Publié le 23 Décembre 2016

photo pixabay

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Aimons- nous et soyons  fier de ce que nous sommes de ce que nous faisons

Battons-nous  contre les difficultés en croyant à la victoire, aucun combat n’est perdu d’avance

Chantons sous la douche, dans la baignoire et sous la pluie

Doutons des certitudes et remettons-les en question

Emerveillons-nous  chaque jour d’une multitude de petits bonheurs visuels, auditifs, sensuels, affectifs

Farnientons  souvent en prenant notre temps, en écoutant le silence

Gazouillons, sourions et rions aux éclats comme des bébés qui découvrent  la vie

Honorons nos parents et excusons leurs erreurs

Imaginons et développons notre créativité pour créer

Jardinons notre cœur et cultivons y la fleur d’amour

Kiffons la vie, elle nous gâtera

Luttons contre toutes les injustices

Marchons en prenant le temps de voir, d’écouter, de sentir

Nuançons nos difficultés, relativisons

Osons dire à ceux que nous aimons à quel point nous les chérissons

Positivons nos erreurs

Quittons ceux qui nous font du mal sans nous retourner

Rêvassons, songeons mais ne rêvons pas

Soyons nous-mêmes

Tolérons la différence qui  nous enrichit

Usons et abusons de ce que nous aimons

Vivons pleinement l’instant présent sans ressasser le passé et penser à demain

Zappons W X Y  ils nous embêtent et sont sans importance (à l’impossible nul n’est tenu)

Martine / Décembre 2016 pour l'atelier 21 de Ghislaine  

 

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Ecrits divers

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Publié le 22 Décembre 2016

Haut les coeurs C'est Noël

Hauts les cœurs mes amis, c’est noël aujourd’hui

Illusion de bonheur, le temps d’une journée

Pétillants de bonheur, les enfants sourient

Cadeaux enrubannés, devant la cheminée

Immense sapin vert, orné de pourpre et d’or

Dans un fauteuil, Un chat apaisé dort

Table élégante, qui pimpante reluit

Famille réunie, à défaut d’être unie

 

Trêve de Noël, les querelles oublions

Trêve de Noël, nos peines estompons

 

Noël me fend le cœur, haut les cœurs je ne puis

Absence d’être aimés, poignante compagnie

Misérable Noël, pour les vieux esseulés

Sans abris affamés, cœur et corps congelés

Enfant pleurant sa mère, abattue à Paris

La guerre est sans répit, nos soldats en Syrie

Le front Haine dédaigneux, qui férocement rit

Attristé est mon cœur, en fin d’année pourrie

 

Martine (Réédition de 2015)  pour les jeudis en poésie défi 176 des croqueurs de mots 

Excusez cette réédition mais taper sur un clavier est toujours douloureux. La cicatrisation de mon doigt est longue ! Ceci explique aussi les commentaires très courts sur vos blogs ou les "no comment"

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Poèmes

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Publié le 21 Décembre 2016

Je suis un homme même si j’ai un prénom plutôt féminin.  Mes parents m’ont appelé  Fleury. Notre nom de famille étant « de Fontenay »,  J’aurais pu naître à Fontenay le Fleury et bien non, j’ai  poussé mon premier cri dans une clinique de Fontenay aux roses. Les fleurs continueront-elles à me poursuivre ainsi toute ma vie ?  

Fleury est un prénom difficile à porter.  Quand on est un petit garçon, qui plus est un peu enrobé, on devient vite la risée de ses copains. Certains m’appelaient Fleury michon qui s’est vitre transformé en nichon fleuri.  J’ai fini par détester les fleurs et les fuir. Hélas elles m’ont vite rattrapé.

Adolescent je suis devenu rebelle.  J’avais les nerfs à fleur de peau. Mon entrée dans la vie d’adulte a été assez mouvementée.  Ayant arrêté brutalement mes études et refusant de travailler mes parents m’ont mis à la porte et je me suis retrouvé du jour au lendemain dans la rue.

