Publié le 20 Mai 2020

Photo Pixabay

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Fébronie la jeune otarie

Fait de nombreuses pitreries

Dans un  Zoo de californie

Devant l’assistance ravie

Martine Martin / Avril 2020 pour prénoms du Mercredi de Jill Bill (aujourd'hui Fébronie)

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Prénoms du Mercredi, #Poèmes

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Publié le 18 Mai 2020

Je suis Mathieu, un septuagénaire heureux de vivre, qui sourit tout le temps. Je suis chauve depuis longtemps, je suis un chauve qui sourit et rit. Je ne suis pas aussi stupide que je peux parfois en avoir l’air et même si je suis un confiné en ce moment, je suis loin d’être un con fini.

Certaines mauvaises langues disent que j’ai une face d’œuf en chantant en chœur « Y a pas de cheveux sur la tête à Mathieu, il n’y a qu’une dent dans la mâchoire à jean ».

Le chauve qui sourit

Je vis seul avec mon vieux chat, Jean qui n'a plus qu’une dent pour ne pas faire mentir la chanson. Sa principale occupation est de se lancer, hiver comme été, dans des courses effrénées pour chasser le souriceau et le mulot le long du ruisseau qui longe le terrain de notre maison. La nuit il essaie d'attraper une chauve-souris sans y être jamais parvenu.

 Il me ressemble comme deux gouttes d'eau.

Le chauve qui sourit

Il m'arrive de l'envier car lui au moins a des sourcils et une moustache. Nous sommes deux pelés mais il manque un tondu !

Longtemps j’ai guetté la pousse du moindre cheveu sur mon crâne : quête éperdue. Il n’y aura jamais plus de cheveux sur la tête à Mathieu.  Il faut dire que chercher des poils sur un œuf ce n’est pas gagné. Mais ma pugnacité n’a d’égale que ma maniaquerie. J’ai le souci du détail poussé à l’extrême, je suis un pinailleur qui n’abandonne jamais, j’en deviens même chieur.

Un jour que j’avais passé l’après-midi au jardin, couché sur ma chaise longue,  j’ai trouvé sur ma face d’œuf une plume. Pendant ma sieste mon crâne d’œuf avait dû être pris pour le terrain d’atterrissage  d’un oiseau.

Le chauve qui sourit

A défaut de poil, J’étais heureux d’avoir trouvé une plume. La nuit suivante j’ai rêvé que mon crâne s’était recouvert d’une cuirasse de plumes et que je ressemblais à des iroquois un peu ahuris

Le chauve qui sourit

Hélas le matin je me suis réveillé aussi chauve que la veille. J’ai fait une crise de nerf. Je me suis dit alors  que je n’avais pas de chance en fait et, qu’à défaut d’avoir le cul, je pouvais avoir mon crâne d’œufs bordé de nouilles aux œufs bien sûr, cela ferait une belle chevelure.

Une idée est venue de je ne sais où. Il fallait que je batte le fer pendant qu’il était chaud et, je suis passé à l’action. J’ai fait cuire une casserole de pâtes. J’ai hésité à les laisser refroidir mais je l'ai fait, tant pis le fer serait froid et les nouilles aussi, sinon je risquais de me brûler. J’ai disposé ces nouilles sur toute la surface de mon crâne, sans oublier les sourcils bien sûr. Je me suis regardé dans une glace. J'étais rajeuni mais je ne me suis pas du tout aimé.

Le chauve qui sourit

J’ai tout retiré. J’allais jeter les pâtes mais cela aurait été du gâchis. Alors, j’ai décidé d’entourer mon cœur d’artichaut de ces pâtes pour le protéger à jamais des médisances, méchancetés et trahisons en tous genres. C’est réussi. Je suis maintenant fier de mon crâne d’œuf et de mon cœur bordé de nouilles.

Le chauve qui sourit

Martine Martin-Cosquer pour  Défi 237 des croqueurs de mots animé par Zaza  (Écrire un texte avec un maximum d'anagramme de chauve-souris)

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Rédigé par Martine.

