Publié le 23 Février 2018

Pour son défi d'écriture 55, Ghislaine nous demande d'écrire un texte avec au moins 10 mots commençant par la lettre T. J'ai corsé un peu le défi en m'imposant des rimes en T. J'adore jouer avec les mots ainsi. Merci Ghislaine

Il s’appelait Timothé

De Timo on l’a traité

Il perdait ainsi son Thé

Depuis il est tourmenté

déjanté,  désanchanté

Avec beaucoup de fierté

Pour retrouver son Thé

Mais aussi sa santé

Il boit chaque jour du thé

Attentif il doit tenter

De ne pas s’ébouillanter

Il s’est aussi  fait tatouer

Théière et tasse de thé

Sur son thorax Tacheté

De petits grains de beauté

Que son amie Dorothée

Qui a conservé  son "Thée"

Adore tant bécoter

Au lieu de boire du thé

Lui dit-elle déconcertée

Tu devrais plutôt téter

Mes petits tétons ouatés

Il lui répond excité

Oh Dorothée plus de thé

Oh oui, téter, téter

Tes petits tétons ouatés

Pour retrouver deux "Thé"

"Thémer"..  t'aimer  sans compter

 

Martine / Mars 2018 pour le défi 55 de Ghislaine.

Photo Pixabay

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Rédigé par Martine.

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Publié le 22 Février 2018

Pour le deuxième jeudi en poésie du 200ème défi des croqueurs de mots, Durgalola nous demande de choisir un texte d'un poète dix neuvième-siècle. Je ne sais si je vous l'ai dit un jour j'aime beaucoup Chateaubriand l'auteur des mémoires d'outre-tombe mais aussi le poète et j'ai choisi les quelques vers qui suivent peu connus mais surtout parce qu'il ont été écrits en 1818 ce qui correspond encore plus au défi de mon amie

Photo Pixabay

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Vers écrits sur un souvenir [1]

donné par la marquise de Grollier à M. le baron de Humbolt

Vous qui vivrez toujours, comment pourrez-vous croire
Qu’on vous offre des fleurs si promptes à mourir ?
« Présentez, direz-vous, ces filles du Zéphyr
A la beauté, mais non pas à la gloire. »
Des dons de l’amitié connaissez mieux le prix.
Dédaignez moins ces fleurs nouvelles :
En les peignant sur vos écrits,
J’ai trouvé le secret de les rendre immortelles

Paris, 1818.

François-René de Chateaubriand, Poésies diverses

[1] Ce Souvenir renfermait des pensées de l’illustre voyageur, et était orné de fleurs peintes par Mme de Grollier

 

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Rédigé par Martine.

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Publié le 21 Février 2018

Pablo le souriceau qui se prend pour PicassoPablo le souriceau qui se prend pour Picasso

Pablo est un souriceau

Portant couvre-chef rougeaud

Sac à dos rouge et pinceau

Il se prend pour Picasso

Ce candide jouvenceau

Mais s’emmêle les pinceaux

Il n’a peint aucun tableau

Mais fut juste un souriceau

Modèle pour Picasso

La souris / Sérigraphie de Picasso

La souris / Sérigraphie de Picasso

Martine / Décembre 2017 pour les prénoms du mercredi de Jill Bill (aujourd'hui Pablo)

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Rédigé par Martine.

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Publié le 19 Février 2018

Mon amie Andrée nous demande pour ce 200ème défi des croqueurs de mots d'écrire un texte qui débutera par "je me souviens" . J'avais écrit en août 2011 un texte sur le même thème pour la communauté prête moi ta plume sur mes souvenirs d'enfance avec une comparaison avec aujourd'hui car je vis essentiellement dans le présent et essaye de ne pas penser au passé et encore moins à l'avenir.

J'ai repris ce texte en le remaniant car en 7 ans mon "aujourd'hui" a quelque peu changé. Je travaillais à l'époque, aujourd'hui je suis à la retraite en Vendée et j'ai beaucoup changé. Ma vision de la vie est bien différente. 