Depuis un moment j’avais envie de m’engager dans l’armée, mais ne voulant pas mourir surtout la fleur au fusil, j’avais renoncé à ce projet. Mon meilleur copain, Narcisse, m’a  fait une fleur en m’hébergeant  chez lui, c’était un voyou un peu narcissique ayant une haute opinion de lui-même qui n’arrêtait pas de s’envoyer des fleurs. Comme je lui étais redevable il me fallait le supporter ! Nous manquions d’argent. Ne voulant pas travailler j’ai fait, à ses côtés, mon entrée dans le banditisme.  Nous avons cultivé le cannabis dans notre appartement de la cité et revendu cette herbe fleurie une fois séchée. Nous avons braqué plusieurs commerçants du quartier et c’est chez  un fleuriste récalcitrant que nous nous sommes fait prendre ensemble bêtement.

 

Fleury l'homme qui détestait les fleurs

Nous avons passé de longs mois dans des prisons franciliennes :

Narcisse qui, lors du procès avait rejeté toute la responsabilité de nos méfaits sur moi-même, a passé 4 ans à Osny (Honni soit qui mal y pense).  

De mon côté j’ai été embastillé 3 ans ; devinez où ? À Fleury Mérogis ! Décidément les fleurs ne me quitteront jamais ! Ceci  m’a valu les moqueries de mes codétenus, la fine fleur du grand banditisme, alors que je n’étais pour eux qu’un débutant. 

Heureusement mon compagnon de cellule était un bleu un peu fleur bleue comme moi et nous nous sommes très bien entendus. 

Ayant décidé de me racheter une conduite à la sortie de prison, j’ai poursuivi des études et j’ai passé mon baccalauréat que j’ai obtenu afin de faciliter ma réinsertion à la sortie.

Ne connaissant personne, on ne m'appelait jamais au parloir. J’enviais mon compagnon de cellule qui recevait de nombreuses visites de son épouse et de toute sa famille. Pour garder un contact avec l’extérieur, j’ai accepté qu’une visiteuse de prison vienne me rencontrer.

Quand je l’ai vu entrer dans le parloir la première fois je me suis dit : Pourquoi une si belle jeune femme vient-elle passer du temps dans une prison ? C’était comme couper une jolie fleur et l’enfermer dans un vase où elle allait rapidement s’étioler.

Je lui ai fait part de cette pensée. Elle a semblé amusée par ma réflexion, un sourire sincère a éclairé son visage.  

  • Je comprends m’a-t-elle rétorqué !  Je ne sais pas si je suis jolie mais je m’appelle fleur ! Les fleurs dans la nature poussent en toute liberté. Les couper délicatement, les associer à d’autres en veillant à composer un bouquet harmonieux en formes et couleurs sublime chacune d’entre elles. Je suis fleuriste  et je préfère les fleurs coupées qui me permettent de valoriser chaque fleur en exprimant ma créativité. Je ne m’étiole pas à m’enfermer quelques temps en prison avec des détenus comme vous. Bien au contraire, je m’enrichis à votre contact. Quand on m’a parlé de vous et notamment de votre braquage chez un fleuriste un matin de semaine ce qui n’est pas, vous l’avouerez, le meilleur moment, je me suis dit que c’étaient les fleurs qui vous avait certainement poussé à pénétrer dans cette boutique. En plus vous vous appelez Fleury, ce ne pouvait aucunement être dû au hasard.  J’ai tout de suite accepté, Il me plaisait d’aider quelqu’un en difficulté qui aimait les fleurs.
  • Vous vous trompez, Je déteste les fleurs qui  pourrissent ma vie et ne m’ont  jamais porté chance lui répondis-je

Elle sourit et me dit d'une voix très douce :

  • Au contraire vous devez les aimer beaucoup  pour vous protéger de cet engouement qui est considéré par la Société comme une faiblesse chez un homme. Arrêter de les fuir et elle vous porteront chance Fleury 

Fleur avait raison pourquoi chercher à fuir les fleurs, de toutes façons elles me rattrapaient toujours.

Fleur revint souvent pendant ces 3 années. Nous nous apprivoisions mutuellement et échangions sur de nombreux sujets.  La date de ma libération approchait et je redoutais la sortie. Je ne verrais plus Fleur.

