Publié le 30 Mai 2017

Pendant le week-end de l'Ascension, nous avons eu nos petites filles. Léonore (bientôt 8 ans) m'a demandé ce que j'étais entrain de faire sur mon ordinateur. Je lui ai répondu j'écris un poème, une parodie. Je lui ai expliqué ce qu'était une parodie et lui ai fait lire quelques uns de mes poèmes. Je lui ai demandé si elle voulait que je lui apprenne à en faire un. Elle m'a dit "oui je veux écrire un poème sur la danse". Le thème n'était pas le plus facile pour cet apprentissage car comme beaucoup savent je n'aime ni la musique, ni la danse. Je lui ai demandé d'exprimer en mots les idées qu'elle voulaient mettre dans son poème : elle m'a écrit : casse noisette, soeurs jumelles, danseuse, voile,  tutu, tourbillon,et une phrase : spectateurs contents applaudissent .....

Il ne restait plus qu'à lui expliquer les rimes et les pieds à compter (le plus difficile pour elle, c'est une créative elle dessine très bien, fait du violon...) mais les chiffres la rebutent vraiment.

Pour les rimes elles en a trouvé certaines spontanément : orchestre qui allait avec casse noisette, sautillant avec contents, papillon avec tourbillon. Je lui ai appris à consulter le dictionnaire des rimes pour trouver celles qui lui manquaient. J'ai saisi sur ordinateur son poème et elle a voulu l'illustrer d'un dessin.

Ci dessous son poème qui correspond tout à fait au thème du défi 112 d'Evy (La danse)

Casse Noisette

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Poèmes dessins de mes petites filles

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Publié le 29 Mai 2017

En ce beau dimanche de mai, je me promène à Londres au bord du canal. C’est le début de l’après-midi, l’heure de la sieste après le repas de famille. Le quai est désert. Soudain au loin une masse qui brille au soleil attire mon attention. Je ne sais pas d’ici ce que cela peut être. Je m’approche et j’ai du mal à croire ce que je vois : un tas de pièces de 2 pence. Il y en a des milliers.

De l'argent tombé du ciel

Je me demande un moment si je ne rêve pas mais non. Elles sont bien là devant moi et ne demandent qu’à être ramassées. Curieusement je ne le fais pas. Je me dis que cet argent doit être à quelqu’un mais comment a-t-il atterri ici ? On ne peut pas perdre autant de pièces à la fois sans s’en rendre compte ? Le quai est désert. Et si c’était un piège. Il se trouve qu’en ce moment j’ai quelques problèmes d’argent. Mon compte en banque est vide, normal l’argent court trop vite sur un compte courant. Cette somme est la bienvenue mais je ne peux pas venir déposer ces milliers de pièces à mon agence bancaire, j’imagine la tête de l’employée qui devra les compter. Je ne me vois pas non plus payer à l’hypermarché mes courses avec ces pièces, je provoquerai une émeute à la caisse. Je pourrais aussi aller au centre des impôts solder mon impayé mais l’employé prendrait cela pour une provocation et ce n’est même pas certain qu’il les accepte

Alors que faire. Je me baisse touche les pièces. Exposées au soleil, elles sont chaudes. On ne peut pas dire que ce soit de l’argent frais. Ce sont de vieilles pièces certainement car elles sont poussiéreuses. Si je les garde je vais devoir les laver pour blanchir cet argent sale. Je les renifle mais c’est bien connu « l’argent n’a pas d’odeur ». Que faire ? Je regarde autour de moi personne. J’ai bien envie de les ramasser, je pourrais toujours les distribuer aux SDF en ville et ferai des heureux mais ils pourraient croire que je me moque d’eux en me débarrassant de ma petite monnaie. J’ai un sac à dos et dedans un sac à commission pliable. Je vais pouvoir toutes les ramasser mais il faut faire vite avant qu’un promeneur arrive et me voit. Je ramasse les pièces et les met dans mes sacs. Celles qui sont dans mon sac à dos ne sont pas dépaysées : de l'argent liquide avec ma gourde de randonnée remplie d'eau. 