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Publié le 15 Mai 2020

Photo Pixabay

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A Villeneuve la Garenne

Dans mon triste HLM

Chaque hiver tu hibernes

Tu rêves de vastes plaines

De lièvres de garenne

Que tu battrais sans peine

Dans des courses vaines

 

Aux beaux jours, quelle  aubaine

Tu te réveilles sereine

La journée tu te traines

Avec beaucoup de peine

Silencieuse et si zen

M’observant souveraine

 

Tu dégustes sereine

La feuille de romaine

Mon offrande suprême

Pour toi végétarienne

 

Ma tortue africaine

Ma Caroline que j’aime

 

Martine / Avril 2020 pour le NID DE MOTS D’ABC  

Quand j'étais enfant, j'avais une tortue que j'avais appelé Caroline dans un petit appartement. Je l'aimais beaucoup mais elle m'attristait, elle aurait été tellement mieux dans un jardin.

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Poèmes

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Publié le 14 Mai 2020

Image par Ria Sopala de Pixabay

Image par Ria Sopala de Pixabay

Jolie Jeune femme lassive

Tu te contemples pensive

Oublie, garde le bel espoir

d'un grand amour dans ce miroir

Relève fièrement la tête

Avance sans te retourner

Le miroir aux alouettes

ne pourra jamais te duper

 

Martine Martin-Cosquer / pour les jeudis en poésie du Défi 237 des croqueurs de mots animé par Zaza (thème : l'espoir)

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Rédigé par Martine.

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Publié le 13 Mai 2020

Je porte toujours mon maillot collector

Du footballeur DIEUNODORT un cador

Oui comme lui  je m’appelle DIEUNODORT

Mais dommage n’ayant  pas des pieds en or

En plus,  n’étant ni un Dieu, ni un cador

Je ne jouerai jamais au ballon dehors

Car tous mes copains sont pour moi trop forts

Et je n’aime pas trop faire des efforts

Je regarde les matchs en technicolor

Dans mon studio au-dessus du drugstore

J’aimais aller au cinéma  l’Excelsior

Où perché tout en haut de mon mirador

La joie jaillissait de ma lanterne d’or

Qui est devenue la boite de Pandore

il n’y a hélas plus aucun Excelsior

Mais des multiplexes géants qui son pléthore

Hélas Je suis au chômage, est-ce mon tort ?

Pour tuer le temps au lieu qu’il ne s’évapore

Aujourd’hui je vais aller voir « Matador »

Un grand film d’Almodovar que j’adore

Au panorama  mon ancien Excelsior

Peut- être auront-ils besoin de renfort

Pour écouler des milliers de pop-corn

Que d’affamés  clients aussitôt dévorent ?

Non Je ne ferai pas comme le vieux Victor

Qui a péri au pied de l’escalator

Dieunodort

Martine Mars 2020 / Pour les prénoms du Mercredi de Jill Bill (aujourd'hui Dieunodor)

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Prénoms du Mercredi

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Publié le 10 Mai 2020

LA CHAINE D’ADRIAN McKINTY

Imaginez ! On a kidnappé votre enfant et, pour pouvoir le récupérer en vie, vous devez, en plus de payer une rançon, enlever à votre tour un autre enfant à d'autres parents qui devront eux-aussi kidnapper un autre sinon votre enfant ne vous sera pas rendu et il sera tué.  Que feriez vous ?

Rachel, divorcée et souffrant d'un cancer, va rentrer dans cette chaîne infernale pour sauver sa fille Kylie. Elle sera aidée par son beau-frère ex marine. Ils chercheront à trouver les instigateurs de cette chaîne pour l'enrayer et y mettre fin.

Une intrigue très originale menée tambour battant grâce à une écriture très vive et percutante qui vous rend complètement addictif jusqu'à la fin.  Des personnages attachants avec leurs qualités, leurs engagements mais aussi avec leurs erreurs et défauts.  Je regrette juste la pauvreté de certains dialogues et j'aurais aimé aussi  une analyse un peu plus détaillée de la personnalité des personnages n'ait pas été faite par l'auteur mais cela aurait peut-être nui au rythme.

Ce roman cherche à répondre à deux interrogations : Comment une victime peut se transformer à son tour en bourreau ? La perversité est-elle innée ou acquise suite à des évènements traumatisants ?

Il y a du "Stephen King" dans ce thriller original  et addictif d'Adrian McKinty que j'ai dévoré à un rythme aussi frénétique que celui de son intrigue à laquelle j'avais l'impression de participer . Je l'ai quitté frustrée qu'il soit déjà terminé  tant je n'ai pas vu le temps passer en lisant ses 390 pages.

