous.

Certains oiseaux peuvent parfois aller plus haut. Un avion a percuté un  vautour Rûppel à 11300 mètres d'altitude. Un vautour a percuté un avion. Voir lien ci-dessous

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Prénoms du Mercredi, #Poèmes

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Publié le 3 Avril 2017

Galère sur la France

Que suis-je venue faire dans cette galère. Je rêve, depuis le voyage triomphant vers l’Amérique de L’Hermione,  de traverser l’océan atlantique à bord d’une goélette 3 mâts et avec l’équipage de rentrer dans le Port de New-York sous les ovations de la foule en liesse.  

Il y a quelques jours, Je me promenais sur les quais du port des Sables d’Olonne quand soudain j’aperçois une belle goélette 3 mâts à quai « La France». Je profite de la visite organisée pour monter à bord et saluer le capitaine BLANC.  Il a le visage poupon, les joues rosies par l’air marin et le soleil. Il porte fièrement la casquette et l’uniforme avec une cravate noire d’officier de marine légèrement de travers.  Je lui parle de mon rêve de traversée de l’atlantique. Il me sourit avec ce sourire qui n'appartient lui et qui peut le rendre faussement niais.  Il me dit que cela tombe bien car « La France » quittera demain le port pour une traversée de l’Atlantique vers le continent américain mais en augmentant le trajet de l’Hermione puisqu’elle descendra  par le sud jusqu’au Cap Horn qu’elle ne franchira pas  et remontera les côtes atlantique de l’Amérique du sud et du Nord jusqu’à Saint-Pierre et Miquelon. avant de revenir en France. Il serait très heureux de m’accueillir comme matelot à bord pour ce très long voyage.de plusieurs mois. Seule condition que j’accepte d’écrire le récit quotidien de sa traversée, sa dernière en tant que Capitaine puisqu’il allait prendre une retraite bien méritée. Il cherchait justement un journaliste ou écrivain pour raconter ce périple. Je ne pouvais qu’accepter cette proposition.

La recouvrance quittant les Sables d'Olonne

La recouvrance quittant les Sables d'Olonne

Le lendemain j’embarquais sur « La France ». Nous sortîmes du chenal du port sous l’ovation de la foule. C’était Grisant. Le capitaine BLANC passa la barre à son second le matelot rose qui le remplacerait certainement aux commandes de la goélette dès son départ en retraite.  Dès la sortie du port, il mit le cap à bâbord normal pour aller vers le Sud. « Tu vas trop à gauche », Va un peu à tribord l’Amérique c’est sur ta droite » lui dit goguenard le Capitaine BLANC

Soudain, le vent redoubla d’intensité, la mer s’agita fortement, Il se mit à pleuvoir des cordes mais cela n’inquiétait pas Capitaine BLANC qui offrit des croissants à tout l’équipage. Tout va pour le mieux dans le plus beau des bateaux se persuadait-il  candide !

Le changement de quart intervint, le matelot rose céda la barre au matelot  rouge. Ce dernier continua à descendre vers le sud , il dévia un peu, ils se devait d’aller plus à gauche encore que le matelot rose et le capitaine BLANC qui voulait aller trop à droite. Quelques équipiers parmi les plus courageux (car il fallait oser affronter matelot rouge et son sale caractère) lui dirent que s'il continuait ainsi il finirait par percuter la côte. Matelot rouge, surnommé quand il était au gouvernail "Capitaine Hadock", les harangua "Bon ça va, Bachivouzouk, je vous ai compris, je vous ai bien cerné, à mon époque on se suait sang et eau. On savait ce qu’était la valeur du travail" mais il faut écouter le peuple alors je cèderai  la barre l’espace d’un  quart car bientôt je la reprendrai et ne la quitterai plus. Il attendit un peu néanmoins et juste avant la collision avec la côte il passa la barre.

Matelot gris, le plus jeune, s'en empara avec prestance et redressa légèrement le cap à droite, puis vira  à gauche vers le sud tout en longeant la côte. C'était plus prudent avec la tempête annoncée. Parfois il louvoyait à gauche, parfois à droite en fonction des prévisions météo tout en  gardant le cap Sud. Certains matelots lui suggérèrent d’affaler les voiles et de reprendre la navigation au moteur. Il ne céda pas pour ne pas contrarier Matelot Vert  un écologiste pure souche et Matelot Rouge qui s’était découvert sur le tard une fibre écologique. Matelot gris était un homme de compromis (rien n’était tout noir, ni tout blanc pour lui), un modéré qui voulait être un modèle. Cela ne rassurait pas ses équipiers qui ne savaient pas quand il était à la barre où il allait les mener mais lui il savait où ils allaient tous ensemble et c’était le principal. De plus il s’était lié récemment d’amitié avec Matelot orange un enfant des montagnes originaire de Pau qui le conseillait mais qui manquait toujours de pot. Cela allait finir par leur porter malheur à tous c’était ce que pensaient les autres matelots.