Toujours personne. Je me relève, met mon sac à dos sur mon dos et porte le pochon en plastique contenant le reste des pièces. C’est si lourd que j'abrège ma promenade dominicale et rentre chez moi dans un petit logement deux pièces que je partage avec Pascal mon futur ex qui travaille aujourd’hui. Je le surnomme ainsi car je suis bien décidée à le quitter bientôt. Notre appartement donne sur une avenue habituellement bruyante mais si calme en ce début d’après-midi. Je m’installe dans mon canapé pour réfléchir. Que vais-je faire de cet argent ? Je n'ai pas envie le garder. Je suis trop honnête et je m’en veux déjà de l’avoir ramassé.

Soudain une idée farfelue me vient, elle me fait même sourire. Je me dirige vers la fenêtre du séjour, l’ouvre en grand. Je me penche pour regarder le trottoir de l’avenue en dessous, je regarde à droite, à gauche. Il n’y a personne. J’attrape mon sac à dos, l’ouvre retire le bidon d'eau, me penche par dessus la rambarde et  le retourne. Les pièces tombent sur le trottoir en faisant un bruit métallique. Je ferme la fenêtre, Je me dirige vers la chambre avec le sac plastique et le renverse aussi sur le trottoir. Je prends une photo des pièces qui jonchent le trottoir. Je referme la fenêtre et, dissimulée derrière le rideau je vais maintenant pouvoir observer discrètement la réaction des passants quand ils vont découvrir tout cet argent. Je vais bien m’amuser cet après-midi. Je les prendrai en photo à leur insu pour les publier sur mon blog pour les scènes de rue chez COVIX. Quand Pascal rentrera du travail ce soir et qu’il me demandera comme il le fait à chaque fois, plus par habitude que par réel intérêt pour ma personne, ce que j’ai fait aujourd’hui, je lui répondrai : J’ai jeté l’argent par les fenêtres ce qu’il me reproche en permanence. Pour une fois ce sera vrai !

En fin d’après-midi Pascal en rentrant de son travail est passé devant le tas de pièces que personne n'avait encore ramassé. Les gens passaient, marchaient sur les pièces, parfois en en ramassant quelques unes et les mettaient discrètement dans leurs poches, Un Monsieur s'est couché sur les pièces et a fait un selfie. Un autre a ramassé plusieurs poignées de pièces et les a lancées en l'air. Pascal a paru surpris en voyant toutes ses pièces mais   s'est dirigé très rapidement vers la porte de notre immeuble en souriant et sifflotant. Quand il est rentré dans l'appartement Il ne m’a rien demandé mais c’est écrié . Devine ce que j'ai fait aujourd'hui. Je ne sais pas lui ai-je répondu. Je suis allé voir mon Directeur et je lui ai donné ma démission. Mais chéri tu es fou me suis-je écriée on a déjà plein de dettes. Ne t'inquiète pas mon amour, plus jamais nous n'aurons à travailler. Nous sommes riches Je suis le grand gagnant du tirage du Millionnaire d’hier, à nous la vie de château. Il a dû me montrer son ticket et les chiffres du tirage gagnant pour que je puisse le croire. Il a rajouté en souriant. et tu sais en plus sous nos fenêtres en rentrant j'ai trouvé des milliers de pièces de 2 pences sur le trottoir qui ont du comme la pluie tomber du ciel  ! Donnes mois un sac, je vais aller les ramasser. Je lui ai tendu le pochon plastique et il a dévalé les escaliers. Je J'ai vu par la fenêtre ramasser les pièces qui restaient. Il est remonté, a déposé le sac sur la table. Il m'a regardé en souriant. Si je n'avais pas confiance en toi je dirais que j'ai une chance de cocu. J'ai ri car il ne savait pas à quel point il avait raison. Mais je ne  le tromperai plus et je vais quitter mon amant pour partir avec lui sous les tropiques. J'aurais tellement d'argent que je pourrais le jeter par les fenêtres en dépensant sans compter et  sans gêne.