Quelques extraits :

"La voix continue impassible : "Dans cinq minutes Rachel, vous allez recevoir le coup de fil le plus important de toute votre vie. Il faudra que vous arrêtiez votre voiture au bord de la route. Il faudra que vous ayez les idées claires. Quelqu'un vous donnera des instructions détaillées. Assurez vous que votre téléphone est chargé et veillez à avoir papier et crayon pour noter les instructions. Je ne vais pas vous mentir en disant que les choses vont être faciles pour vous. Les prochains jours seront très difficiles, mais La Chaîne vous guidera jusqu'au bout."

"La vie est une cascade de moments présents qui dégringolent les uns sur les autres sans raison ni but. De tous les philosophes, Schopenhauer est le seul à avoir tout compris."

L’absurdité, c’est la disparité ontologique entre notre désir de donner du sens aux choses et notre incapacité à trouver du sens dans ce monde. L’absurdité est un luxe que les parents d’enfants disparus ne peuvent s’offrir. 

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Rédigé par Martine.

Publié dans #livres

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Publié le 7 Mai 2020

Pour les jeudis en poésie du défi 236 des croqueurs de mots animé par Jazzy 57 , Voici deux de mes accrostiches déjà diffusés. Le premier correspond bien à notre état d'esprit en cette fin de confinement :

Photo Pixabay

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L'INCERTAIN

Il est sûr que l'avenir incertain chagrine
N'y pensons plus, notre pire ennemi c'est demain
Choyons le présent qui jamais nous a trahi
Enivrons nous d'amour c'est notre nirvana
Rions,  jouissons du bel instant qui nous ravit
Transformons le quotidien en exquis nectar
Admirons, écoutons, sentons le magnifique
Il est vain de faire sur demain un pronostic
Non du doute ne prenons plus le long chemin
Et changeons l'irréel en clair obscur inouï

Et maintenant un second pour vous faire rire et oublier cet avenir incertain :

CONTRAVENTIONS

Chère Madame vous téléphoniez au volant !

Oh non je vous jure, vous vous trompez Monsieur l'Agent

Ne jurez pas, dites pourquoi vous ne le pouviez pas.

Trop de choses j'essayais de bien faire déjà

Revoir sur ma tablette mes photos de mariage

Avaler un café sans sucre, bien amer breuvage

Vérifier mes rendez-vous sur mon calendrier

Enlever mes escarpins qui me serraient les pieds

Napper ma bouche sensuelle d'un rouge carmin

Tout en tenant fermement mon volant d'une main

Il ne me restait plus pour téléphoner de main

Oh vous voulez me donner amende et ôter mes points

Napées de bon chocolat, des amandes je veux bien

Si vous vouliez aussi m'oter tous mes points noirs du nez

Accrostiches pour les croqueurs de mots

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Acrostiches

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Publié le 6 Mai 2020

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D’où viens tu Ornella ?

De mon Venezuela

Où vas-tu donc Ornella ?

Je vais au Guatemala

Mais qui es-tu Belle Ornella ?

Une marie-couche-toi-là

Tu n’as pas honte Ornella ?

Non pas du tout tra-la-la

Viens avec moi beau Nicolas

Nous boirons de la tequila

Et danserons le cha-cha-cha

Martine Mars 2020 / Pour les prénoms du Mercredi de Jill Bill (aujourd'hui Ornella)

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Prénoms du Mercredi

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Publié le 4 Mai 2020

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Hervé est né le neuvième jour du neuvième mois de l’année 1999 dans le département 09.

C’est le seul garçon, le cinquième enfant et le cadet d’une famille d’agriculteurs de la Plaine Ariégeoise.

C’est un enfant à la fois rêveur, hyperactif et casse-cou. Il n’a peur de rien, même pas des  loups sortis des contes que sa mère lui raconte chaque soir pour l’endormir.

Il aime les loups parce qu’on les déteste et qu’il prend toujours la défense de ceux qu’on n’aime pas.  A défaut d’avoir un loup comme doudou (personne n’oserait offrir un loup en peluche à un enfant), il reprend sa maman quand elle dit le grand méchant loup

  • Non Maman c’est le grand doux !
  • Si tu veux mon chéri c’est « le grand méchant doux » lui répond-elle en souriant !

Vivant dans une ferme, il aime tous les animaux.

Il sort le soir dans la grande cour observer les étoiles, repérer la grande ourse. Parfois il entend le grand-duc hululer et il guette le cri de la chouette. Il essaye d’imaginer ce que peuvent se raconter ces oiseaux de nuit. Peut-être que ce grand-duc, prince des noctambules ailés, se demande: Qui est le prince des hommes ? Peut-être qu'il croit que c’est son papa, le seul homme adulte dans cette ferme, mais lui Hervé sait que son père n’est pas un prince mais un simple agriculteur.

