Publié le 4 Mai 2020

Photo Pixabay

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Hervé est né le neuvième jour du neuvième mois de l’année 1999 dans le département 09.

C’est le seul garçon, le cinquième enfant et le cadet d’une famille d’agriculteurs de la Plaine Ariégeoise.

C’est un enfant à la fois rêveur, hyperactif et casse-cou. Il n’a peur de rien, même pas des  loups sortis des contes que sa mère lui raconte chaque soir pour l’endormir.

Il aime les loups parce qu’on les déteste et qu’il prend toujours la défense de ceux qu’on n’aime pas.  A défaut d’avoir un loup comme doudou (personne n’oserait offrir un loup en peluche à un enfant), il reprend sa maman quand elle dit le grand méchant loup

  • Non Maman c’est le grand doux !
  • Si tu veux mon chéri c’est « le grand méchant doux » lui répond-elle en souriant !

Vivant dans une ferme, il aime tous les animaux.

Il sort le soir dans la grande cour observer les étoiles, repérer la grande ourse. Parfois il entend le grand-duc hululer et il guette le cri de la chouette. Il essaye d’imaginer ce que peuvent se raconter ces oiseaux de nuit. Peut-être que ce grand-duc, prince des noctambules ailés, se demande: Qui est le prince des hommes ? Peut-être qu'il croit que c’est son papa, le seul homme adulte dans cette ferme, mais lui Hervé sait que son père n’est pas un prince mais un simple agriculteur.

Il se demande si Le prince des hommes pourrait être Jésus à qui sa maman parle souvent et qu’il ne voit jamais. Les princes sont invisibles. Chaque dimanche elle se rend dans l’église verte du village qui aurait bien besoin d’une toilette pour la débarrasser de la mousse qui la recouvre. Elle prie en chœur avec les autres fidèles et répète toujours les mêmes litanies en faisant le signe de croix de sa main droite : « Au nom du père, au nom du fils et du Saint-Esprit. Qui est ce Saint-Esprit ?

Quand Hervé a posé la question à son papa.  Il lui a répondu, la cigarette coincée au coin des lèvres :

  • Je ne sais pas mon fils qui est ce Saint-Esprit dont ta maman parle souvent et qu’elle aime tant. Je ne vais pas à la messe, je ne l’ai jamais rencontré. Ce que je crois, c’est que chacun a le droit de chérir et vénérer les saints qu’il veut.
  • Quels sont les Saints que tu aimes et pries Papa ?
  • Tu me demandes Hervé parmi les saints qui j’ose aimer et prier ? Je n’en prie aucun mais, chapeau bas pour  le Saint Nectaire et pour un second, que tu ne connais pas et que tu aimeras peut être plus tard, le Saint-Emilion dont il ne faut surtout pas abuser.

Les grandes personnes sont parfois étranges se dit Hervé qui n’a pas bien compris. Un saint pourrait-il être un fromage ? Et qui est ce Saint-Emilion qu'on peut aimer, mais pas trop tout de même ?

Hervé aime monter sur les poneys et les chevaux. Il eut beaucoup de chagrin à la mort du petit cheval que son père lui avait offert à Noël et qui serait son premier et dernier cheval. Il le gardera dans un petit coin de son cœur toute sa vie.

Il rentra un  jour des champs en brandissant une vipère au poing ce qui avait effrayé sa mère qui l’avait puni en le privant une semaine de télévision.

Il ne supporte pas qu’on puisse tuer les lapins du clapier et les volailles pour déjeuner et refuse d’en manger. Il proteste auprès de sa mère quand elle prononce la phrase magique de rassemblement « plumons l’oiseau » pour qu’il l’aide, avec ses sœurs, à plumer et vider les poules qu’elle vient de tuer et qu’elle vendra au marché.

Curieusement, il aime aider sa maman à les cuisiner. Mettre le beurre ou l’huile sur le feu,  ajouter des oignons et les morceaux de viande dans la poêle, écouter le crépitement, humer l’odeur aigre-douce qui envahit la cuisine et réjouit ses sens. Plus tard, il souhaite être cuisinier ou écrivain. Cuisiner les mots est aussi un vrai plaisir pour lui. Il écrit de petits poèmes pour sa maman,  son papa et ses sœurs qu’il aime bien, même s’il est souvent le bouc émissaire de ses dernières.

