Publié le 13 Octobre 2020

Pour scène de rue chez Covix : Étreinte et lutte (de Connor Harrington)

Scène de rue chez Covix : étreinte et lutte

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Rédigé par Martine.

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Publié le 12 Octobre 2020

Ce matin, je saute de mon lit, en passant devant le grand miroir du dressing, je m’admire. Pour mon âge, 40 ans, je suis bien conservé ! C’est peut-être pour cela que ma femme Élise, ma grosse gâtée, me surnomme le macho bobo. Elle a tort, je ne suis pas un bobo, je suis beau, beau, très beau même, macho aussi. Oui, j’assume, c’est volontaire, je n’ai pas envie de passer pour une femmelette. En plus, je suis chaud, un chaud lapin. Je me précipite dans la salle de bain, occupée par Élise ! La connaissant, elle y reste une demi-heure chaque matin, et je me pomponne par-ci et je me pomponne par-là ! J’ai le temps de prendre mon petit-déjeuner. Je descends au rez-de-chaussée, Élise ne l’a pas encore préparé. Je pourrais le faire, mais je n’en ai pas le courage, je remonte,  tambourine à la porte de la salle de bain. Elle me crie :

- J’ai bientôt fini Martin, en attendant : peux-tu faire le café et mettre du pain à griller ? »

Je ne préparerai pas le petit-déjeuner, c’est son job, surtout nous sommes mercredi et elle ne travaille pas. Tant pis, je passerai acheter un croissant à la boulangerie du quartier ce qui me permettra d’échanger quelques mots et sourires avec la jolie boulangère, de quoi commencer ma journée en beauté. Je dégusterai cette viennoiserie croustillante avec un expresso que je prendrai à la cafeteria du supermarché que je dirige.  

- Non Élise, je n’ai pas le temps ce matin, j’ai un rendez-vous au bureau.

- Tu n’as jamais le temps quand il s’agit de participer aux tâches ménagères.

Elle sort de la salle de bain, j’y entre, me déshabille, me douche très rapidement. Me raser tous les matins me rase, mais je le fais. Je crois que je vais finir par me faire pousser la barbe. Je regagne notre chambre en ayant laissé mes affaires sales sur le carrelage de la salle de bain ce qui va énerver Élise, mais je prends un malin plaisir à l’escagasser et je sais qu’elle va s’empresser de les mettre dans le panier à linge sale, elle ne supporte pas le désordre.

J’enfile mon slip, mes chaussettes, mon pantalon et prends dans la penderie une chemise blanche, froissée comme un sharpeï. Je maudis Élise qui ne l’a pas repassée, elle déteste cela et ne repasse que ses propres vêtements, estimant que je peux m’occuper des miens. Je ne sais pas le faire, et maladroit comme je suis, j’ai peur de me brûler. Cela m’est arrivé une fois, c’est trop douloureux. Je vais être obligé de laisser ma veste fermée et la garder toute la journée pour que mes employés et clients ne voient pas les plis.

Je descends l’escalier. Élise a fini son petit-déjeuner et s’apprête à faire le ménage. Je sors l’aspirateur du placard, le branche et je lui passe. Non, je n’ai pas le temps de le passer, je lui tends tout simplement. Mais en lui apportant son outil de travail, j’ai l’impression de contribuer aux tâches ménagères et cela me déculpabilise. Je l’embrasse et la quitte.

Je sors mon jouet du garage, une très belle Audi sportive rouge qui atteint les 100 km/heure en 4 secondes. J’adore accélérer, appuyer sur le champignon. Je le fais en allant ou en revenant du travail accompagné de mon ami Coyote qui me signale les vilains radars. Quand j’ai Élise à mes côtés, elle est morte de peur. Un jour, elle est même descendue à un feu et a continué seule à pieds. Elle n’aime pas les voitures. Elle conduit très mal comme beaucoup de femmes et met un temps fou pour se garer s’y prenant à plusieurs reprises. J’ai peur quand je suis à ses côtés. Pourtant, elle a aussi une voiture de courses qu’elle conduit sportivement, le caddie de courses, avec lequel elle se faufile rapidement et avec une dextérité sans égale entre les allées du magasin !