JE ME SOUVIENS DE MES JEUNES ANNEES

Je me souviens de la minuscule loge de concierge de ma grand-mère dans une pièce unique qui sentait les zestes d’orange qui  séchaient sur le dessus de la cuisinière à charbon qui nous chauffait. Dans cette pièce, unique, nous dormions, mangions,  nous lavions à l’eau froide dans l’évier. Aujourd’hui mes deux maisons sont grandes, elles ne sentent rien et dans chacune d’elle,  j’ai une salle d’eau et une salle de bain.   je n’utilise que la salle d’eau car je prends une douche froide chaque matin qui me réveille et me dynamise.

Je me souviens du parfum frais et tenace  d’eau de Cologne avec laquelle ma grand-mère me frictionnait avec amour et dont elle s’aspergeait. Aujourd’hui je porte « air du temps » de Nina Ricci, c’est plus sophistiqué mais cela ne vaudra jamais l’odeur de l’eau de Cologne de mon enfance.

Je me souviens de mes jeunes années

Je me souviens de mon papi, même s'il nous a quitté bien vite. Il m'emmenait avec Mamie au Parc Montsouris ou au Jardin des Plantes et allait me chercher de l'eau pour mes pâtés dans le bac à sable. Aujourd'hui avec mon Jeff, j'emmène nos petites filles se promener dans les parcs publics en pensant à eux.

Je me souviens de mes jeunes années

Je me souviens des grands yeux bleus toujours souriants de la marchande de couleurs parisienne et de sa boutique au parfum entêtant de lessive,  aux ustensiles en tous genres suspendus au plafond ou jonchant le sol dans un joyeux bazar coloré.  Aujourd’hui je me promène dans les allées des hyper marchés aseptisés, aux linéaires et têtes de gondole parfaitement rangés et je ne prends  plus le temps de regarder les yeux des caissières.

Je me souviens de l’odeur du pain chaud de la boulangerie où je déposais quelques sous sur le comptoir en demandant timidement « un petit fendu bien cuit s’il-vous-plait madame ».  Aujourd’hui je demande une baguette pas trop cuite sans rajouter s’il-vous-plait (car bien sûr cela plait à la boulangère de vendre, elle en vit), mais je dis encore merci

Je me souviens de la crémerie ou nous achetions des yaourts en pot de verre et où nous ramenions ces pots. Aujourd’hui je jette mes pots de yaourt, je jette tout sans prendre souvent le temps de trier.

Je me souviens de ma première poupée Bella que ma grand-mère m’avait offerte quand j’ai eu la rougeole. Je l’avais surnommé Laurence…. Aujourd’hui je n’ai plus cette poupée, ma mère l’a donnée sans m’en avertir quand j’ai eu 14 ans (j’étais trop grande pour jouer à la poupée) mais j’ai une fille  qui a 42 aujourd'hui (je me souviens de sa naissance et celle de mon fils  les plus beaux jours de ma vie) et trois charmantes poupées à couvrir de bisous. J’aime peigner leurs cheveux longs et bouclés.

Je me souviens de la Samaritaine et son plancher de bois qui craquait sous nos pas, j’aimais regarder et toucher les vêtements et ma mamie m’achetait de jolies robes  payées avec les bons de la semeuse… Aujourd’hui mes doigts effleurent l’écran de mon smartphone plus que le tissu et j’achète plus sur internet que dans des magasins.

Je me souviens des timbales aux fruits de mer succulentes de ma grand-mère. Je ne l’aidais pas, je n’aimais pas faire la cuisine à l’époque… Aujourd’hui la cuisine et la pâtisserie sont des passions et je regrette de ne pas avoir demandé ses recettes à ma grand-mère…. 

Je me souviens du petit cinéma parisien de la rue Boyer baret à Paris où j’ai tant pleuré en silence à côté de ma grand-mère en regardant Mayerling ou autant en emporte le vent.  Aujourd’hui je ne vais presque plus au cinéma, je ne supporte pas d’être enfermée dans une salle obscure sans la présence rassurante de ma mamie et l’odeur de popcorn m’écœure.  

Je me souviens des romans de Dehli, ou je rêvais que, petite fille pauvre, plus tard j’épouserai un beau jeune-homme riche ou un prince avec qui je serai très heureuse.  Aujourd’hui, je l’ai trouvé mon prince, il est charmant et très riche intérieurement. Nous fêterons en juin prochain nos 45 ans de mariage.