Quand il était petit, il aimait feuilleter le bel abécédaire des animaux que sa grand-mère lui avait offert. Il admirait ses jolies lettres aux traits si fins enluminés. Il le regarde encore maintenant en pensant à sa mamie qui a déménagé au ciel.

Chaque soir dans son lit, Il aime lire les aventures du club des cinq, de Tom Sayer ou des quatre filles du Docteur March. Ayant quatre sœurs, il  plaint le pauvre Docteur March  qui, comme lui  et son père, vit le matrimoine et ses affres au quotidien sans y être préparé. L’ école des pères, des maris et des frères n’existe pas pour former les hommes aux bonnes attitudes à avoir face aux réactions féminines aussi insolites qu’inattendues.

Préférant les hommes,  il ne se mariera pas avec une femme, il n’ira pas déposer les bans dans le bureau des mariages du village. Il n’ira pas non plus consulter un médecin, le conseiller du cœur pour savoir pourquoi il n’est pas tout à fait comme les autres. Il taira ces choses. Il a compris qu’on ne les dit pas quitte à finir sa vie, caché en ville dans une mansarde à louer, pour consumer dans l’anonymat l’amour interdit.   

Il serait très heureux s’il n'avait pas souvent des crises de migraines qui le font beaucoup souffrir. C’était comme si son crâne était écrasé, brûlé dans un étau, au point d’avoir envie se taper la tête contre les murs pour qu’un feu dévore un autre feu. Il craint que ce mal le fasse devenir fou. Heureusement que c’est la fin des asiles, sinon il aurait des chances d’y finir sa vie.

Quand il a ses humeurs, il a beau implorer le Jésus de sa maman celui qui, contre vents et marées, dit « lève-toi et marche » à une personne paralytique et ô miracle celle-ci se met à marcher, lui continue à garder ses horribles migraines !

C’est la malédiction du neuf…. Il a une tête fragile en forme de  « nœunœuf » quoi de plus naturel, pour le fils d’un éleveur de volailles, qui rêve d’une tête neuve pour lui dans la hotte du père Noël auquel il ne croit plus.

Mais Hervé se plait à rêver qu’un jour il remplacera sa tête cassée et qu’il ne souffrira plus.

S'il avait une tête neuve, il est fort probable qu’il ne se souviendrait plus de rien. Il écrit donc ce journal pour conserver les souvenirs d’un amnésique en quête d'avenir qui ne veut surtout pas devenir un des bienheureux de la désolation , ces hommes à qui il ne reste plus que le démon de minuit ou de midi pour leur donner une illusion fugace de renaissance et de bonheur.

Martine Martin-Cosquer / Réédition d'un texte de janvier 2016 pour le défi 236 des croqueurs de mots animé par Jazzy

Texte écrit avec 31 titres de la bibliographie d’Hervé Bazin (romans, nouvelles, essais…) marqués en gras dans le même texte à voir ici

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Rédigé par Martine.

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Publié le 1 Mai 2020

Après avoir écrit de nombreuses poésies et nouvelles, j’avais depuis longtemps envie d’écrire un thriller psychologique épistolaire. Dans mon métier de consultante en mobilité professionnelle, j’ai aidé beaucoup de candidats à rédiger leurs lettres de motivation pour les entreprises. J’aimais  stimuler  leur créativité pour que le contenu de leur lettre sorte du commun afin qu’ils puissent  sortir du lot des nombreux candidats sur un poste et donner ainsi aux recruteurs l’envie de les rencontrer. Il était important aussi, dans mon métier, de pouvoir rapidement cerner les personnalités des demandeurs d’emploi que je conseillais pour leur apporter une aide personnalisée.

L’idée d’un roman sur un corbeau,qui convient bien au style épistolaire, m’est naturellement venue et j’en ai situé l’action à la campagne.

Le microcosme d’un village, où tout le monde se connait, m’a semblé le plus approprié pour le cadre de mon roman. Cela me permettait aussi d’aborder les problématiques des  villages ruraux qui me tiennent à cœur : désertification médicale, fermeture de commerces, d’écoles, agriculture intensive, intégration des citadins venant y passer leur retraite. Autre sujet abordé : les difficultés de faire vivre un vrai blog citoyen.