Martine / Mai 2017 pour le défi 187 des croqueurs de mots animé par Florence

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Nouvelles

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Publié le 27 Mai 2017

Quel mois de Mai. Je m’en souviendrai longtemps.

Je me suis engagée sur le terrain pour la campagne d’Emmanuel MACRON. J’ai particulièrement aimé aller avec mon amie Assia à la rencontre des habitants sur le marché de Cergy, échanger avec eux. Cela m'a permis de revoir des amis et connaissances dont je suis éloignée en Vendée

 

J’ai été étonnée de voir à quel point les gens que je ne connaissais pas me confiaient leurs difficultés, leur craintes. Je crois en avoir convaincu quelques-uns qui étaient encore hésitants entre les deux tours. Il y a aussi un jeune qui m’a pris le tract et tout en me regardant avec provocation dans les yeux a déchiré le tract et cela m’aurait plutôt amusée mais ce que j’ai vraiment détesté et qui m’a mis en colère c’est qu’il a jeté les morceaux par terre dans la rue. Je ne supporte pas les incivilités

Quel bonheur le 6 mai au soir à 20 heures, après un suspense intenable (je refusais d'y croire), apprendre l’élection d’Emmanuel MACRON. Ceci représente pour moi la réalisation d’un rêve d’une France sans droite, sans gauche où l’on s’entend pour réfléchir et décider ensemble au-delà des clivages ce qui est meilleur pour le développement économique du pays et l’amélioration des conditions de vie des habitants. J’ai beaucoup aimé voir à la suite de cette élection comme on se déchirait à droite, comme à gauche et j’avoue que c’est pour moi très jouissif. Ces clivages avec les alternances de pouvoir ont tant nui à notre pays.

Nous sommes rentrés le 6 mai en Vendée après avoir voté. J’ai repris avec bonheur mon sport en piscine de manière intensive. Je me suis baignée dans l’océan sur notre plage préférée à Olonne sur Mer. Cela faisait longtemps que je n’avais pas nagé dans l’océan puisque l’été dernier j’en avais été privée à cause de mon intervention chirurgicale et le traitement qui a suivi. Imaginez le plaisir de ce premier bain même s’il n’a pas duré longtemps car il ne faisait pas très chaud. Ce que je déteste c'est de devoir maintenant porter, pendant mes baignades et mes lectures sur notre plage naturiste, un tee-shirt anti UV qui monte jusqu'au cou ne devant pas pendant 2 ans exposer au soleil mon torse qui a été irradié par la radiothérapie.

Aimé détesté / Mai 2017

Quel plaisir de reprendre la lecture. Néanmoins, je n’ai pas eu de chance pour le premier livre que j'ai lu. Je ne dirai pas que j’ai détesté sinon je ne l’aurais pas lu jusqu’au bout mais je n’ai pas vraiment aimé un été à Paris le dernier roman de Guillaume Musso. Je suis très souvent déçue par les thrillers de Musso aux énigmes compliquées et peu réalistes. Alors pourquoi donc, en voyant la pile de livres en tête de gondole au supermarché, je n'ai pas pu m'empêcher de lire le résumé et la première page et ensuite d'en déposer un exemplaire dans mon caddie ?

J’aime le mois de mai car c’est à cette époque que je préfère notre jardin vendéen. J’aime les  arums si élégants dont le blanc éclatant tranche sur les roses foisonnantes Pierre de Ronsard, les iris d’eau, les fleurs de jasmin si odorantes.  Avec la chaleur et la pluie qui est tombée, les mauvaises herbes poussent vite et il m’a fallu désherber en pulvérisant du vinaigre blanc dont je déteste l’odeur.

Aimé détesté / Mai 2017

Nous avons assisté à la fête remise des trophées des skippers du Vendée Globe. J’ai beaucoup aimé le défilé de chars avec les musiciens et danseurs et surtout le magnifique feu d’artifice sur la baie des Sables d’Olonne. Il y avait très longtemps que je n’en avais pas vu d’aussi beau.