Mon mariage un jour inoubliable

Mon mariage un jour inoubliable

Je me souviens de Carmen et la Hurlette  dans l’émission radio « sur le banc » de Raymond Souplex et Jeanne Surza… Je ne comprenais pas tout mais j’aimais voir ma grand-mère et mon grand-père rire des réparties de ce couple de clochards philosophes…. Aujourd’hui, j’y pense parfois encore en écoutant les sketches « radio bistrot » d’Anne Roumanov.

Je me souviens du journal France Soir que ma mamie achetait tous les jours, je me précipitais pour voir le feuilleton BD « Chéri Bibi » .  Je l’aimais bien ce bagnard antihéros malchanceux mais si sympathique … Aujourd’hui je ne lis plus le journal, je regarde les actualités à la télévision… Je n’aime plus lire  de BD mais j’aime beaucoup les dessins de presse.    

Je me souviens  des jolies croix d’honneur ou de mérite blanches cerclées de métal jaune avec des rubans écossais de l’école Sainte-Elisabeth  que je portais fièrement sur mon tablier noir au col Claudine blanc. Je faisais tout pour l’avoir et quand je ne l’avais pas  j’étais très triste.  Aujourd’hui, j’ai toujours l’esprit de compétition.  Je ne  me bats plus contre les autres mais contre moi-même pour toujours dépasser mes propres records sportifs (nombre de pas journaliers, de calories brûlées, de temps et vitesse de course). C’est stupide mais je n’y peux rien c’est addictif, il faut toujours que j'ai un combat à mener

Je suis la 3ème en haut en partant de la gauche (cliquez sur la photo pour la voir en grand)

Je suis la 3ème en haut en partant de la gauche (cliquez sur la photo pour la voir en grand)

Je me souviens des vacances à La Rochelle chez ma grand-tante et ce jour de juillet 1958 où la terre a tremblé. J'avais cinq ans, le plancher vibrait sous mes pieds, la vaisselle dans l'immense armoire en bois vernis tremblait, les verres s'entrechoquaient... Ce fut très court. J'ai eu très peur mais aujourd'hui je m'en souviens encore et je ne supporte pas le bruit des verres qui s'entrechoquent quand je les range dans le lave-vaisselle ou le placard.  

Je me souviens de la naissance de ma petite sœur. J’avais six ans, je vivais chez ma grand-mère  et cet évènement familial a fait que j’ai dû revenir vivre chez mes parents. J’étais triste mais je n’en voulais pas à ce beau bébé joufflu que j’aimais et qui a failli mourir de la coqueluche quelques semaines après sa naissance. Aujourd’hui j’aime toujours autant ma petite sœur, je reste en contact avec elle sur Facebook mais nous ne nous voyons pas souvent. Nos vies très différentes nous ont éloignées.  

Je me souviens de mes jeunes années

Je me souviens aussi des tours de cours  avec le bonnet d’âne sur la tête à l’école publique où je suis allée quand je suis revenue vivre chez mes parents.  On m’en voulait d’avoir été à l’école privée auparavant et la honte et la rage  contre « ces institutrices  communistes de l’école publique » comme disait mon père m’envahissaient. Cela a valu mon renvoi de cette école et mon retour dans une institution privée.  Aujourd’hui je n’ai plus honte quand on m’humilie et j'ai longtemps luté avec beaucoup de combativité contre toutes les injustices.

Je me souviens de la petite fille solitaire que j’étais qui ne se mêlait pas aux autres et qui les observait adossée au tronc du platane de la cour de récréation.  Aujourd’hui j’ai 232 amis sur Facebook dont certains que je ne connais même pas, mais combien de vrais amis ?

Je me souviens de ma mère, sortant d'un grand chou qu'elle avait ramené du marché, un petit baigneur en plastique et me disant "tu vois les garçons naissent dans les choux ». Je n'ai plus voulu manger de chou.  Aujourd’hui Je n'en mange plus. En y réfléchissant je crois que si j'en avais mangé quand j'étais petite,  j'aurais eu l'impression d'être responsable de la mort de mon frère ainé pendant que ma mère accouchait. Déjà, qu’à l’époque, je me sentais responsable d'exister à sa place.