Chacune des lettres anonymes du corbeau dénonce des péchés capitaux ou des inconduites des habitants les plus connus. J’ai pris beaucoup de plaisir à dresser ces portraits caricaturaux.

Autre thème, qui me tient à cœur, est un des traits de personnalité du corbeau qui, pour le laisser découvrir à ceux qui n’ont pas lu mon roman, je ne dévoilerai pas.

J’ai voulu montrer aussi comment un accident de vie traumatisant, en faisant frôler la mort à une personne, peut transformer sa personnalité, sa façon de vivre, ses goûts.  

Les idées de mon roman pour la plupart me sont venues en faisant mon jogging quotidien, courir ou marcher attise ma créativité. J’ai mis deux mois  à l’écrire à raison de 2 à 3 heures par jour

Je reviendrai vers vous pour vous parler de mon second roman, que la période de confinement m’a permis de terminer, mais que je ne ferai pas paraître avant 2021.

Merci à ceux qui ont lu mon roman de la confiance qu'ils m'ont ainsi témoignée et aussi à ceux qui ont évalué mon livre et déposé des commentaires sur Amazon qui m'ont particulièrement touchée. Vous pouvez en écrire ici aussi mais, bien sûr, sans dévoiler du contenu qui pourrait faire deviner la fin à ceux qui ne l'ont pas lu. 

Je vous offre ci-dessous un court extrait du livre

Extrait : "Je dis ça mais je ne dis rien"

Extrait : "Je dis ça mais je ne dis rien"

Et si vous souhaitez lire un autre extrait : une des lettre anonymes du corbeau voir ma page FACEBOOK ci-dessous

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Rédigé par Martine.

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Publié le 30 Avril 2020

Voici mon calligramme pour les jeudis en poésie du défi 236 des croqueurs de mots animé par Jazzy 57 , un calligramme que j'ai déjà diffusé pour un autre défi des croqueurs mais, en ce moment de confinement, je suis beaucoup plus occupée qu'auparavant et n'ai pas le temps hélas d'en composer un autre ! 

Cliquez sur le calligramme pour mieux le lire

Cliquez sur le calligramme pour mieux le lire

Et petit cadeau supplémentaire, le calligramme d'une petite fille que j'ai découvert avec bonheur (dans une exposition à Cergy) il y a quelques temps et que j'ai aussi déjà diffusé ici

Calligrammes pour les croqueurs de mots

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Rédigé par Martine.

Publié dans #poèmes, calligramme

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Publié le 29 Avril 2020

 

Oh, Yeah !
Ma mère m'a dit: "Castor, il faut te laver les dents"
Je lui ai dit: "maman,  demain soir si tu veux"
Je ne les lave pas quand je n'ai rien rongé
Ni parce que tu me le demandes
Mais lorsque cela me plaît".
 

 

Oh, Yeah !
Ma mère m'a dit "Castor, il faut ronger un arbre"
Je lui ai dit maman, tes ordres m'exaspèrent
Je vais planter un très grand conifère
Monte la haut et tu verras Montmartre _
 

 

 
Oh, Yeah !
Mon meilleur ami, aime jouer au golf
Hier matin il n'aurait jamais dû
il m'a gracieusement prêté son club
J'avais faim, je lui ai tout rongé le manche
 

 

 
Oh Yeah
Un grand peintre le portrait m'a tiré
J'ai posé altier pour la postérité
Sa toile a eu tellement de succès
Qu'aujourd'hui tous mes amis m'appellent La Joconde
 
Martine  Martin / Mars 2020 pour les prénoms du mercredi de Jill Bill (aujourd'hui Castor)
Parodie de la chanson "les élucubrations" d'Antoine

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Parodies, #Poèmes

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Publié le 24 Avril 2020

Je ne sais pas ce qui c'est passé, ce matin mes abonnés ont reçu plusieurs new's letter pour mon article détesté aimé :

- certains avec une seule photo de lever de soleil qui n'était même pas dans l'article

- d'autres avec l'article correct avec toutes les photos

Ceux qui ne sont pas abonnés n'ont vu qu'une seule photo sans texte

Je ne sais pas ce qui s'est passé chez OVERBLOG.

