Publié le 28 Septembre 2017

C’est l’été lumineux et joyeux

D’élégants oiseaux au plumage blanc

Ombres douces dans l’azur des cieux

Planent au-dessus des marais salants

Ils volent, se grisent et déraisonnent

Au dessus des Marais d'Olonne. Cliquez sur la photo pour la voir en grand

Au dessus des Marais d'Olonne. Cliquez sur la photo pour la voir en grand

C’est l’étrange et flamboyant automne

Des Journées embrumées et si douces

Ou le haut plafond du ciel moutonne

Eclipsant l’aube en cape rousse

Feuilles pourpres papillonnent et volent

 

C’est l’hiver saison bénie d’Eole

Qui tousse et s’époumone à souffler

Les flots gris argentés cabriolent

Eclaboussant les emmitouflés

Joie de voir ce décor épatant

Les Sables d'Olonne. Cliquez sur la photo pour la voir en grand

Les Sables d'Olonne. Cliquez sur la photo pour la voir en grand

Te voici arrivé désiré printemps

Quelques semaines tu resteras

Fleurs, feuilles et  parfums excitants

Reste encore quelques instants

Je veux te serrer fort dans mes bras

Pour que tu restes plus longtemps

 

Martine (Septembre 2017) pour l'Atelier 48 de Ghislaine (les mots imposés sont en gras dans mon poème)

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Poèmes

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Publié le 28 Septembre 2017

Sous la plage : les pavés

En Soixante-huit sous les  pavés

La plage j'ai longtemps cherchée

Hélas je ne l'ai pas trouvée.

 

Quarante années ont passé

sur le sable je suis échoué.

Non pas le sable de la plage,

Celui plus glacial  du chômage.

Je cherche à délaisser le sable

Mais cela parait  infaisable :

Trop vieux, je n'ai  plus le profil ;

J'aborde la vie de face.

Trop vieux, je suis indocile

Que voulez vous que j'y fasse

Je souhaite encore travailler

Mais à quoi bon s'illusionner

 

Quand je serai trop enlisé,

Quand je serai désespéré,

Au fond du sable : les pavés

 

Martine / Réédition d'un poème de 2009 (remanié) Pour le Défi 191 des Croqueurs de mots 

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Poèmes

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Publié le 27 Septembre 2017

En sifflant La cocotte-minute,

D’Ute ténor joueuse de flûte

A atteint  le contre-ut.

Elle est  jalouse la belle  Ute ;

Elle monte sa voix  tous azimuts.

Zut,  zut, zut, comme c’est flute,

Elle n’atteindra pas le contre-ut

En colère et vraiment  pas fute-fute

Elle jette sa cocotte-minute

Par la fenêtre sans parachute

Elle chute et vite atteint l’occiput

De cet infortuné Belzebuth

Qui meurt en criant en contre-ut

Double ironie du sort pour notre Ute

Belzebuth voulait jouer de la Flûte

Il enviait belle flûtiste Ute

Et se fichait bien du contre-Ut

 

Martine / Septembre 2017 pour les prénoms du Mercredi de Jill Bill

Fable : Ute, la cocotte minute et Belzebuth

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Prénoms du Mercredi, #FABLES ET CONTES

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Publié le 26 Septembre 2017

Pour scène de rue de Covix, voici une photo d'une rencontre à Cergy avec le géant Teddy Riner

Scène de rue : Rencontre avec Teddy Riner

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Scène de rue

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Publié le 25 Septembre 2017

photo Pixabay

photo Pixabay

Mon père était teinturier. A tous les sens du mot, il s’est tué à la tâche à détacher et laver en respirant des produits toxiques et en travaillant dans la chaleur torride et moite de sa teinturerie.  Quand, atteint d’un cancer du poumon, il m’a proposé de reprendre sa boutique, j’ai refusé.  Je sais que je l’ai peiné mais il a compris. Je n’aimais pas ce métier et, même si je l’aidais depuis qu’il était tombé malade,  je ne voulais pas vivre toute ma vie enfermée dans une étuve aux effluves toxiques pour satisfaire des clients souvent mécontents et agressifs quand le blanchisseur n'a pas réussi le miracle d’enlever certaines taches anciennes et incrustées.  Ce qu’il n’aura jamais su c’est que je me suis mis à aimer de plus en plus les taches, à admirer leurs formes, leurs couleurs et qu’à force je n’avais même plus envie de les retirer.

