Publié le 15 Juin 2018

Bernard Buffet : Clowns musiciens, la danseuse

Bernard Buffet : Clowns musiciens, la danseuse

Nous sommes 4 clowns musiciens Je suis le clown chef d’orchestre avec mon costume à carreau rouge et noir et mon chapeau melon.  Je joue de la musique sur une grosse caisse avec un cœur transpercé d’une flèche comme mon cœur et celui de mes 3 compagnons. Malgré notre tristesse nous devons chaque soir faire rire et chanter les enfants et je suis le seul à réussir à ne pas montrer mon mal être. Ne trouvez-vous pas mes acolytes sinistres ? Ils vont faire peur aux enfants.

A mes côtés la danseuse nattée et couronnée, le regard fixé sur un horizon lointain, sautille sur ses jolies jambes aux pieds chaussés de godillots clownesques à ruban qui contrastent avec son tutu vaporeux. Ses Bras squelettiques aux mains gantées de blanc sont levés vers le ciel,. Elle semble absente. On pourrait penser à le voir que c’est un mime de pantomime. A quoi pense-t-elle ? Ou plutôt, à quoi pense-t-il ?  Il voudrait, comme nous, être ailleurs mais hélas il reviendra demain jouer la danseuse. Il faut bien perdre sa vie à la gagner.

A côté d’elle le clown auguste, sinistre personnage, joue d’un violoncelle de pacotille ressemblant plus à une caisse de transport avec "haut" et "bas" indiqué au cas où le pauvre ne saurait pas dans quel sens jouer de son instrument. Sa veste longue noire et jaune à carreaux n’arrive pas à cacher la maigreur de son corps. Il a toujours été jaloux de ma prestance lui qui se trouve ridicule avec cette casserole en guise de chapeau. Il a préféré la mettre sur sa tête plutôt que de la traîner derrière lui car il en traîne déjà tellement et de très lourdes. Il me regarde avec un air méprisant. Je dirais même assassin. Il porte un objet insolite sur collier autour de son clou : une clef. Ne pensez pas que c’est la clef des songes, il est trop ancré dans son présent et son passé de misère pour pouvoir encore s’autoriser à rêver. Ce n’est pas non plus la clef de son cœur il est trop aigri par la vie pour en avoir encore un.   

A ses côtés «  Berthe » le clown blanc, aux grands pieds nus, coiffé d’un entonnoir porte un costume blanc revêtu de notes de musiques Son visage peint en blanc, avec ses grands yeux fixes et sa bouche béante ressemble au masque de l’assassin de Scream. Il joue du tambourin tout en chantant ou plutôt criant avec sa voix éraillée. Comme la danseuse, c’est un rêveur. Il est présent, actif mais en fait son esprit vogue ailleurs en extérieur bien loin de ce chapiteau de cirque et c'est comme cela qu'il arrive à supporter son quotidien. 

Voilà mes amis j’ai terminé la présentation peu complaisante, je l’avoue, de ma troupe « Les cœurs brisés ».

Martine / Mai 2018 pour le nid de mots d'ABC sur un tableau de Bernard Buffet. Les mots en gras sont les mots imposés

 

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Rédigé par Martine.

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Publié le 14 Juin 2018

Renoncules / Photo PIXABAY

Renoncules / Photo PIXABAY

J’y vais ou bien je n’y vais pas

voudrais-je donc  bien aller ?

Un lieu où je vais jubiler

Mes amis  j’y vais à Givet

Givet a un je-ne-sais-quoi 

Qui remplit mon âme de joie

J’y vais avec Jason mon Jules

Devant les jaunes renoncules

Aux pieds  des jets d’eau Jacuzzi

Dans le  jardin de l’abbaye

Qui nous a toujours ébahis

Amour à vie sans jalousie

Sur notre honneur nous jurerons

Et jamais nous nous jugerons

 

Martine / Mai 2018 pour le défi 66 de Ghislaine : un défi en "J"

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Poèmes

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Publié le 13 Juin 2018

En haut brille l'éternel
Toques vierges irréelles
Eblouissantes au soleil
Ravissantes merveilles
Nappées de crème glacée
Enlaçant pentes herbacées
Là-haut sur très hautes cimes
Là-haut l'infini inouïssime
Eternelles neiges d'antan

Sur le massif du Mont-Blanc

Photo Pixabay

Photo Pixabay

Martine Martin / Juin 2018 pour les acrostiches du mercredi chez Lénaig (Aujourd'hui Eternelles)