En ce matin de mai ,quand j’ai franchi la grande porte de la prison, elle était là à m’attendre. Nous ne nous sommes plus quittés.

Nous nous sommes mariés. Je travaille avec plaisir à ses côtés  dans sa jolie boutique.

Fleury l'homme qui détestait les fleurs

Comme c'est la mode, je me suis laissé pousser la barbe. Fleur me la fleurit chaque matin puisque chaque soir les fleurs sont fanées.  Je suis heureux pour la première fois de ce que je suis : Fleury fleuriste à la barbe fleurie époux de la ravissante fleur et papa d’une petite Violette ! 

 

Martine / Décembre 2016 pour les prénoms du mercredi de Jill Bill   

Fleury l'homme qui détestait les fleurs

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Prénoms du Mercredi, #Ecrits divers

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Publié le 19 Décembre 2016

JOSEPH,  le fiancé de la vierge Marie, a fait hier une conférence de presse pour faire des révélations stupéfiantes.

Il affirme que l’enfant prénommé Jésus,  que porte sa fiancée  la Vierge Marie et qui devrait naître le 25 décembre prochain,  est le fruit d’une GPA (gestation pour autrui). 

Aux questions des journalistes qui lui ont demandé qui  était le père biologique de cet enfant ?  Il a répondu que c’était le Saint Esprit et que cette GPA avait été organisée  à la demande de Dieu lui-même qui souhaitait un fils de son compagnon le  Saint Esprit.  Marie et lui-même élèveraient cet enfant  que Dieu leur confiait pour faire son éducation jusqu’à ce qu’il monte au ciel le retrouver.

Aussitôt cette annonce faite, des milliers de manifestants se sont rassemblés dans le pays :

  • Certains traditionalistes pour protester contre le mariage pour tous et  la GPA. Le fait que celle-ci soit divine ne modère en rien leur colère, bien au contraire : Si Dieu ne donne pas l’exemple qui le donnera ?
  • Certains musulmans intégristes pour s’ériger contre les festivités de Noël honorant un enfant juif divin né d'une mère porteuse voilée alors que, sous prétexte de  laïcité et de respect de la femme, on interdit  à leurs épouses  de porter le voile intégral,  la burka, le burkini dans les lieux publics.
Joseph a avoué

Ces manifestations ayant été violentes, Joseph a annoncé aujourd’hui que Marie accoucherait de cet enfant dans un lieu tenu secret  et dans la plus stricte intimité pour des raisons évidentes de sécurité en plein état d'urgence. Les festivités de Noël sont donc annulées partout en France Métropolitaine et d’outre-mer.  

Joseph demande expressément   :  

Aux Rois  mages Melchior, Gaspard et Balthazar de  rester chez eux. Cela fera 3 migrants d’orient de moins dans ce pays où ils ne sont plus les bienvenus.

Au Père Noël de rester au ciel.

Le père Noël  lui a répondu que, de toute façon,  il ne serait pas venu cette année !  D’une part  ses rênes, voulant gagner plus tout en travaillant moins, sont  en grève pour une durée illimitée. D’autre part, le numéro d’immatriculation de son chariot se terminant  par un chiffre pair, pour des raisons de circulation alternée,  il doit rester  au garage les jours impairs et le 25 décembre en est un. Quand Joseph lui a rétorqué que les rennes étaient un moyen de traction écologique, il lui a répondu qu'effectivement les rennes n'émettaient pas des gaz à effet de cerf serre mais, étant très péteurs, des gaz à effet de renne. 

Le président de la république aussitôt s’est réjoui de cette sage décision de Joseph en ajoutant que pour que Noël puisse être fêté dignement l’an prochain dans le pays il faudra que les français fassent le bon choix en Mai prochain.  Il n’a pas précisé quel était le bon choix !  Mais ce président ordinaire  le sait-t-il  lui-même ?  Une grande majorité de Français ordinaires n’ont-ils pas raison de ne plus croire au Père Noël ?