Il se demande si Le prince des hommes pourrait être Jésus à qui sa maman parle souvent et qu’il ne voit jamais. Les princes sont invisibles. Chaque dimanche elle se rend dans l’église verte du village qui aurait bien besoin d’une toilette pour la débarrasser de la mousse qui la recouvre. Elle prie en chœur avec les autres fidèles et répète toujours les mêmes litanies en faisant le signe de croix de sa main droite : « Au nom du père, au nom du fils et du Saint-Esprit. Qui est ce Saint-Esprit ?

Quand Hervé a posé la question à son papa.  Il lui a répondu, la cigarette coincée au coin des lèvres :

  • Je ne sais pas mon fils qui est ce Saint-Esprit dont ta maman parle souvent et qu’elle aime tant. Je ne vais pas à la messe, je ne l’ai jamais rencontré. Ce que je crois, c’est que chacun a le droit de chérir et vénérer les saints qu’il veut.
  • Quels sont les Saints que tu aimes et pries Papa ?
  • Tu me demandes Hervé parmi les saints qui j’ose aimer et prier ? Je n’en prie aucun mais, chapeau bas pour  le Saint Nectaire et pour un second, que tu ne connais pas et que tu aimeras peut être plus tard, le Saint-Emilion dont il ne faut surtout pas abuser.

Les grandes personnes sont parfois étranges se dit Hervé qui n’a pas bien compris. Un saint pourrait-il être un fromage ? Et qui est ce Saint-Emilion qu'on peut aimer, mais pas trop tout de même ?

Hervé aime monter sur les poneys et les chevaux. Il eut beaucoup de chagrin à la mort du petit cheval que son père lui avait offert à Noël et qui serait son premier et dernier cheval. Il le gardera dans un petit coin de son cœur toute sa vie.

Il rentra un  jour des champs en brandissant une vipère au poing ce qui avait effrayé sa mère qui l’avait puni en le privant une semaine de télévision.

Il ne supporte pas qu’on puisse tuer les lapins du clapier et les volailles pour déjeuner et refuse d’en manger. Il proteste auprès de sa mère quand elle prononce la phrase magique de rassemblement « plumons l’oiseau » pour qu’il l’aide, avec ses sœurs, à plumer et vider les poules qu’elle vient de tuer et qu’elle vendra au marché.

Curieusement, il aime aider sa maman à les cuisiner. Mettre le beurre ou l’huile sur le feu,  ajouter des oignons et les morceaux de viande dans la poêle, écouter le crépitement, humer l’odeur aigre-douce qui envahit la cuisine et réjouit ses sens. Plus tard, il souhaite être cuisinier ou écrivain. Cuisiner les mots est aussi un vrai plaisir pour lui. Il écrit de petits poèmes pour sa maman,  son papa et ses sœurs qu’il aime bien, même s’il est souvent le bouc émissaire de ses dernières.

Quand il était petit, il aimait feuilleter le bel abécédaire des animaux que sa grand-mère lui avait offert. Il admirait ses jolies lettres aux traits si fins enluminés. Il le regarde encore maintenant en pensant à sa mamie qui a déménagé au ciel.

Chaque soir dans son lit, Il aime lire les aventures du club des cinq, de Tom Sayer ou des quatre filles du Docteur March. Ayant quatre sœurs, il  plaint le pauvre Docteur March  qui, comme lui  et son père, vit le matrimoine et ses affres au quotidien sans y être préparé. L’ école des pères, des maris et des frères n’existe pas pour former les hommes aux bonnes attitudes à avoir face aux réactions féminines aussi insolites qu’inattendues.

Préférant les hommes,  il ne se mariera pas avec une femme, il n’ira pas déposer les bans dans le bureau des mariages du village. Il n’ira pas non plus consulter un médecin, le conseiller du cœur pour savoir pourquoi il n’est pas tout à fait comme les autres. Il taira ces choses. Il a compris qu’on ne les dit pas quitte à finir sa vie, caché en ville dans une mansarde à louer, pour consumer dans l’anonymat l’amour interdit.   

Il serait très heureux s’il n'avait pas souvent des crises de migraines qui le font beaucoup souffrir. C’était comme si son crâne était écrasé, brûlé dans un étau, au point d’avoir envie se taper la tête contre les murs pour qu’un feu dévore un autre feu. Il craint que ce mal le fasse devenir fou. Heureusement que c’est la fin des asiles, sinon il aurait des chances d’y finir sa vie.