Aimé détesté / Mai 2017Aimé détesté / Mai 2017

Notre fille et sa petite famille sont venues pour le week-end de l’ascension. Quel plaisir d’aller à la plage et de jouer avec mes petites filles.

En mai j’ai vraiment fait ce qu’il me plait ou presque.... Je n'arrive pas à trouver de choses que j'ai vraiment détestées mais c'est toujours ainsi je prends beaucoup de recul sur ce qui se passe dans ce monde que je ne pourrais pas changer seule. Cela m'empêcherait d'être heureuse  : résilience quand tu nous tiens

et maintenant vive le mois de juin. J’espère qu’il ne me laissera pas sur ma faim.

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Vécu

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Publié le 26 Mai 2017

Ô mains je vous aime

Que vous soyez :

 

Lourdes

Gourdes

 

Fortes

Mortes

 

Célestes

Modestes

 

Agiles

Fragile

 

Innocentes

Vieillissantes

 

Enjôleuses

bien calleuses

 

Très adroite

Maladroite

 

apprentières

joaillères

 

Bienheureuse

Baladeuse

 

Que vous ayez vingt-ans
Que vous ayez cent ans

 

Que vous soyez en l’air

Que vous soyez en fer

 

Que vous soyez ouvertes

Que vous soyez couvertes

 

Que vous soyez de Bouddha

De fatma ou de judas

 

Que vous soyez blanche ivoire

Verte, jaune, rouge ou noire

 

Que vous fassiez des signes

Que vous tiriez des lignes

 

Que vous écriviez

Que vous dessiniez

Que vous façonniez

Que vous cuisiniez

 

Que vous soyez réjouies

Ou bien dans le cambouis

 

Et quand bien même

Vous seriez joueuses

Et donc bien vilaines

 

Ô mains je vous aime

 

Martine / Mai 2017 pour le défi 111 d'Evy  (Thème les mains)

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Poèmes

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Publié le 25 Mai 2017

Cliquez sur le montage photo pour le voir en grand

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Pour les jeudis en poésie du  défi 187 des croqueurs de mots  (Thème oseille)

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Rédigé par Martine.

Publié dans #TANKAS

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Publié le 24 Mai 2017

Photo Pixabay

Photo Pixabay

Privat primitif primate

d’un zoo Privé est Prisonnier

Privé de prime liberté,

Il prend certaines privautés

Avec précieuse primerose

Une rusée primesautière

Qui prise ô non pas les roses

mais de friandes primevères.

Cette prison prégnante quitter

Est pour eux une priorité

Pas de prix pour la liberté

Martine / Mai 2017 pour les prénoms du Mercredi de Jill Bill (aujourd'hui Privat)

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Prénoms du Mercredi, #Poèmes

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Publié le 23 Mai 2017

Paroles de jardin - Martine Madelaine Richard

Martine est une amie de blog. C'est une artiste poète, écrivain, photographe et peintre.  Chaque dimanche sur son site elle publie ses photos accompagnées de textes d'une grande poésie. Elle aime la nature et particulièrement les fleurs et les insectes qu'elle photographie si bien. Elle vient de publier son dernier ouvrage "Paroles de jardin" où elle raconte d'une façon romancée la vie de son jardin.Après avoir lu son livre, vous pourrez le lire le soir à vos enfants ou petits enfants pour enchanter leurs nuits.

Pour lire un extrait de ce livre et savoir comment vous le procurer, voir le blog de Martine en lien ci-dessous :

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Rédigé par Martine.