Matelot gris, son quart terminé, avec son éclatant sourire qui le quittait jamais passa la barre à Matelot bleu azur qui n’était pas au meilleur de sa forme : Sourcils épais, cernes sous ses yeux noirs gonflés. Tel Ulysse qui fit un beau voyage, il avait laissé son épouse Pénélope à la maison et il déprimait. Elle venait de perdre son emploi ou plutôt ses petits jobs bien rémunérés d’une façon injuste disait-il. Il soupçonnait Capitaine Blanc et peut être même d’autres matelots d’être à l’origine de cette cabale. Il voulait qu’elle cesse sinon, dans cette période tempétueuse de son existence,  il pourrait craquer. Il ne se rendait pas compte qu’il  devenait paranoïaque et cela n’était pas pour rassurer les autres matelots qui craignaient qu’il puisse se suicider comme il l’avait laissé discrètement envisagé.  Si on l’écoutait sans lui la Goélette France risquait le naufrage. Bientôt il serait le capitaine de ce navire malgré le harcèlement dont il se croyait victime. Il était seul à le croire. Même son ami  qui avait beaucoup de classe avec ses Ray ban n’y croyait plus et espérait qu’il n’y arrive pas. Il chantait sans cesse aux autres matelots le soir dans le carré la complainte d’une  sirène enrouée "Quelque chose me dit que vous m'aimez encore !" Matelot bleu azur mit cap à tribord, à droite toute sans aucune hésitation, il fallait bien se démarquer après la navigation hésitante du matelot gris. Certains de ces équipiers protestèrent. Je m'insurgeais aussi de l’incohérence de cette route qui allait nous mener si l’on en croyait la météo vers une zone de forte dépression. Son ami vint à sa rescousse en me répliquant , « vous nous faites bien rire vous la journaliste». Sans se laisser perturber Matelot bleu Azur continuât dans cap à l’ouest sur une mer de plus en plus mouvementée jusqu’à la fin de son quart.

Il passa la barre ensuite à Matelot Bleu marine, une femme. On aurait pu penser qu’elle continuerait tout droit en conservant le cap ouest. C’était bien mal la connaître.  elle mit cap à tribord, tout  à droite plein nord. Elle était consciente qu'elle revenait en arrière mais elle se devait d’aller encore plus à droite que Matelot bleu azur. Elle profita d’un calme passager pour ordonner à un matelot de rajouter après le nom du bateau « le France » les deux mots « aux français »  La goélette s’appelait maintenant « La France aux Français ». Certains matelots protestèrent en arguant que c’était inutile maintenant d’aller en Amérique avec un nom de bateau aussi nationaliste et qu’il fallait mieux rester en France entre Français ! L’océan en colère grondait, le bateau valsait dangereusement. Les matelots effrayés se disputaient à bord, chacun attribuant aux autres la responsabilité de ce désastre. Qu'étaient-ils venus faire dans cette galère et surtout qu’étais je venu faire avec eux ?

Son quart terminé Matelot Bleu Marine refusa de rendre la barre. «J’y suis, j’y reste foi de marin breton et n'en déplaise à mon papa» hurla t’elle d’une voix tonitruante et glaçante. Les matelots ensemble se révoltèrent, se précipitèrent sur Matelot bleu Marine et la jetèrent à la mer au moment où un mur d'eau en furie fit chavirer le bateau qui sombra très rapidement avec tout son équipage. Je fus la seule survivante, Dieu était avec moi. Il a certainement voulu que je survive pour relater cette folle et sordite histoire et tenter d'y trouver une morale afin que cela n'arrive plus jamais :

Alors je pourrais citer Kant

« La possession du pouvoir corrompt inévitablement la raison »

Ou encore, en étant partisane du matelot gris et je pense que vous l'avez deviné, je citerai  James Dean

« Puisqu’on ne peut changer la direction du vent, il faut apprendre à orienter les voiles ».

Martine pour le défi 183 des croqueurs de mots. Modification complète de mon texte écrit en Juin 2015 pour le  défi 147 des croqueurs de mots sur le même thème pour l'adapter à la situation politique nouvelle du pays.

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Rédigé par Martine.

Publié dans #FABLES ET CONTES

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Publié le 30 Mars 2017

Joker

Veuillez Dame ABC, sil-vous plait m’excuser

Corsaires ou bien pirates, ne peuvent m’inspirer

Je prends donc un joker, pour me libérer

De ce qui aurait pu, pour moi être corvée

Jeudi prochain, comme vous le voulez

J’espère être capable, d’en barque vous mener

Mais n’en étant pas sûre, je ne peux le jurer

Lundi prochain par contre, Je peux vous assurer

Que sur la Belle France, Ô vous voyagerez !

Si Dieu vous sauvegarde, vous vous en souviendrez !

Martine Pour les jeudi en poésie du défi 183 des croqueurs de mots 

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Poèmes

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