Je me souviens du marché au timbre en bas des champs Elysées où mon père m’emmenait.  J’aimais surtout les timbres avec des fleurs et des animaux. Aujourd’hui je ne m’intéresse plus aux timbres, j’aime les gens un peu « timbrés » sortant de l'ordinaire et j’ai une belle collection de cartes postales anciennes  

Je me souviens des autobus parisiens… Je m’installais sur la plateforme arrière et regardait les passants, les voitures. Mon grand plaisir : passer sur le pont neuf et dominer la Seine …. Aujourd’hui quand je suis en Ile de France,  je traverse Paris dans le RER ou le métro sous terre et sous la Seine.  J’étouffe dans la grande ville.  

Je me souviens que lorsque, adolescente, on me demandait quel métier je voulais faire plus tard, je répondais : je veux être sage-femme. Aujourd’hui je ne suis pas sage-femme, mes parents n’ont pas voulu, mais je pense être devenue une femme sage qui a parfois heureusement quelques moments de folie.

Je me souviens de mes premiers flirts dans le bois de Saint Cucufa à Rueil-Malmaison avec Marie Christine une copine de mon école et ses copains.   Un dimanche après-midi nous avions  malencontreusement croisé le professeur d’anglais de mon école privée.  Le lendemain elle nous avait placées près du radiateur en fond de classe en nous disant  d'un air narquois, sous le regard hilare des copines,  "j'ai vu hier que vous aimiez la chaleur". Aujourd'hui j'ai toujours trop chaud... 

Je me souviens de l’idéal anti-communiste de mon père qui l’avait poussé à s’engager dans la guerre d’Indochine et d’en revenir meurtri à vie, de son admiration pour de Gaulle, de ses larmes, le jour de la mort du Général, de ses joutes verbales avec ma grand-mère qui avait voté Le Canuet.  Aujourd’hui j’ai beaucoup de mal à me situer politiquement, je suis centriste comme ma grand-mère. Néanmoins les idées de mon père (même si je n’y adhérais pas) sont restées ancrées en moi car j’adorais mon papa qui me le rendait bien peut être pour compenser le manque d’intérêt de ma maman pour la petite fille que j’étais qui n’avait comme seul tort de ne pas être un garçon.
 

Avec maman et mamie. Cet photo montre plus que des mots mes rapports avec ma mère

Avec maman et mamie. Cet photo montre plus que des mots mes rapports avec ma mère

Papa et moi

Papa et moi

Je me souviens avoir écouté pendant des heures les compagnons de la chanson chanter la chanson "Elle va mourir la mama" (Paroles: Robert Gall. Musique: Charles Aznavour)

Chanson qui se termine par :

Y'a tant d'amour, de souvenirs
Autour de toi, toi la mamma
Y'a tant de larmes et de sourires
A travers toi, toi la mamma
Que jamais, jamais, jamais
Tu nous quitteras …

Ce qui me fait une belle conclusion à cette évocation de mes jeunes années car "c'est en s'éloignant de sa source qu'un fleuve lui reste fidèle"

Mamie, je ne me retourne plus sur mon passé mais tu es mon présent, tu m'as jamais quittée, je pense à toi chaque jour et tout ce que je fais je le fais pour que tu sois fière de moi, toi qui me disait souvent "on fera quelque chose de toi si les petits cochons ne te mangent pas".

Martine / Février 2018

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Vécu

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Publié le 15 Février 2018

Pour le premier jeudi en poésie du 200ème défi des croqueurs de mots, Durgalola nous demande de prendre un de nos livres de poésie, d'ouvrir la page au hasard et de publier le poème de cette page. Je suis en ce moment en Vendée et  mes livres de poésie sont dans mon autre maison de Cergy.

Pour répondre néanmoins au défi de mon amie j'ai décidé de publier le 200ème poème publié sur ce blog et je trouve que le hasard a fait un bon choix, oui déjà 200 défis, comme le temps passe vite ! En plus cet accrostiche avait été écrit en 2014 pour les jeudis en poésie.

