Publié le 28 Avril 2016

photo pixabay

photo pixabay

D'élégants papillons roses et blancs,

Brefs préludes à l'éphémère printemps

Tournent leur calice vers le ciel

Pour dans l'azur, quêter l'éternel

Avant de s’étioler et mourir,

Avec un imperceptible sourire

Quelque part ils renaîtront demain

Avec au cœur un triste parfum,

Pour fleurir d'autres jardins secrets

De corolles d'émotion et de paix

 

Martine / Réédition d'un poème du 16 mars 2007 pour les jeudis en poésie défi 165 des croqueurs de mots animé par Durgalola

Voir les commentaires

Rédigé par Martine.

Publié dans #Poèmes

Repost0

Publié le 27 Avril 2016

Wilma

J’aime mon prénom Wilma qui est le début de William et la fin d’Emma. Il me va bien. Il y a de l’anima et de l’animus en moi. A la fois fragile et très forte, je suis une séductrice, passionnée, volontaire et quelque peu artiste. Quand je suis née, j’ai quitté à regret mon cocon humide et chaud pour un monde plus froid. Sur mon nuage, je rêve, je contemple le monde. Je voyage dans le ciel, dans la galaxie étoilée sur les océans et sur terre. Je chante et danse dans le vent et sous la pluie, je dessine des tableaux tristement beaux. Je suis très énergique, hyperactive. J’agis vite mais toujours avec détermination. Je vais jusqu’au bout de mes objectifs sans me laisser détourner. On ne peut m’oublier, je laisse des traces partout où je passe. Je sais que c’est prétentieux de le dire mais je suis belle. Je suis une star. J’ai quelques admirateurs des paparazzis qui sont fascinés par ma longue chevelure vaporeuse brune argentée à nulle autre pareille et mon regard noir perçant un peu diabolique qui les inquiète mais les attire. Ils me suivent, me harcèlent. J’essaye de les semer. Je n’y arrive pas toujours. Je les déteste car j’aime mon indépendance mais je les aime aussi pour leur ténacité. Nous sommes eux et moi des suicidaires. La passion qui souffle en eux peut les détruire et la mienne destructrice pour les hommes et même les choses inexorablement me détruira aussi. Qui suis-je ? Je suis une tempête tropicale, devenue ouragan. Je suis née le 15 octobre 2005 au-dessus de la Jamaïque et suis morte le 25 octobre 2005 au large du canada après avoir tué soixante-deux personnes. « Les ouragans sont comme les hommes, ils naissent, grandissent et meurent »

 

Martine / Avril 2016 pour les prénoms du mercredi de Jill Bill (aujourd'hui Wilma)

Voir les commentaires

Rédigé par Martine.

Publié dans #Ecrits divers

Repost0

Publié le 26 Avril 2016

Recette pour une journée mille petites joies

Sentir au jardin le jasmin en fleurs

Cueillir des jonquilles et les donner à sa voisine Jacqueline

Offrir des jacinthes à son amie Jiliane

S’émerveiller dans un jardin japonais

Jacasser joyeusement de tout et de rien avec ses amies

Jouer au Jokari avec le jack Russel

Tirer le joker au jeu de uno

Taquiner les machines à sous en rêvant de gagner le jackpot

Rêver devant la vitrine du joailler

Jerker en jupe devant sa glace comme quand on était jeune

Jongler avec les mots pour les jeudis en poésie

Lire ou relire « un sac de billes » de Joseph Joffo

Écouter la chanson « je voulais te dire que je t’attends » de Michel Jonasz

L'autre jour, j' ai vu quelqu'un qui te ressemble,
Et la rue comme une photo qui tremble .
Si c'est toi qui passe le jour où je me promène,
Si c'est vraiment toi , je vois déjà la scène ,
Moi je te regarde ,
Et tu me rega
rdes.

Voir ou revoir le film le journal de Jaimie

Rêver du soleil de la Jamaïque un jour de pluie sur la jetée face à l’océan

S’imaginer jaser avec un oiseau jaseur au Japon

Jouir, jubiler d’un petit rien juste un instant

 

Martine / avril 2016  pour l'abécédaire de l'annuaire des nuls (recette avec la lettre J). Domi il sera dit que je participerai au moins une fois à ton défi hebdomadaire.

Voir les commentaires

Rédigé par Martine.

Publié dans #poèmes

Repost0

Publié le 22 Avril 2016

hellébores de mon jardin Cergyssois

hellébores de mon jardin Cergyssois

Primes fleurs d’hiver

Hellébore or et pourpre

Noël au jardin

hortensia de mon jardin vendéen

hortensia de mon jardin vendéen

Violine hortensia

Sur les rives océanes

Délice estival

dahlia aux Sables d'Olonne

dahlia aux Sables d'Olonne

Cœur ensoleillé

Pour dahlia lilas

Fin d’été sublime

 

Martine /  (Avril 2016) pour les haïkus du vendredi

Je voulais un début fleuri de pause et cela tombe bien c'était le thème du coucou du haîku de la semaine.