Martine / Décembre 2016 pour le défi 176 des croqueurs de mots

N.B. je suis consciente que mon irrespect envers Dieu et toutes les religions peut choquer quelques uns et je vous prie de m'en excuser.

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Ecrits divers

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Publié le 17 Décembre 2016

Il était né il y a trois jours. Il faisait noir dans le ventre de sa mère mais il s’y sentait si bien à l’abri. Il faisait partie d’elle. Rien ne pouvait lui arriver.  Ici dans le berceau courbe et blanc où on l’avait soigneusement placé, il se sentait si triste. Il supportait sa nouvelle vie mais il craignait qu’elle lui apporte beaucoup de souffrances et d’insécurité.  Dans la journée,  même si sa mère le délaissait, il avait de la compagnie. 

Cette nuit là,  c'était un vendredi 13, la maison était endormie et obscure. Il avait peur.

Il entendit les cris des oiseaux de nuit dehors dans le jardin. Soudain  L’ombre noire d’un énorme corbeau se projeta sur la lune orangée.  

Peurs noires

Un chat noir passa dans la  pièce devant lui. Ses yeux Brillants de chouette trouaient l’obscurité et le regardaient fixement « L’œil était dans la tombe et regardait Caïn ».  Terrorisé, Il craignait que ce minet diabolique saute sur lui pour s’installer sur son crâne chauve et fragile. Son berceau deviendrait alors cercueil.  

Peurs noires

Mais tranquillement le minet continua sa route et sortit de la pièce. Il ne le voyait plus.

Par contre, Il sentait  comme un énorme poids au-dessus de lui qui allait tomber et inexorablement  l’écraser. 

Ce n’était pas le poids de l’angoisse mais celui d’un énorme maillet en bois qui s’abattit soudain sur lui.

Peurs noires

Il passa de vie à trépas sans même avoir procuré de plaisir gustatif à celui qui l’avait tué.

Martine / Décembre 2016 pour le nid de mots d'ABC. Thème : Peur du noir et superstition

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Rédigé par Martine.

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Publié le 16 Décembre 2016

Les demoiselles de La Napoule

Nous sommes deux soeurs jumelles

Abigaelle et gwenaelle

Mi fa sol la mi ré, ré mi fa sol sol sol ré do

Ayant très tôt perdu la boule

Au casino de La Napoule

Mi fa sol la mi ré, ré mi fa sol sol sol ré do

 

Nous sommes deux sœurs fantômes

Venues du ciel notre royaume

Mi fa sol la mi ré, ré mi fa sol sol sol ré do

Nous sommes échouées sur la grève

Le peintre Magritte est en grève

Mi fa sol la mi ré, ré mi fa sol sol sol ré do

 

Nous sommes deux sœurs frustrées

Sur le tableau inachevé

Mi fa sol la mi ré, ré mi fa sol sol sol ré do

Nous attendons  deux pommes vertes

Deux boules par Magritte offertes

Mi fa sol la mi ré, ré mi fa sol sol sol ré do

 

Nous serons deux sœurs ravies

Car le peintre a enfin fini

Mi fa sol la mi ré, ré mi fa sol sol sol ré do

Les demoiselles de La Napoule

Nous irons rejoindre au muséum

Le chef d’œuvre  « le fils de l’homme »

Mi fa sol la mi ré, ré mi fa sol sol sol ré do

Le fils de l'homme de Magritte

Le fils de l'homme de Magritte

Martine / Décembre 16 (Parodie des demoiselles de Rochefort  sur des tableaux de Magritte)  pour l'atelier 20 de Ghislaine

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Parodies

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Publié le 15 Décembre 2016

Pour les jeudis en poésie des croqueurs de mots (défi 176 des croqueurs de mots), je réédite le poème publié sur ce blog qu'une amie Brigitte m'avait écrit un jour de Noël pour me remercier de lui avoir prêté ma maison que j'avais délaissée pour les fêtes  pour qu'elle puisse fêter Noël 2011 avec toute sa famille autour d'elle  (suite à un accident elle ne pouvait accéder à son appartement à cause des escaliers à monter)

Photo PIXABAY

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Ce matin de noël….en cadeau !