Je vous prie de m'en excuser mais je n'y suis pour rien. Voir ci-dessous l'article en entier avec les photos

IMPORTANT RECTIFICATIF DETESTE AIME AVRIL 2020
IMPORTANT RECTIFICATIF DETESTE AIME AVRIL 2020
IMPORTANT RECTIFICATIF DETESTE AIME AVRIL 2020
IMPORTANT RECTIFICATIF DETESTE AIME AVRIL 2020IMPORTANT RECTIFICATIF DETESTE AIME AVRIL 2020

Ce qui me manque le plus ce sont mes séances d'aquagym avec mes amies à la piscine et le shopping dans les magasins. je fais les courses deux fois par semaine pendant l'heure du déjeuner masquée, gantée.  Jeff a fait nos masques avec la machine à coudre et nous en avons offerts au couple qui tient le magasin de presse à côté de chez nous.

IMPORTANT RECTIFICATIF DETESTE AIME AVRIL 2020

J'ai pris beaucoup de plaisir à faire l'école chaque matin à deux de mes petites filles, les plus jeunes (8 et 10 ans). Pendant les deux semaines des vacances scolaires, la maîtresse ne leur envoyait pas de devoir mais je les ai fait lire chaque jour et j'ai fait avec elles des ateliers d'écriture de poésie à illustrer. Je trouve en fin de compte que ces relations particulières via internet nous rapprochent vraiment.

Oops se promène beaucoup dehors mais il aime aussi faire des siestes à l'intérieur. Je suis très heureuse de voir comment il s'est bien adapté. C'est un chat adorable et j'ai l'impression qu'il sent qu'on a du mal à supporter ce confinement, il nous fait de plus en plus de câlins, se frotte à nous, monte sur nos genoux alors qu'il ne le faisait pas avant.

IMPORTANT RECTIFICATIF DETESTE AIME AVRIL 2020

Autres plaisirs de confinement, ceux de la table et nous nous régalons de ce que nous aimons : poissons, fruits de mer que nous achetons sur le petit marché de notre quartier qui est maintenu.

IMPORTANT RECTIFICATIF DETESTE AIME AVRIL 2020

Le jour de Pâques très triste sans notre fille et les petites filles,  nous nous sommes faits un cocktail avec verrines et macarons au foie gras, côte d'agneau, et un gâteau délicieux chocolat orange de notre boulanger pâtissier pour nous remonter le moral

IMPORTANT RECTIFICATIF DETESTE AIME AVRIL 2020IMPORTANT RECTIFICATIF DETESTE AIME AVRIL 2020

J'ai été aussi très occupée par l'écriture de mon second roman que j'ai terminé et la promotion du premier en collaboration avec mon éditeur dont je me réjouis chaque jour de l'aide efficace et compétente qu'il m'apporte.

IMPORTANT RECTIFICATIF DETESTE AIME AVRIL 2020

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Rédigé par Martine.

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Publié le 24 Avril 2020

Ce mois a été marqué par le confinement comme pour tout le monde.

Difficile par ce beau temps de rester chez soi mais c'est important. J'ai néanmoins fait un petit jogging tous les matins à l'aube ou une petite promenade juste après le déjeuner quand les gens font la sieste. J'ai de la chance d'avoir la mer à 900 mètres de chez moi donc je peux la voir sans me promener sur la route et le chemin littoral qui sont interdits aux piétons et vélos ce qui est tout à fait normal. 
 

Aimé détesté Avril 2020
Aimé détesté Avril 2020Aimé détesté Avril 2020

Ce qui me manque le plus ce sont mes séances d'aquagym avec mes amies à la piscine et le shopping dans les magasins. je fais les courses deux fois par semaine pendant l'heure du déjeuner masquée, gantée.  Jeff a fait nos masques avec la machine à coudre et nous en avons offerts au couple qui tient le magasin de presse à côté de chez nous.

Aimé détesté Avril 2020

J'ai pris beaucoup de plaisir à faire l'école chaque matin à deux de mes petites filles, les plus jeunes (8 et 10 ans). Pendant les deux semaines des vacances scolaires, la maîtresse ne leur envoyait pas de devoir mais je les ai fait lire chaque jour et j'ai fait avec elles des ateliers d'écriture de poésie à illustrer. Je trouve en fin de compte que ces relations particulières via internet nous rapprochent vraiment.