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Acrostiches

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Publié le 12 Juin 2018

Pour scène de rue chez COVIX une photo prise à Cergy lors d'un spectacle de rue

Scène de rue : La femme la lampe et le lampadaire

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Scène de rue

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Publié le 8 Juin 2018

Dieu le créateur à vénérer

La perfection souhaitant atteindre

Fit des brouillons avant de créer

Voici un  exemple et pas des moindres

Il a créé Le singe avant l’homme

Après la femme il put enfanter

Si l’on excepte la femme brouillonne

Avouez qu’elle est beauté et pureté

Pour l’homme quelle apaisante présence

Des mâles se disent ouverts et forts

N’est-ce  pas de la suffisance

Chez ces solides et sacrés cadors

De prétendre les femmes guider

Sur une photo Pixabay (rajout d'une bulle)

Sur une photo Pixabay (rajout d'une bulle)

Je ne suis pas Dieu le créateur

J’agis et oui je crée par pulsion

Que ce soit à midi ou onze heures ;

Oh non : « je ne fais pas de brouillon »

Au futur ma vie n’est pas écrite

Sinon elle ne serait que brouillon

Je crierais en prenant le bouillon

Celui de onze heures ou celui de huit

 

Martine / Mai 2018 pour l'atelier 65 de Ghislaine (mots et phrase en gras imposés)

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Poèmes

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Publié le 7 Juin 2018

Eveil

Aurore estompée par brume rose ouatée

Souffle de l’air fraichi sur vos joues endormies

Chant d’un pinson heureux dans jardin silencieux

Chat frileux Tiffany dans vos jambes blotti

Rose blanche éclose,  nuit d’apothéose

Sourire du voisin vous découvrant soudain

Parfum du thé fumant, vos papilles dopant

Chaud et moelleux croissant  pour plaisir croustillant

Une chanson de Brel émouvante et belle

Nouveau jour plein d’espoir, donner et recevoir

Vivre chaque moment,  Le vivre intensément

Joies exquises des sens,

Oh  bonheurs de l’instant

Douces Somnolences

Freinant le cours du temps

Martine / Réédition d'un poème de 2014 pour les jeudis en poésie du défi 206 des croqueurs de mots animé par Asfree

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Poèmes

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Publié le 6 Juin 2018

Grand ou petit chef attentionné
Art du dressage sur jolie table
Saveurs nouvelles et raffinées
Trou normand ou mise en bouche
Restaurant cosy et charmant
Oenologue bon sommelier
Noblesse d'un service feutré
Odeurs suaves délicieuses
Mets aux noms poétiques
lvresse assurée des papilles
Et grand bonheur inoubliable

Martine / mai 2018 pour les acrostiches du Mercredi de Lenaïg

Photo Martine

Photo Martine

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Rédigé par Martine.

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Publié le 5 Juin 2018

Pour scène de rue chez COVIX une photo prise aux Sables d'Olonne

Scène de rue : la communication résiste au bistro

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Rédigé par Martine.

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Publié le 4 Juin 2018

Cher Archibald

Cher Archibald

Quand Asfree a lancé son défi d’écriture et qu’il fallait imaginer la lettre qu’ un personnage de livre ou de film aurait pu m'adresser, j’ai été un bref instant déstabilisée.  Il y a tant de héros de fiction que j’ai aimés et dont j’aimerais recevoir un courrier.  Et puis, cher Capitaine Haddock, tu m’es apparu comme une évidence.

Comme tu ne me connais pas et que je te connais très bien j’ai préféré t’écrire pour te dire tes 4 vérités les meilleures et les pires plutôt que d’imaginer une lettre que tu m’adresseras jamais.  

Tu dois te demander pourquoi je t’ai choisi ? Pour plusieurs raisons la principale parce que la lecture de toutes tes aventures  à côté de tintin m’a procuré quand j’étais jeune un immense plaisir. Je te préférais à ton ami tintin. Certes il est intelligent, rusé, très actif ce bachi-bouzouk  ce qui me plait mais il n’a pas d’étoffe comme toi et semble souvent sur une autre planète. Il n’est que l’hologramme de lui-même.   Heureusement que tu es à ces côtés pour le ramener à la réalité des choses. 