En regardant par ta fenêtre,  j’ai vu

Un rouge-gorge sur une branche

Juste au dessus de l’appentis moussu

En regardant par ta fenêtre, j’ai vu 

Le ciel se parer de voiles bleu,  et puis

très vite agrippées dans le décor

de longues écharpes de tulle gris

En regardant par ta fenêtre, j’ai su

que la destinée pouvait être ainsi

bleue un jour et l’instant suivant

d’un sinistre décourageant

je n’ai plus voulu voir ceci.

En regardant par ta fenêtre

J’ai apprécié le silence

Juste avant la douce affluence

Et je me suis dit

que je pouvais bien être auteure

mais pas forcément à la hauteur

de ta confiance, de…

alors je me suis mise à démêler les mots

à séparer les vrais, des faux

je voulais au moins te faire ce cadeau

que mes mots soient simples et clairs

uniques et sincères

qu’ils disent mieux que ma bouche

ce que je pensais de telle situation.

En regardant par une autre fenêtre

derrière tes voiles d’organdi

J’ai vu surtout, l’amitié sans contrepartie

la pudeur, des gestes simples et bons, 

Et des sanglots derrière ta voix parfois,

au souvenir de moments amers…

En regardant par ta fenêtre, j’ai vu

j’ai vu le matin devenir banal et doux

et j’ai souri…

en pensant au Champagne que j’allais boire

à l’assemblée réunie, à l’enfant blond

aux cadeaux qu’il allait bientôt ouvrir…

 

Le nez dans mon verre,

les coudes sur ta scintillante nappe verte,

c’est à ta table, là devant ta fenêtre que j’ai su

qu’au seuil de l’été, un souffle nouveau

viendrait encore illuminer d’or, ma vie.

 

Brigitte Lecuyer

En relisant ce poème je suis très émue.

C'était une belle amitié que j'ai brisée. Ayant un amour propre très chatouilleux surtout quand on critique mes valeurs, Je peux être parfois stupidement intolérante et susceptible. J'aurais du te dire que tu m'avais blessée au lieu de t'exclure ainsi mais je suis une taiseuse et je ne me referai pas hélas.

Si tu me lis aujourd'hui Brigitte, je voulais te dire que je le regrette et je te souhaite un très joyeux Noël.

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Rédigé par Martine.

Publié dans #poèmes de mes amis

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Publié le 14 Décembre 2016

Photo Pixabay

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Ta tata Anita

Une vrai conchita

Chantant la traviata

 

Et ta tatie et ta tata

 

Ton tonton Ariston

Un entêté breton

Jouant bien du piston

 

Et ton tonton, et ton tonton

 

Ta nièce carlita

Naïve Lolita

Aimant la toccata

 

Et ta tatie et ta tata

 

Toi mon amour Gaston

Un fameux baryton

Jouant du mirliton

 

Et ton tonton, et ton tonton

 

 

 

 

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Et moi ta Nikita

Ne jouant pas du pipeau

Je t’aime grand béta

 

Sans ta tatie, sans tralala

 

Martine (Décembre 2016) /  pour les prénoms du mercredi de Jill Bill (aujourd'hui Anita)   

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Prénoms du Mercredi, #Poèmes

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Publié le 12 Décembre 2016

Pour les Les expressions de décembre chez CLARA, j'ai  modifié un texte que j'avais écrit il y a quelques années pour y inclure les expressions en gras dans le texte

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Je vis face à la mairie d’un ancien village au cœur d’une grande ville. Depuis que je suis ici, j’aime regarder à travers les vitres sans rideaux  les gens passer indifférents devant moi.