N’ayant pas repris la teinturerie de mon père, il me faut maintenant trouver un job pour vivre certes mais aussi un métier qui me passionne. Depuis que je suis enfant, j’ai une âme d’artiste. J’aime  allier au mieux couleurs et formes. J’aide  mes amies à décorer leurs appartements et maisons. Elles me disent que  je suis douée.  J’aurais pu en faire mon métier, devenir architecte d’intérieur.  Hélas je me suis aperçue,  en travaillant dans la teinturerie, que je n’aimais pas le contact avec la clientèle. Je suis une solitaire.

Je vais devenir artiste peintre. Je ne sais pas dessiner mais peu importe, je remplirai des toiles désespérément blanches  de jolies taches colorées. Avouez que, pour une fille de blanchisseur, c’est original.  Je vendrai mes toiles sur internet, dans les marchés de noël et différentes expositions. Petit à Petit je me ferai un nom dans le tachisme .

Je sais que vous allez me dire, qu’avant de gagner ma vie en tant qu’artiste, il va me falloir beaucoup de temps et peut être même que je me tuerai à la « tache » sans devenir célèbre. Vous avez raison c’est pourquoi je fréquente en ce moment les sites de rencontres pour trouver un compagnon qui puisse m’entretenir. Je ne serai pas exigeante il peut être laid, vieux  et il serait préférable qu’il soit sot ;  seule obligation qu’il soit riche, car comme le dit Paris Hilton,  « on a besoin des animaux le jaguar pour la voiture, le vison pour la fourrure et le dindon pour la facture ». Je pourrai ainsi porter un manteau de panthère blanche (j’ai horreur du vison, c’est trop noir) et draguer au volant d’une rutilante Jaguar blanche sur laquelle j’aurai peint des taches colorées.

Martine / Septembre 2017 pour le Défi 191 des Croqueurs de mots .

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Ecrits divers

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Publié le 21 Septembre 2017

Photo Pixabay

Photo Pixabay

Dans son usine désertée,
il est le premier arrivé

Tout y est vide et silence.
Soudain il sent une présence.

Sa machine vieille et digne
semble l'inviter d'un signe.

Il s'approche avec précaution,
D'un geste la met en action.

Elle pousse un long gémissement,
S'ébroue et tourne lentement.

Avant de changer de route
il la regarde, l'écoute.

Des larmes longtemps refoulées,
brusquement il laisse échapper.

Abasourdie, elle hoquette.
Sans prévenir elle s'arrête.

Ce fut leur dernier message,
Comme un mutuel hommage.

Demain, elle déménage,
Il pointera au chômage.

Tué à la tâche et trop cher
Inutile qu'il espère.

A cinquante-sept ans révolus
on ne l'embauchera plus
.

 

Martine / Réédition d’un poème de 2008 pour les jeudis en poésie des croqueurs de mots

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Poèmes

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Publié le 20 Septembre 2017

Pour  les prénoms du Mercredi de Jill Bill (aujourd'hui Adonis), voir ci-dessous en lien ma participation d'Avril 2015.

En effet ce prénom avait déjà été traité et comme à l'époque il m'avait peu inspiré, je n'ai pas d'autre idée, merci Jill de m'excuser pour cette réédition sans ajout complémentaire.