L’autre raison pour laquelle je t’ai choisi c’est que tu es un capitaine et que Je suis marin sur la jolie goélette des croqueurs de mots pour laquelle j’écris aujourd’hui.  J’aimerais comme toi voguer sur les océans ce que je ne fais que virtuellement  étant tout sauf une aventurière. Pour reprendre une de tes expressions, si je vogue un jour,  pour ne prendre aucun risque,  je le ferai sur un  bateau-lavoir ou sur un pédalo à une place pour en devenir plus facilement capitaine comme le dirait Mélenchon qui te ressemble un peu et qui a copié ton vocabulaire.  La seule différence néanmoins entre vous c’est que toi Archibald tu le fais pour le bien d’autrui et que lui le fait pour sa propre gloire.

Sous ton côté bourru, excessif en tout, se cache une grande affectivité, un cœur d’or.  Pour toi pas de nuances tout est noir ou blanc, tu ne connais pas le gris. Tu es impulsif, spontané, impatient, parfois grincheux, voire même colérique. Seul le court terme compte et tu t’engages pleinement dans l’action sans réfléchir mais avec beaucoup de pugnacité.

Tu aimes les gens ou tu les détestes. Tu es exigent avec toi-même et avec les autres vis-à-vis desquels tu te montres spontanément très critique ce qui te rend intolérant vis-à-vis de ceux que tu trouves lents, mous, bêtes. 
 

Cher Archibald

Tu dis ce que tu penses, ce que tout le monde pense... mais n’ose pas dire. Au diable la bienséance qui est  pour toi  la caractéristique des moules à gaufres autrement dit  de Monsieur ou Madame tout le monde si tu me permets de traduire ton expression. Tu es comme le poil à gratter, tu frottes où ça fait mal cher Archibald et d’ailleurs dans ton prénom il y a Archi ce qui te convient bien.  

Tu ne laisses en tous cas personne indifférent et heureusement car tu ne supportes pas l’indifférence. À  défaut d’être aimé, tu préfères qu’on te haïsse. 

À y réfléchir maintenant, je crois savoir pourquoi je t’aime tant.  Nous nous ressemblons un peu et certainement que je m’aime à travers toi-même si, au fil des années, la vie m’a appris à faire preuve de plus de circonspection.

Je sais que tu n’aimes pas les conseils mais je vais t’en donner un tout de même !  Tu devrais cher Archibald mettre de l’eau, non pas dans ton vin puisque tu n’en bois pas, mais dans ton whisky au sens propre comme au sens figuré.  Arrêtes d’être un boit-sans-soif sinon tu vas devenir un va-nu-pieds. L’alcool peut te détruire, voire te tuer et je suis bien placée pour le savoir : il a tué mon papa. 

Tu devrais aussi cesser de fumer : cela te ferait faire des économies et serait très bon pour ta santé. En plus, mille sabords de tonnerre de Brest, cela t’éviterait, Cornichon, de te brûler les doigts ou ta barbe avec tes allumettes ou ta pipe.

Voilà ce que je voulais te dire Illustre Capitaine qui m'a tant amusée dans mon enfance. Merci infiniment et du fond du cœur.

Permets moi de te faire un bisou
 

Martine / Mai 2018 pour le défi 206 des croqueurs de mots animé par Asfree

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Lettres

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Publié le 1 Juin 2018

Une petite île brille, entre océan et ciel

Île  aux  mimosas d’or,  à l’or blanc et au  miel

Île éblouissante blanche comme lumière

Île fuchsia et mauve comme rose  trémières

Île aux mille couleurs : Paradis atlantique

Île aux mille parfums : Doux rêve de tropique

Île  bleue indigo comme ses volets en bois

Presqu’ile à marée basse en empruntant le Goix

Vraie île à marée haute tout près du continent

Dire son nom je n’ose tant il est surprenant

Noirmoutier  mal nommée mais ô combien aimée

Noirmoutier la joyeuse j’ai voulu t’acclamer

Photos Martine

Photos Martine

Martine / Réédition d'un poème de 2015 pour les haîkus du vendredi chez Lenaig. Thème de la semaine : les îles.

Ce n'est pas un haÎku. Quand il m'arrive d'en écrire c'est par manque de temps, en commentaires chez Hélène ou quand le sujet mérite une certaine retenue (c'était le cas de mon haïku publié hier) mais je n'aime pas trop les haîkus où je ne peux pas exprimer tout ce que j'ai à dire ce qui me fruste et m'enlève tout plaisir d'écrire.

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Poèmes

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