Oops se promène beaucoup dehors mais il aime aussi faire des siestes à l'intérieur. Je suis très heureuse de voir comment il s'est bien adapté. C'est un chat adorable et j'ai l'impression qu'il sent qu'on a du mal à supporter ce confinement, il nous fait de plus en plus de câlins, se frotte à nous, monte sur nos genoux alors qu'il ne le faisait pas avant.

Aimé détesté Avril 2020

Autres plaisirs de confinement, ceux de la table et nous nous régalons de ce que nous aimons : poissons, fruits de mer que nous achetons sur le petit marché de notre quartier qui est maintenu.

Aimé détesté Avril 2020Aimé détesté Avril 2020

Le jour de Pâques très triste sans notre fille et les petites filles,  nous nous sommes faits un cocktail avec verrines et macarons au foie gras, côte d'agneau, et un gâteau délicieux chocolat orange de notre boulanger pâtissier pour nous remonter le moral

Aimé détesté Avril 2020Aimé détesté Avril 2020

J'ai été aussi très occupée par l'écriture de mon second roman que j'ai terminé et la promotion du premier en collaboration avec mon éditeur dont je me réjouis chaque jour de l'aide efficace et compétente qu'il m'apporte.

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Rédigé par Martine.

Publié dans #aimé détesté

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Publié le 22 Avril 2020

Yolène a traversé le tunnel

Ce n'est vraiment pas surnaturel

parce que c'est une professionnelle

Soudainement elle a surgi

Dans la future station Clichy

et brusquement la lumière fut

L'équipe de chantier à l'affut

Joyeuse L'applaudit sans retenue

 

Martine Martin / Février 2020 pour les prénoms du mercredi de Jill Bill (Aujourd'hui Yolène)

 

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Prénoms du Mercredi, #Poèmes

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Publié le 16 Avril 2020

Photo Pixabay

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ZENOBE est  un vilain microbe

Qui n’est  pas du tout xénophobe

Mais se sent parfois claustrophobe.

Il veut faire le tour du globe.

Être un parasite est son job,

Même si ce n’est pas très probe

Dans son étincelante robe,

Qu'on ne voit pas et qui l’enrobe,

La santé des humains  il dérobe

Il rit qu'on le couvre d’opprobre

Martine Martin Cosquer / Réédition d'un poème de 2014 (écrit pour les prénoms du mercredi) pour les jeudis en poésie des croqueurs de mots du défi 235 animé par Dominique du blog Mes antidotes.

Même si je parlais d'un microbe et non d'un virus, c'était assez prémonitoire !

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Poèmes

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Publié le 15 Avril 2020

Je ne suis pas très beau

Je ne bois que de l’eau

Mais j’suis un peu rond

et je suis bien noir

Je suis pétochard

J’suis pas un breton

Je suis vulnérable

Je vis sur le sable

Non pas du chômage

Celui de la plage

J’suis un peu lâche

Dans les trous j’me cache

Je m’appelle Jarno

Je suis un bigorneau

Vendéen de Jard

Ne me pêchez pas

Au secours au secours

Ne me crachez pas

Même pour un concours

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Martine Martin / Février 2020 pour les prénoms du Mercredi de Jill Bill (aujourd'hui Jarno)

NB : Et oui le cracher de bigorneau existe en Bretagne (pas en Vendée) voir ci-dessous

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Prénoms du Mercredi, #Poèmes

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Publié le 13 Avril 2020

Anne Roumanoff et Victor Hugo sont au comptoir d'un bistrot :