CARPE DIEM

CARPE DIEM

Horace, ô désespoir , o temps qui vite fuit

Ôtez le long espoir à vos instants fortuits

Recevez chaque instant comme un cadeau divin

Aujourd’hui sans hier et faux ami demain

Cueillez le jour présent, ô il sera sublime

Et Chantez carpe diem (*), jusqu’à l’instant ultime

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Poèmes

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Publié le 14 Février 2018

Emy et moi

P’tite Emy et moi

Sommes dans un bateau

Emy tombe dans l’eau

Et très vite se noie

Je suis en émoi

Qu’est-ce-qui reste ?

Et bien toi !

Me direz-vous

Je n’y crois pas

C’est un mauvais rêve

Pincez-moi

Martine / Décembre 2017 Les prénoms du mercredi de Jill Bill  aujourd'hui Emy

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Prénoms du Mercredi, #Poèmes

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Publié le 12 Février 2018

Pour son défi 54, Ghislaine nous demande d'écrire un texte avec les 8 mots suivants : Peu, fuite, mais, hélas, offrir, essayer, trouver, être et / ou avec la phrase "Ce ne sont que des mots". Voici ma participation

Ce ne sont que des mots

Ce ne sont que des mots

Ces Huit  mots anodins

Qui semblent  ne rien dire

 

Un Peu vaut mieux qu’un rien

Même si rien ne veut rien dire

Fuite :  remède à l’amour

Mais :  peut limiter l’espoir

Hélas : Regrets inutiles

S’Offrir sa chance c’est y croire

Ne plus essayer pour réussir

Ne plus chercher pour Trouver

Être pour ne plus  paraitre

 

Ce ne sont que des mots

Ces Huit  mots anodins

Qui semblent ne dire rien

mais Qui nous disent  beaucoup

Martine / Février 2018

Croyez en vous

Croyez en vous

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Rédigé par Martine.

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Publié le 7 Février 2018

Photo Pixabay

Photo Pixabay

Il est si las SILAS,

C’est une feignasse.

Finis l’été, les glaces !

 

Il va aller en classe

Avec de vraies blondasses

Des brunettes folasses

 

Avec son copain Douglas

Il vont partir en chasse

Aux plus jolies poufiasses

 

C’est trop classe la classe

 

Martine / Décembre 2017 Les prénoms du mercredi de Jill Bill  aujourd'hui Silas

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Rédigé par Martine.

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Publié le 5 Février 2018

Photo Pixabay

Photo Pixabay

Comme chaque matin, j’arrive devant la porte de l’immeuble de mon entreprise,  Mon bureau est au 3ème étage. Je pourrai emprunter l’escalier pour suivre les conseils de mon médecin qui me trouve trop sédentaire et soutient mordicus qu’il faut que je fasse de l’exercice. Si tu penses que je vais te croire mon cher Docteur.  Je me dirige vers l’ascenseur au fond du couloir.

Il est là à m’attendre la porte grande ouverte. J’appuie machinalement sur le chiffre 3.  Les portes se referment.  Je suis seule dans la cabine.  N’aimant pas trop les espaces clos,  une légère angoisse monte en moi.  Je crains que l’ascenseur s’arrête entre deux étages et l’idée de rester coincée dans cette boîte de fer est insupportable. Je regarde les chiffres défiler :  1, 2, 3.   Je me rapproche des portes coulissantes pensant qu’elles vont s’ouvrir. Elles ne s’ouvrent pas et  je sens que l’ascenseur continue à monter…. Je lève les yeux sur le panneau lumineux indiquant les étages, les chiffres continuent à défiler très vite 4, 5, 6 . Je me dis que peut être quelqu’un a appelé l’ascenseur, ce n’est pas grave, je redescendrai au 3ème avec lui.  

L’ascenseur a pris de la vitesse. Il va de plus en plus vite, trop vite : 7, 8, 9, 10. Angoisse totale l’immeuble n’a que 10 étages…. L’ascension vertigineuse continue  …La cabine est devenue transparente,  je suis maintenant dans le ciel de Paris que je vois  tout petit à mes pieds….  Curieusement  j’angoisse moins, je me sens libérée de la cage de fer,  mais il faut stopper cette ascension, je ne crois pas en Dieu.