Quand il a ses humeurs, il a beau implorer le Jésus de sa maman celui qui, contre vents et marées, dit « lève-toi et marche » à une personne paralytique et ô miracle celle-ci se met à marcher, lui continue à garder ses horribles migraines !

C’est la malédiction du neuf…. Il a une tête fragile en forme de  « nœunœuf » quoi de plus naturel, pour le fils d’un éleveur de volailles, qui rêve d’une tête neuve pour lui dans la hotte du père Noël auquel il ne croit plus.

Mais Hervé se plait à rêver qu’un jour il remplacera sa tête cassée et qu’il ne souffrira plus.

S'il avait une tête neuve, il est fort probable qu’il ne se souviendrait plus de rien. Il écrit donc ce journal pour conserver les souvenirs d’un amnésique en quête d'avenir qui ne veut surtout pas devenir un des bienheureux de la désolation , ces hommes à qui il ne reste plus que le démon de minuit ou de midi pour leur donner une illusion fugace de renaissance et de bonheur.

Martine Martin-Cosquer / Réédition d'un texte de janvier 2016 pour le défi 236 des croqueurs de mots animé par Jazzy

Texte écrit avec 31 titres de la bibliographie d’Hervé Bazin (romans, nouvelles, essais…) marqués en gras dans le même texte à voir ici

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Rédigé par Martine.

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Publié le 1 Mai 2020

Après avoir écrit de nombreuses poésies et nouvelles, j’avais depuis longtemps envie d’écrire un thriller psychologique épistolaire. Dans mon métier de consultante en mobilité professionnelle, j’ai aidé beaucoup de candidats à rédiger leurs lettres de motivation pour les entreprises. J’aimais  stimuler  leur créativité pour que le contenu de leur lettre sorte du commun afin qu’ils puissent  sortir du lot des nombreux candidats sur un poste et donner ainsi aux recruteurs l’envie de les rencontrer. Il était important aussi, dans mon métier, de pouvoir rapidement cerner les personnalités des demandeurs d’emploi que je conseillais pour leur apporter une aide personnalisée.

L’idée d’un roman sur un corbeau,qui convient bien au style épistolaire, m’est naturellement venue et j’en ai situé l’action à la campagne.

Le microcosme d’un village, où tout le monde se connait, m’a semblé le plus approprié pour le cadre de mon roman. Cela me permettait aussi d’aborder les problématiques des  villages ruraux qui me tiennent à cœur : désertification médicale, fermeture de commerces, d’écoles, agriculture intensive, intégration des citadins venant y passer leur retraite. Autre sujet abordé : les difficultés de faire vivre un vrai blog citoyen.

Chacune des lettres anonymes du corbeau dénonce des péchés capitaux ou des inconduites des habitants les plus connus. J’ai pris beaucoup de plaisir à dresser ces portraits caricaturaux.

Autre thème, qui me tient à cœur, est un des traits de personnalité du corbeau qui, pour le laisser découvrir à ceux qui n’ont pas lu mon roman, je ne dévoilerai pas.

J’ai voulu montrer aussi comment un accident de vie traumatisant, en faisant frôler la mort à une personne, peut transformer sa personnalité, sa façon de vivre, ses goûts.  

Les idées de mon roman pour la plupart me sont venues en faisant mon jogging quotidien, courir ou marcher attise ma créativité. J’ai mis deux mois  à l’écrire à raison de 2 à 3 heures par jour

Je reviendrai vers vous pour vous parler de mon second roman, que la période de confinement m’a permis de terminer, mais que je ne ferai pas paraître avant 2021.

Merci à ceux qui ont lu mon roman de la confiance qu'ils m'ont ainsi témoignée et aussi à ceux qui ont évalué mon livre et déposé des commentaires sur Amazon qui m'ont particulièrement touchée. Vous pouvez en écrire ici aussi mais, bien sûr, sans dévoiler du contenu qui pourrait faire deviner la fin à ceux qui ne l'ont pas lu. 

Je vous offre ci-dessous un court extrait du livre

Extrait : "Je dis ça mais je ne dis rien"

Extrait : "Je dis ça mais je ne dis rien"

Et si vous souhaitez lire un autre extrait : une des lettre anonymes du corbeau voir ma page FACEBOOK ci-dessous

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Rédigé par Martine.

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