Je m’arrête pour acheter un croissant à la boulangerie, Carole la boulangère m’offre son plus joli sourire. Comme elle est belle. Je ne peux pas m’empêcher de lui dire qu’elle est radieuse ce matin. Je m’aperçois que j’ai oublié mon téléphone portable à la maison. Tant pis, je n’ai pas le temps de rentrer le chercher et j’ai mon smartphone professionnel que je peux utiliser à titre personnel.

J’arrive au supermarché, je m’enferme dans mon bureau. Je regarde les résultats commerciaux de la veille. Ils sont plutôt bons pour un jour de semaine ensoleillé, sauf au rayon textile dont les résultats continuent à baisser. J’ai eu tort d’en confier la responsabilité à Candice une hôtesse de caisse. Elle est trop jeune, n’a aucune expérience en management d’équipe, en négociations avec les fournisseurs, mais elle est si pétillante et belle à croquer que j’ai craqué, elle aussi ! À quarante ans, je me réjouis de voir que je plais encore à une jeune femme, pas qu’à une seule, à plusieurs. Il faut que je me méfie du démon de midi qui me fait perdre la raison. Je vais convoquer Candice dans mon bureau. Si ses résultats ne remontent pas rapidement, je la remplacerai par un homme qui aura forcément plus de charisme auprès des équipes. J’ai bien conscience que ce sera la fin de notre liaison, mais ce ne sont pas les jolies filles qui manquent dans ce supermarché, c’est moi qui les recrute, les laiderons n’ont aucune chance ! Il est l’heure d’aller faire mon tour du magasin et, comme chaque matin, dire bonjour aux hôtesses de caisse et employés de libre-service. Je commence par les caissières, je leur serre la main en les gratifiant de mon plus joli sourire. Je dois faire vite, j’envie les clients qui ont tout le temps de les admirer dans les files d’attente. Je suis frustré quand elles sont assises, je ne vois ni leurs jambes, ni leurs culs. Par chance, à la cafétéria, quatre magnifiques popotins me sautent aux yeux, ceux de leurs jolies propriétaires qui, en buvant, leur café commentent les petits potins du magasin, et patati et patata, et bla, bla, bla ! On ne peut pas empêcher les femmes de jacasser, de se confier, c’est dans leur nature profonde contrairement à nous les hommes. J’intériorise, Montrer mes sentiments, mon ressenti serait une faiblesse. Ne pleure pas « Tu es un homme mon fils » me disait ma mère quand je pleurais. J’étais jaloux de ma petite sœur qui, non seulement pouvait pleurer et en plus maman la consolait. Depuis l’enfance, j’ai appris à contrôler mes émotions et rester stoïque extérieurement en toutes circonstances, mais intérieurement, ce n’est pas la même chose, je bous. Je suis une cocotte-minute avec une soupape bouchée.

Mes quatre bavardes s’arrêtent quand elles me voient, peut-être qu’elles ne devraient pas être en pause, mais subjugué par cette vue, je ne dis rien et au contraire leur souris bêtement, leur souhaite une belle journée et prends même mon café avec elles, ce qui m’arrive rarement. Certaines hôtesses, depuis leur caisse, nous ont vus et nous observent discrètement. Elles sont jalouses et aimeraient être à la place de leurs collègues. J’en suis fier.

À midi, je déjeune rapidement dans un fast-food de la galerie commerciale, je ne devrais pas, je vais prendre du poids. Quand je suis à la maison Élise veille à ce que nos repas soient équilibrés et peu caloriques alors je peux me permettre un petit extra quand elle n’est pas là.