Chers visiteurs et amis. Je vais m'absenter pour une durée indéterminée qui peut être courte ou plus longue : au minimum 15 jours (pause petite fille) peut être plus longtemps.  

Au cas où cette pause serait plus longue, je serais toujours présente sur ce blog jusqu'à fin juin avec les prénoms du mercredi de Jill Bill que j'ai tous programmés. Je ne pourrai hélas participer au prochain défi des croqueurs de mots.

J'ai des articles programmés jusqu'à fin juin aussi sur la gazette des olonnes et jusqu'à fin mai sur cergyrama.

J'essaierai de passer de temps en temps sur vos blogs et sur facebook (pour ceux qui y sont).

Voir les commentaires

Rédigé par Martine.

Publié dans #haikus

Repost0

Publié le 21 Avril 2016

Photo site PIxabay

Photo site PIxabay

C’est moi le matou E.T. :

Un drôle de ouistiti,

Un chat extra-terrestre

Qui, à la Saint Sylvestre,

Est descendu sur Terre

Dans la belle Angleterre.

Ici les mistigris

Ne sont pas tous gris.

L’homme n’est pas tout vert.

Souvent entre-deux-verres,

Il est noir, jaune ou blanc.

C’est joliment troublant !

Les souris sont bien grises ;

C’est une vraie traitrise.

Dans une chanson

Elles sont vertes gazon.

Oui l’herbe est peinte en vert,

Quel drôle d’univers !

Pas un Eden, un leurre

De toutes les couleurs.

Je suis mouillé sacrebleu !

Sur la planète bleue.

Voici le ciel qui pleure

Et me mouille à chaque heure.

S’il te plait Chat Bébert,

Ne pisse plus sur terre.

Cesse tes sottes farces

Je vais rentrer sur Mars !

 

Martine pour les jeudis en poésie (Thème : poème animalier)   défi 164 des croqueurs de mots

Voir les commentaires

Rédigé par Martine.

Publié dans #Poèmes

Repost0

Publié le 20 Avril 2016

A la Saint Crépin.....

C’est la Saint Crépin aujourd’hui, Si l’on en croit le dicton, c’est dommage pour les mouches elles vont voir leur fin. Elles revivront au printemps prochain. C’est ma fête aussi mais je ne m’en réjouis pas vraiment car c’est tous les jours ma fête et je vais vous expliquer pourquoi. En attendant je me présente, je suis un petit garçon de 7 ans aux petits yeux turquoise, à la peau laiteuse aux cheveux blonds presque blancs crépus. Je suis un peu maigre. Je n’aime pas le sport et suis plat comme une crêpe. Papa et Maman sont gentils avec moi mais trop préoccupés par leurs querelles quotidiennes, ils me délaissent un peu. Papa passe son temps au café où il boit plus qu’il ne devrait. Je n’ai pas de copains. Je préfère m’isoler pour rêver, penser. Dans la cour de récréation, je m’adosse au platane et je voyage dans ma tête complètement étranger à tout ce qui se passe autour de moi. En classe je m’ennuie, je comprends très vite et je retiens tout sans difficulté. Je suis toujours le premier de la classe sans faire aucun effort. Je comprends fort bien que le fait que je sois surdoué comme s’en vante maman, associé à ma différence physique me valent les brimades de mes camarades et parfois même de certains de mes professeurs d’école. Avant ils m’appelaient Crépin la crêpe crépue. Cela me peinait mais je ne leur montrais pas, j’intériorisais. Résilience quand tu nous tiens ! Voyant que je ne n’en avais que faire, ils allaient m’oublier un peu. C’était sans compter sur Gaspard un garçon obèse aux joues écarlates. Dans chaque groupe humain il faut un bouc émissaire et Gaspard avait bien compris que tant que je le serai, il ne le serait pas lui-même. Il m’a trouvé aujourd’hui un autre surnom beaucoup plus méchant : Crépin le lapin crétin. Oui je suis crépu, plat comme une crêpe mais je ne suis tout sauf crétin et je n’ai pas supporté le quolibet de ce gros porcinet idiot. Ma peau albinos est devenue toute rouge de colère et je me suis battu avec Gaspard déployant une énergie et une violence contenues que je n’avais jamais montrées en criant comme les lapins crétins des « BWAAAAH » ! Je l’ai laissé complètement stupéfait et groggy sur le béton de la cour de récréation. J’ai hurlé « à la Saint Crépin, Gaspard voit sa fin » ce qui a provoqué les applaudissements de mes camarades. J’aurais pu me réjouir de ces acclamations. Au contraire, j’étais soulagé mais pas fier de moi. Je plaignais même Gaspard qui allait maintenant être la risée de mes camarades de classe.