Publié dans #livres

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Publié le 22 Mai 2017

Photo pixabay

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Je n’ai jamais trop cru à la vraie amitié sur la blogosphère et pourtant je me suis fait quelques vraies amies mais le plus souvent après les avoir rencontrées. Je ne les citerai pas ici de peur d’en froisser certaines si par malheur je les oubliais car J’en ai rencontrées beaucoup depuis maintenant 12 ans

J’en citerai au moins deux pour leur rendre hommage parce qu’elles ne sont plus avec nous hélas fauchées toutes deux par ce qu’on nomme "une longue maladie" :

  • Armide dont les chroniques drôles, vivantes et sensibles de sa vie à Paris avec son bouledogue PISTOL m’enchantaient chaque matin. Elle est venue sur mon blog grace à une de mes amies poète dont j'avais parlé. C’était une magicienne de l’écriture, intuitive, curieuse avec une grande élégance de cœur et d’esprit : Une bien belle personne. Nous nous sommes rencontrées plusieurs fois à Paris et à Cergy. Une profonde amitié est née. Pistol est mort en 2013. Armide nous a quittés en juin2014. Je pense souvent à elle notamment quand je me promène aux étangs de Cergy qu’elle avait tant aimés. J'ai la curieuse impression qu'elle est présente avec moi lors de mes promenades.

 

  • Marithé tant attachée à ma terre d’adoption le Val d’Oise qui l’avait vu naître et qu’elle avait quitté pour le littoral de la Loire Atlantique. C’est ce qui l’a fait venir sur mon blog Cergyrama. Je suis allée voir le sien en retour. Chaque matin elle me faisait beaucoup rire avec les photos, les dessins légendés qu’elle publiait. Derrière cet humour particulier, Marithé cachait une grande sensibilité, générosité, gentillesse. Elle aimait que les autres soient heureux et elle les faisait rire. Je me souviendrai toujours de la journée que nous avons passée ensemble avec nos époux respectifs sur l’île de Noirmoutier. Je garde précieusement dans ma cuisine le pot à sel qu’elle m’avait si gentiment offert. Une amitié est née de cette belle rencontre. Nous continuions à échanger par mail. Elle s’est éteinte en juin 2016. Je ne peux pas revenir à Noirmoutier dans les lieux où nous avons été ensemble sans avoir le cœur serré en pensant à elle.

Je reste attachée à certains amis de blog que je n’ai jamais rencontrés car échanger des commentaires pendant plusieurs années cela tisse des liens même si souvent ces quelques mots laissés sont bien souvent des politesses sans réel intérêt si ce n’est celui de dire qu’on est passé, qu’on est là toujours fidèles. Parmi ces amis il y en a que j’ai depuis longtemps envie de rencontrer mais je n’ose pas le leur dire par timidité certes mais souvent aussi parce que je ne sens pas, peut-être à tort, la même envie de l’autre côté et que j’ai peur d’être une nouvelle fois rejetée comme l’a fait ma mère depuis ma naissance pour des raisons que j’ai comprises bien trop tard.

J'ai aussi de  nouvelles amies de blog auxquelles je rends visite à chaque fois qu’elles publient un nouveau billet sauf le samedi et le dimanche qui sont des jours de repos sans PC. J’aime leurs blogs, je devine leur personnalité à travers leurs écrits et je suis certaines que la plupart d’entre-elles sont de belles personnes. J’aurais parfois envie d’en rencontrer quelques-unes notamment celles qui écrivent avec lesquelles je me sens en parfaite harmonie de pensée. C’est plus difficile pour moi de trouver cette osmose avec des blogueurs photographes que je n’ai jamais rencontrés et qui n’accompagnent pas leurs photos de texte. De nature méfiante, j’estime que je ne les connais pas assez, que je pourrais être déçue alors je me contente de cette amitié virtuelle fort confortable et c’est vraiment dommage.

Pour moi il n’y a pas de réelle amitié si l’on ne s’est pas rencontrés enfin c’est ce que je pensais avant le cancer. J’ai changé d’avis depuis. Quelques-uns de mes vrais amis dans la vie pendant cette période m’ont laissé un peu tomber comme si j’étais contagieuse. Je pense qu’ils étaient gênés, ils ne savaient plus quoi me dire. J’en ai été profondément meurtrie. Certains sont revenus dès qu’ils ont su que j’étais en rémission. Certainement que j’aurais eu la même réaction à leur place alors je ne leur en veux pas.