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Poèmes, #Prénoms du Mercredi

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Publié le 19 Septembre 2017

Pour scène de rue de Covix, voici une photo prise par mon ami Jean-Charles aux Sables d'Olonne

Scène de rue : Pirate des Sables

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Scène de rue

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Publié le 18 Septembre 2017

Pour Image citation 32, voici les photos de Gisèle pour lesquelles elle nous demandait de trouver une citation

Imagecitation 32
Imagecitation 32
Laissez cracher les petites gargouilles

Laissez cracher les petites gargouilles

Pas de citation d'auteur pour les deux dernières mais j'ai écrit ce qu'elles m'inspiraient

Imagecitation 32
Imagecitation 32

Et maintenant voici les citations proposées par Gisèle et qui étaient à illustrer  par une photo

Photo pixabay

Photo pixabay

photo pixabay

photo pixabay

Photos pixabay sauf une de mes photos : la frégate
Photos pixabay sauf une de mes photos : la frégate
Photos pixabay sauf une de mes photos : la frégate

Photos pixabay sauf une de mes photos : la frégate

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Citations

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Publié le 16 Septembre 2017

Je m’assois souvent sur le banc face au vieux manège de chevaux de bois pour les regarder tourner. Aujourd’hui je sors mon cahier à spirales et je me mets à écrire spontanément ce que je ressens en regardant les chevaux tourner. Satisfait de mon poème, je range mon stylo et mon cahier dans mon sac.

Sur le manège, une jolie jeune-femme blonde me fait signe d’une main. Dans l’autre main elle tient un chapeau noir à large bord qui est bien trop grand pour sa tête si fine. Le manège s’arrête, elle descend prestement avec élégance et se dirige vers moi en souriant. 

  • Bonjour me dit-elle, je m’appelle Léna et vous ?
  • Antoine !
  • Je vous ai vu écrire Antoine. Je suis curieuse. Si ce n’est indiscret qu’écriviez vous, Peut être un roman ?
  • Non un poème Léna.
  • Vous pourriez me le lire
  • Je sors mon cahier du sac, l’ouvre et me mets à lui lire mon poème

Tournez sans vous arrêter
Courageux chevaux de  bois
Tournez sans vous détourner
Toujours et encore tout droit

Nous attrapons le tournis
Pourquoi donc encore tourner
Est-ce donc cela la vie
Quelle est notre destinée

Tournez et obéissez
Courageux chevaux de bois
Tournez sans vous questionnez
dans la musique et la joie

Tournons sans nous arrêter
tournons sans nous retourner
Pour nos enfants un autre tour
Nous avançons par amour

  • C’est beau  Antoine, c’est vrai la vie est un manège dont nous sommes les chevaux. Je suis standardiste à la mairie toute proche et j’aime venir sur ce manège pendant ma pause déjeuner et tourner en rêvant que je chevauche un bel étalon blanc dans les steppes mongoles. Cela me permet d’évacuer le stress des appels incessants de la journée.
  • Votre chapeau m’intrigue Léna, on dirait le chapeau du cuisinier Marc Veyrat  
  • Je l’ai trouvé dans le grenier de ma grand-mère hier et je l’ai mis aujourd’hui pensant qu’il m’aiderait à me projeter encore plus dans mon rêve de chevauchée Mongole. C’était une erreur, il est bien trop grand pour moi, et risque à chaque instant de s’envoler... Mais que faites-vous dans la vie Antoine. ?
  • Je suis Agent bancaire au chômage et à mes heures perdues poète et cuisinier… du dimanche !
  • Alors Antoine permettez-moi de vous offrir ce chapeau qui vous ira si bien. Pendant que je rêve de chevauchées mongoles, en portant ce chapeau dans votre cuisine, vous pourrez rêver que vous êtes comme Marc Veyrat un grand chef.  Nos rêves sont l’essence de notre motivation pour continuer à tourner et avancer.   

Martine / Septembre 2017 pour  le NID DE MOTS d’ABC (mots imposés en gras) 

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Ecrits divers

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