 

Martine / Avril 2016 pour les prénoms du mercredi de Jill Bill (Aujourd'hui Crépin)

Voir les commentaires

Rédigé par Martine.

Publié dans #Ecrits divers

Repost0

Publié le 18 Avril 2016

Vincent est né dans un village de montagne. Son père était berger et sa mère s’occupait de la ferme : des poules, des lapins, des vaches.

C’était un enfant rêveur et solitaire. Il l’était à ce moment-là par force des choses du fait que sa mère détestait les jeux vidéo. Et que peut faire à la campagne un petit garçon dans un village isolé, loin de toute vie humaine, s’il ne peut jouer aux jeux vidéo sur un ordinateur ?

Vincent se jurait que, quand il serait grand, il quitterait son village pour aller vivre à la Capitale, à Paris. Il rattraperait ainsi des années de solitude et d’ennui sur les Champs Elysées au milieu de la horde des parisiens et des touristes venus du monde entier. La foule pressent le vide de chaque individu qui la compose et s’en nourrit. La foule, remplie de solitudes individuelles accumulées, est un leurre de plénitude et de vie pour combler l’ennui.

En attendant l’été le week-end et pendant les vacances, quand il n’allait pas à l’école, il s’occupait des moutons dans les alpages avec son père et les deux chiens de berger qu’il aimait et admirait. Il ne se lassait pas de les regarder travailler à rassembler les moutons en une masse compacte et gare à celui qui s’éloignerait. Chaque mouton à sa place ! Les chiens étaient aussi maniaques et ordonnés que lui. ils avaient l’instinct grégaire, le goût du troupeau, de la foule. Vincent n’aimait pas les moutons qui se laissaient ainsi tyranniser par les chiens sans se rebeller tant ils avaient peur. Les moutons ressemblent aux hommes.

Le garçon qui voulait être chien de berger

Le  jour où il osa avouer à son père qu’il les haïssait son père lui dit  «Parfois leurs bêlements sont les seules paroles que j’entende de toute une semaine ». Je les aime mes moutons et tu verras, quand tu seras berger plus tard et que tu passeras tout l’hiver avec eux dans les alpages,  tu les aimeras autant que tes chiens. Ils seront ta seule compagnie. Vincent répondit alors à son père qu’il ne serait jamais berger plus tard mais chien de berger pour pouvoir commander et rudoyer les moutons. Son père éclata de rire en lui disant : tu es un homme mon fils, tu ne pourras jamais être un chien.  Vincent était très volontaire et il se promit de réaliser l’impossible : Être chien de berger.

Vincent grandit vite mais ses années d’enfance et d’adolescence lui parurent très longues tant était virulente son impatience de s’émanciper et quitter la ferme, les moutons et surtout les Alpes  qu’il n’avait jamais aimées.  Emmuré dans sa vallée sans horizon, il trouvait disgracieuses et ingrates ces montagnes qui l’emmuraient. Mais tous les goûts sont dans la nature, et ce qui est laid plaît beaucoup aussi. Il suffisait de voir les nombreux touristes qui envahissaient son pays l’été pour randonner et l’hiver pour skier.

Son père avait raison il ne pouvait être un chien et ne voulant pas rester à la montagne il ne pourrait être berger non plus.  Mais  après avoir vu un reportage au journal télévisé, une idée réaliste commençait à mûrir dans sa tête il se plaisait à croire qu’il pourrait être une sorte de chien de berger à la capitale.

Après avoir obtenu son bac, il fit des études d’hôtellerie restauration ce qui lui permit de travailler comme saisonnier été comme hiver dans les stations de la région.  Cela lui permit d’économiser pendant quelques années et de disposer d’un petit pactole qui lui permettrait de vivre et de se loger le temps de trouver un travail à Paris.

Aujourd’hui samedi Vincent le Savoyard part  et prend  le TGV à Annecy pour rejoindre Paris.  D’ailleurs à en croire la météo,  ça va être un très beau week-end et c’est de très bonne augure pour sa nouvelle vie qui débute. S’il avait plu, il aurait différé son départ. Les savoyards, croyant aux légendes de leurs montagnes  ancrées en eux, sont très superstitieux.

Arrivé à Paris, il travaille comme serveur dans une pizzéria. Il remplace même parfois le pizzaïolo. Il loue une ancienne chambre de bonne transformée en studio.

Vincent a 25 ans, on le dit méticuleux, presque maniaque (il suffit de voir à quel point son petit logement est parfaitement rangé).