Quelle ne fut pas ma surprise de voir que c’est une amie de blog que je n’ai jamais rencontrée dont je visite le blog depuis peu de temps qui m’a le plus soutenue. Elle m’a écrit régulièrement des mails me demandant de mes nouvelles, me racontant aussi son quotidien car elle a compris qu’il ne fallait pas me parler de ma maladie mais de me distraire avec d’autres jolies choses de la vie et d’être là tout simplement. Elle m’a même adressé une carte postale qui m’a énormément touchée et que je garde précieusement dans le tiroir de ma table de nuit et un petit cadeau pour Noël : un petit pantin de bois à suspendre dans le sapin. Je ne vous dirai pas son nom. En me lisant elle se reconnaitra. J’aimerais tant la rencontrer mais nous habitons loin l’une de l’autre à l’opposé du pays.

Je voulais la remercier particulièrement. Sa bienveillance et son amitié m’ont été précieuses et ont participé à ma guérison. Je suis reconnaissante aussi à tous ceux que je n’ai jamais rencontrés mais qui, à travers les commentaires du blog ou même par mail, m’ont demandé de mes nouvelles. Ce n’est pas grand-chose, un tout petit rien qui est vraiment beaucoup pour celui qui reçoit ce témoignage de sympathie. J’en suis d’autant plus touchée que je suis une taiseuse qui n’aime pas afficher son amour, son amitié et qui, cela peu paraître paradoxal, peut plus facilement exprimer sous stress son désaccord ou son inimitié et souvent maladroitement.

Martine / pour le défi 110 d’Evy ayant pour thème l’amitié virtuelle.

 

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Ecrits divers

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Publié le 18 Mai 2017

Photo pixabay

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Tu atteints un ailleurs  dont tu rêvais tant

Il reste quelque temps  autre part exaltant

Ailleurs devient ici, l’idéal s’estompant

Ici devient chez toi, un quotidien navrant

Revenir est un songe, que tu fais souvent

Jamais se retourner, tu le sais pourtant

S’en aller autre part,  plus l’envie maintenant

Un jour avec regret, tu reviens à avant

Fort de ce long chemin, avant est différent

 

Martine / Réédition Janvier 2015 pour les jeudis en Poésie des Croqueurs de mots (défi 186 des croqueurs de mots animé par Lénaïg)

Atteindre l'ailleurs

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Poèmes

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Publié le 17 Mai 2017

Je me nomme OMERILLE.

Dans mon prénom il y a « home ». Je pourrais vivre dans une belle maison avec un grand jardin un « sweet-home » comme disent les anglais. Hélas il manque un « h » à home, et ce doit être pour cela que ma maison est loin d’être une douce demeure. Quand j’écris mon prénom maintenant je rajoute un « H » en espérant que mon rêve de « sweet home » devienne un jour réalité.
 

Photo pixabay

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Dans mon prénom il y a « rille » ce qui tout seul ne veut rien dire. Maintenant quand j’écris mon prénom je remplace « rille » par rire. Je m’appelle «HOMERIRE» désormais et peut être qu’un jour, si Dieu me prête vie, je vivrais dans la maison du rire où tous les habitants seront gais et il où sera interdit d’être triste et de pleurer.

Aujourd’hui la réalité est autre dans ma maison. On y crie sa rage et on pleure sur son sort. J’ai 20 ans seulement, je ne suis pas âgée, pas à « G » non plus, car en plus du « H » il manque un « G » à OMERILLE.  

Le seul prénom qui colle à ma réalité d’aujourd’hui est « HOMEGRILLE » la maison des grilles. Je vis en prison pour quelques années.

Photo Pixabay

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Rassurez-vous, je supporte mon quotidien, résilience quand tu nous tiens, en rêvant qu’un jour on pourra réellement m’appeler «HOMERIRE» et j’y crois vraiment.

Martine / Mai 2017 pour les prénoms du Mercredi de Jill Bill (aujourd'hui OMERILLE)

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Prénoms du Mercredi, #Ecrits divers

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