Parfois il arrive que quelqu’un s’arrête et franchisse le seuil. J’écoute alors mes visiteurs raconter leur vie mais c’est comme s’ils ne s’adressaient pas vraiment à moi mais qu’ils parlaient à quelqu’un d’autre juste pour le plaisir de parler. Cela ne me gêne pas, bien au contraire, je peux ainsi mieux les écouter parler de leur vie.  Ils ont tous un besoin de partager les bonnes nouvelles comme les mauvaises. Certains parlent d’amour avec des mots tendres pour l’aimé absent mais si présent. Ils en ont parfois gros sur la patate et  les mots d’amour font parfois place aux mots de haine si violents.  Certains parlent tout simplement de leur quotidien, du temps qu’il fait,  des tracasseries administratives, ou professionnelles.  J’ai appris ainsi en les écoutant à comprendre l’âme humaine et la vie avec ses joies et ses douleurs. Je suis un peu comme un psychanalyste qui se contente d’écouter les gens couchés sur son divan, à absorber telle une éponge leur vie juste pour leur permettre de parler et d’échanger. Je suis utile, c’est ma fierté.

Un jour un homme au grand cœur coiffé comme un as de pique est rentré chez moi. Il s’appelait Juste CLOCHARD. C'était juste un SDF.  L’expression dirait un nom à coucher dehors avec billet de logement. Mais lui, hélas, n’avait pas de billet de logement. Il m’a émue et je lui en ai donné un en l'invitant à squatter chez moi .  Il avait trouvé ainsi un abri bienveillant pour le protéger des frimas de l’hiver,  je me sentais moins seule même s’il dormait la plupart du temps et éructait parfois quelques paroles incompréhensibles. N’ayant pas d’odorat cela ne m’aurait pas gêné s’il n’avait pas empêché mes autres visiteurs de venir. Sa présence les éloignait et ils avaient dû trouver une autre oreille attentive pour les écouter.

Un jour mon ami SDF a disparu.  Mes visiteurs sont revenus rapidement.  Ayant manqué certains épisodes de leur vie, J’ai eu du mal à comprendre les changements brutaux. Parfois Les larmes avaient remplacé les rires. Le bonheur serait-il éphémère ? Peut-être mais le malheur aussi pouvait l’être car parfois les rires avaient remplacé les larmes.

Petit à petit mes visiteurs se sont fait rares, je ne comprenais pas pourquoi.  Je vieillissais, peut être que mon écoute était moins bonne, peut- être  avaient-ils moins besoin de communiquer.

Un jour un orage violent s’est abattu sur le village, un Monsieur a franchi le seuil de chez moi pour s’abriter de la pluie. Il a sorti de sa poche un petit boîtier noir avec un écran et s’est mis à lui parler et alors j’ai compris que j’étais à la retraite.

Martine / Réédition d'un texte transformé pour les expressions du mois chez Clara

N.B.. : J'ai écrit ce texte à la mémoire d'Yves SDF de Cergy, qui s'abritait dans la cabine téléphonique du village et qui est décédé dans la rue. Il est enterré au cimetière de Cergy Village dans une dernière demeure décente. En effet la mairie de la ville a trouvé, après sa mort, les coordonnées de sa famille qui l'avait perdu de vue depuis plusieurs années et le recherchait !! Dommage qu'on n'ait pas cherché à retrouver sa famille avant !

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Citations

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Publié le 8 Décembre 2016

Je monte dans la ravine

Le vent léger d’été soudain choit

Les oiseaux se taisent dans le bois

Je m’arrête sur la colline

 

En bas la ville, le vacarme

Dans mon petit coin de paradis

tu m’envahis petit à petit

D’émotion coulent quelques larmes

 

Je t’écoute voluptueusement

tu me caresses et tu me souris

Je me détends et je suis ravie

Instant de pur émerveillement

 

Ta musique sur moi s’exerce

Elle m’emporte dans des pays lointains

Sur les bords de l’océan indien

Où  les flots turquoises me bercent
 

Silence je rêve

Dans l’île déserte où tu règnes

Sur la nature en souverain

Je ne t’entends plus soudain

Dans le lagon ou je me baigne

 

Ne pouvant plus de toi m’imprégner

Dans ce pays imaginaire

Perdue entre firmament et mer

Ma colline je viens retrouver

 

Tu es toujours là, quelle chance

Discret tu tournoies autour de moi

Et je chante et je danse avec toi

J'écris et crie ton nom "silence"

 

Martine / Réédition Mars 2012 pour les jeudis en poésie : défi 175 des croqueurs de mots animé par Jeanne FADOSI

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Poèmes

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