Il vient de quitter la pizzéria car il a trouvé un travail en CDI mieux rémunéré avec une vraie sécurité de l’emploi. Il a réalisé son rêve d’être une sorte de chien de Berger à la capitale. Il a été embauché, après une formation, comme agent de sécurité  à la RATP.  Aux  heures de pointe, à la station Saint-Lazare, dès qu’une rame arrive, il contient la foule excitée de chaque côté des lignes tracées au sol pour dégager l’emplacement des portes afin de  laisser descendre les passagers. Quand ceux-ci sont tous sortis, il incite ceux qui rentrent à le faire le plus vite possible. S’ils  n’obtempèrent pas aussitôt,  il les pousse pour les tasser au maximum dans la rame. Quand il ne pousse pas les passagers, il déambule avec un berger allemand dans les rames et les couloirs des stations pour détecter tout comportement ou colis suspect.  Il a réalisé son rêve d’être « chien de berger » dans le métro parisien. Certes il n’est pas en altitude sur les sommets mais sous terre emprisonné comme il l’était dans sa vallée. On n’échappe pas à son destin mais il a appris que dans la vie on ne pouvait pas tout avoir et qu’il fallait définir des priorités.

Martine / Avril 2016 défi 164 des croqueurs de mots animé par Domi  

 

PS :liste des  Livres dont sont extraites les phrases en gras dans la nouvelle ci-dessus

Trois jours et une vie de Pierre lemaitre

Il l’était à ce moment-là par force des choses du fait que sa mère détestait les jeux vidéo.

Victor Hugo vient de mourir de Judith Perrignon

La foule pressent le vide.

six fourmis blanches de Sandrine Collette

Parfois leurs bêlements sont les seules paroles que j’entende de toute une semaine.

Une pluie de neige de Evelyne Thomer

Mais tous les goûts sont dans la nature, et ce qui est laid plaît beaucoup aussi.

la fille du train dePaula Hawkins

D’ailleurs à en croire la météo,  ça va être un très beau week-end.

tu me plais de Jacques expert

Vincent a 25 ans, on le dit méticuleux, presque maniaque (il suffit de voir à quel point son petit logement est parfaitement rangé).

 

Vous remarquerez qu'il y en a six au lieu de cinq car j'avais vraiment envie de profiter de ce défi pour vous parler de ces six livres lus dernièrement et que j'ai beaucoup aimés. En plus je me laissais un joker au cas où je ne réussirai pas à utiliser une phrase mais une fois l'idée trouvée grace à deux de ces phrases (six fourmis blanches et Victor Hugo vient de mourir), j'ai réussi à toutes les placer

 

Voir les commentaires

Rédigé par Martine.

Publié dans #Nouvelles

Repost0

Publié le 16 Avril 2016

Le carnaval de l'Arlequin / Joan Miró

Le carnaval de l'Arlequin / Joan Miró

Dans cette étroite geôle, un baroque folklore :

Mouche sortant d’un dé, aux ailes bicolores ;

Robot à la guitare, arlequin moustachu ;

Papillon ou oiseau sorti d’un œuf pêchu ;

Poisson au fil pendu  narguant chats tigrés,

Un à face bien rouge, l’autre sans pédigrée ;

Un arlequin géant, jouant de la guitare ;

Animaux inconnus,  de guillerets fêtards ;

Chatoyant carnaval, mais sans les majorettes.

 

Oh Monsieur Joan Miró, Ouvrez bien vos mirettes !

Pour nous croquer ainsi, seriez- vous donc miro ?

A l’habit d’arlequin, rajoutez des carreaux.

Tel le peintre Van Gogh, à l’échelle sciez l’oreille.

Peignez de jolies femmes, dans un simple appareil.

Rajoutez un ours blanc, un vendeur d’esquimau

Puis  ouvrez s’il vous plait, la cage aux animaux

 

Martine (Avril 2015) pour le nid de mots d'ABC 

Voir les commentaires

Rédigé par Martine.

Publié dans #Poèmes

Repost0

Publié le 15 Avril 2016

L'oeuf dans tous ses états
L'oeuf dans tous ses états

Martine / Avril 2016 pour le coucou du Haïku du Vendredi (sur des photos Pixabay)

Voir les commentaires

Rédigé par Martine.

Publié dans #Haïkus

Repost0

Publié le 14 Avril 2016

Un sot qui lit

Au saut du lit

C’est insolite

 

Un solitaire

Lire et se taire

C’est atterrant

Photo pixabay

Photo pixabay

Un terrarium

Pour  opposum

C’est impossible

 

Un cinq à sept

Avec chaussettes

Ce n’est pas fête

 

Une chouette

Qui n’est pas chouette

C’est insensé

 

Un cétacé

En VTC

Ô C’est assez

 

Oui C’est assez

Pour aujourd’hui

Chère Domi

 

Martine 85 /  défi 164 des croqueurs de mots proposé par domi  

Voir les commentaires

Rédigé par Martine.

Publié dans #Poèmes

Repost0