Dans un bref éclair de clairvoyance,  je me dirige vers le clavier et j’appuie sur le RC espérant que l’ascenseur se mette à  descendre…. C’est ce qui  se produit. soudain la cabine s’obscurcit à nouveau et les chiffres réapparaissent sur le cadran :  8, 7, 6, 5. J’émets l’espoir soudain qu’il s’arrêtera  bien au 3ème  mais il continue sa chute inexorable :  2, 1, RC, - 1, - 2..…. Vite appuyer sur une touche, je ne veux absolument pas m’enfoncer dans les entrailles de la terre s’il dépassait le 3ème sous-sol.

Je suppose soudain que la touche 3 ne fonctionne pas.   J’appuie sur le 4 et s’il voulait bien s’arrêter et ouvrir ses portes au 4ème je redescendrai à pieds par l’escalier  L’ascenseur stoppe aussitôt sa descente et se remet à monter  doucement d’abord puis très vite il dépasse le 4ème, de nouveau le ciel et Paris à mes pieds.  Non ne pas monter plus haut, allez du cran Martine si tu veux te sauver de cette cage infernale !  J’appuie sur RC de nouveau.

L’ascenseur stoppe aussitôt son ascension vertigineuse et se met à redescendre à très grande vitesse, c’est certain je vais m’écraser au sol. Je transpire à grosses gouttes, ma vie défile très vite dans ma tête.

Soudain freinage violent de la cabine qui atteint le RC et s’arrête. Soulagement les portes vont s’ouvrir et je vais pouvoir sortir de ma prison. Les portes ne s’ouvrent pas. Je sonne pour appeler les services de maintenance. Pourquoi n’y ai-je pas pensé avant ? J’appuie sur la petite cloche et au même moment l’ascenseur repart mais il ne monte plus, il ne descend plus non plus.

C’est étrange il se déplace au niveau du sol, il est parti sur la gauche et  emprunte le trottoir de la rue de Clichy. Les portes sont devenues transparentes, la circulation est intense à cette heure, je vois les voitures défiler, les bus, les «Vélibs», la brasserie du casino de Paris où je déjeune le midi. Aucun passant ne semble voir cette cabine motorisée….

La sonnerie du téléphone retentit soudain dans ma boîte, ce doit être le service de maintenance. Je décroche le téléphone mais il continue curieusement à sonner….

Je me retrouve soudain dans mon lit. Le réveil sonne insistant et je prends conscience que j’ai encore fait ce stupide rêve de l’ascenseur que je fais très souvent mais nouveauté aujourd’hui, la cage infernale s’est déplacée horizontalement dans mon rêve…. A deux ans de la retraite, aurais- je enfin trouvé avec l’âge la sagesse en comprenant qu’à force d’avoir voulu monter trop haut dans l’entreprise, j’étais en train de chuter sans corde pour me retenir ni filet pour amortir la chute.

Martine / Pour le défi 53 de Ghislaine .

Les mots en gras et la phrase en rouge sont imposés par Ghislaine

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Rédigé par Martine.

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Publié le 2 Février 2018

En ce jour de Chandeleur,

Chandeleur et Chant de L'Eure

je réédite mon poème de 2014 "Le chant de l'Eure" que je dédie à mon amie Lénaig pour son coucou du Haïku du Vendredi. Ce n'est pas un haïku. J'en écris parfois mais c'est une grande frustration,  je suis trop bavarde.

Le Chant de l'Eure

 

Où courez-vous donc de si bonne heure ?

Nous sommes pressés de revoir l’Eure

L’Eure en fleurs qui est douceur et splendeur

A la bonne heure

 

A Gisors château fort tout en rondeur

A Bernay la Charentonne est candeur

A Verneuil  la tour trop grise est en pleurs

A Louviers cantonnier ensorceleur

A Pacy avec Pudeur coule l'Eure

Au Beffroi d’Evreux  coulent les heures

Sur le Vexin : Or d’aurore et couleurs

A Gaillon, nous fêterons la chandeleur

Et entonnerons le chant de L’Eure

 

D’où revenez-vous de si bonne heure ?

Nous revenons enchantés de l’Eure

L’Eure en fleurs bonheur, douceur et splendeur

Oh la bonne Eure

Gisor et ses bord d'Epte (photos Martine)Gisor et ses bord d'Epte (photos Martine)

Gisor et ses bord d'Epte (photos Martine)

Château fort de Gisor

Château fort de Gisor

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Rédigé par Martine.

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