  • Mais c’est ce cher Victor,  ça fait une paye…  Je te paye un coup
  • "Veni, Vidi…"
  • Qu’est-ce que tu racontes Totor,
  • Je suis venu, j’ai vu  et assez vu  demain à l’aube je partirai  Madame Roumanoff
  • Appelle moi Anne. Qu’est-ce que je t’ai fait ?
  • « Fier jadis, dominant les lointains horizons,
    Aujourd'hui n'ayant plus que de hideux tronçons,
    Épars, couchés, perdus dans l'obscure vallée ;
    C'est l'épopée humaine, âpre, immense — écroulée ».
  • Qu’est ce tu racontes encore Totor, c’est puissant, on dirait du Fabrice Luchini
  • La légende des siècles, les siècles passent et tout se dégrade : des femmes dans les cafés qui boivent du vin rouge.. Mais qui est ce Fabrice ?
  • Un acteur … bobo comme on dit aujourd’hui
  • Bobo, il a bobo partout, il est  hypocondriaque !
  • Qu’est ce tu as dit « hypocon… » Il n’est pas con même pas hypo, c’est un intello comme toi et pas con au contraire, juste un petit peu déjanté. Quand il commence à  parler, c’est un vrai moulin à paroles, mais moi ,dès la première phrase, je ne capte pas alors je réfléchis à ce qu’il a voulu dire mais lui continue sans s’arrêter. On ne nous dit pas tout mais lui est le seul à tout dire mais je ne comprends rien.
  • Anne, citez moi un exemple ou vous n’avez pas compris
  • Oh que oui ! souvent il te cite Totor, il a répété par exemple une de tes phrases : "La forme, c'est le fond qui revient à la surface." Et pour nous épater encore plus,  il ajoute…. Puissant Hugo,  « Cela va mille fois plus vite et ça prouve un esprit assez humble qui a, en plus,  un sens aigu de la hiérarchie ».
  • C’est bien vu : Je suis modeste et conformiste . Quant à la forme et le fond je vais t’expliquer Anne ce que j’ai écrit… la forme en dit long sur…
  • Arrête Totor, ne perds pas ton temps…. Les formes je les ai en surface quant au fond je vais bientôt l’atteindre sans qu’il remonte, il tombera encore plus bas  et moi avec lui.
  • Tu m’appelles Totor, cela me touche, Juliette me surnommait Toto.
  • Pourquoi ? Tu n’es pas un zéro même si tu as une tête Toto, et quelle tête ! Chapeau Totor

 

  • C’est que me disait Juliette.
  • On ne nous dit pas tout et cela ne me regarde pas mais on dit que tu la trompais ta Juliette. Si les temps ont changé Totor, les hommes  sont toujours les mêmes. Demain à l’aube, tu resteras Totor.
  • Non je partirai Anne.
  • Non restes Totor ! Tu aimes les femmes, Attends, Il y a un cœur à prendre et à consoler. Une femme de lettres vient d’être larguée par son mec, un politique illustre, ancien député comme toi. Il lui a préféré une actrice Julie Gayet comme ta Juliette Drouet ! Julie, juliette… Drouet, Gayet... Que de coïncidences !
  • Les coïncidences sont les facéties du destin ! C’est étonnant en effet, Anne, mais qui est cet homme politique ? 
  • Le commandant du pédalo France. Il risque de toucher le fond avec nous sans y mettre les formes.
  • La misère existe donc toujours moi qui voulait la voir supprimée et non secourue.
  • Des Cosette, Gavroche, il y en a toujours plein Totor et de plus en plus et ils ne sont même pas secourus
  • Tant pis pour la première dame à consoler, Demain à l’aube je partirai. je ne veux pas voir la France sombrer :

« Charme l'Europe et plaît au monde... - Ah ! je voudrais,
Je voudrais n'être pas Français pour pouvoir dire
Que je te choisis, France, et que, dans ton martyre,
Je te proclame, toi que ronge le vautour,
Ma patrie et ma gloire et mon unique amour
! » 

  • Tu ne pourras pas partir Totor c’est "le" grève SNCF, à moins que tu veuilles aller à Rocamadour, le seul train maintenu, désolée ce ne sera pas à l’aube il part ce soir !
  • Mais qu’est-ce que j’irai faire à Rocamadour
  • Manger du foie gras et du fromage de biquette avant de repartir 
  • C’est une bonne idée Anne, je suis un bon vivant, je vais à Rocamadour mais avant de repartir promettez moi  de ne plus boire autant, vous allez vraiment tomber au fond et ce n'est pas bon pour votre forme.
  • Je ne promets jamais rien mais, parce que je t’aime bien, je te chante une de tes chansons revisitée à ma sauce

Comme dirait mon beau frère

Si je tombe par terre

Pas la faute à Voltaire

C’est la faute au Jaja

Dont je suis si fada

 

Martine Martin-Cosquer/ Rediffusion d'un article de Février 2014 pour le défi 235 des croqueurs de mots animé par Dominique du blog les antidotes

Toutes mes excuses à Fabrice Luchini, Anne Roumanoff (qui ne boit que dans ses sketches Radio Bistrot) ; je les aime beaucoup tous les deux mais c'était pour les besoins du texte.

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Humour, #Ecrits divers

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