L’après-midi, je convoque Candice dans mon bureau. À peine rentrée, elle me saute au cou et m’embrasse tendrement. Je lui demande de se calmer en lui rappelant que je l’ai convoquée pour un entretien professionnel et pas pour une partie de jambes en l’air. Je lui montre les mauvais résultats de son rayon et lui demande quelles en sont les raisons ? Elle me répond, avec une audace incroyable, que c’est moi l’unique responsable. En effet, depuis que nous sommes amoureux, je lui fais tourner la tête, elle m’a dans la peau et ne pense plus qu’à moi. De plus, on l’accuse dans le magasin de promotion canapé. Tout cela la chagrine beaucoup et la perturbe dans son travail. Puisque c’est moi le responsable, je lui dis qu’il vaut mieux que nous rompions notre liaison ce qui mettra fin aussi aux médisances de ses collègues et membres de son équipe. Je lui laisse un mois pour se reprendre sinon je serai obligé de la remplacer. Elle se met à pleurer. Je déteste voir une femme pleurer. Ne sachant pas quelle attitude prendre, ayant peur d’être maladroit, lâchement, je quitte le bureau la laissant seule. Quand je reviens, elle est partie, tant mieux. Ma secrétaire me prévient que, souffrante, elle est rentrée chez elle.

Après la fermeture du magasin, je regagne mon domicile perturbé. J’aime Candice. Jamais, auparavant, en faisant l’amour à une femme, j’avais ressenti une telle jouissance. Néanmoins, je sais que notre liaison est condamnée. Si ces résultats ne s’améliorent pas rapidement, je serais obligée de m’en séparer.

Il est 20 h 30, la maison est dans l’obscurité, Élise n’est pas rentrée, je suis inquiet. Je pénètre dans l’entrée, j’allume la lumière. Sur la console une enveloppe où est écrit « pour Martin ». Je reconnais l’écriture d’Élise. Je l’ouvre et je lis son message :

Martin

Sur ton smartphone que tu avais oublié, j’ai lu les SMS d’une certaine Candice et tes réponses. Je me doutais bien que tu eusses une maîtresse, j’en ai la confirmation. Je suis dévastée par ce que j’ai lu et par le surnom que tu me donnes « ma grosse gâtée » quand tu parles de moi à cette Candice.

Moi grosse, oui, je le suis en ce moment étant enceinte. As-tu dit à ta putain que nous attendions un enfant ? Je suis tout sauf gâtée : depuis longtemps, tu ne me regardes plus, ne me touches plus, je te sers uniquement de femme de ménage. 

Tu écris à ta Candice que tu vas me quitter, mais que tu ne peux pas pour le moment. Voilà, je te facilite la tâche. Je suis partie, je te quitte pour toujours. Je ne veux même plus passer une seule soirée avec toi. Je reviendrai juste pour prendre mes affaires.

Je suis dévasté, je l’aime mon Élise et je l’ai perdu par ma faute. Même si cet enfant qu’elle attend, je l’ai voulu aussi et suis très heureux d’être bientôt papa. Depuis qu’elle est enceinte non seulement, je ne la désire plus, mais la voir ainsi déformée me fait fuir. Je ne peux même plus la toucher et la caresser. C’est ignoble, mais c’est ainsi, je ne comprends pas pourquoi. Je bois un whisky pour atténuer ma douleur morale insupportable, mais rien n’y fait, je m’installe devant la télévision et, en buvant une bière, je regarde le match du PSG contre Marseille. Le PSG que je supporte perd le match, décidément, c’est une horrible journée que je viens de vivre.

Je m’endors rapidement sous l’effet de l’alcool et je rêve. Je me suis métamorphosée en femme, c’est un cauchemar, j’accouche de mon premier enfant. Je souffre atrocement. Pour faire mentir ma femme qui me traite de chochotte, j’ai refusé la péridurale. À chaque contraction, j’ai l’impression qu’un marteau-piqueur me laboure le ventre. La sage-femme qui a perdu son contrôle et sa sagesse,  hurle : « Monsieur Poussez, Poussez ». Élise, à mes côtés, reprend en cœur « Chéri pousse, pousse », et moi, j’ai envie de crier « pouce, pouce, au secours ! ». On voit bien que ce ne sont pas elles qui sont en train de se déchirer en essayant d’évacuer sans succès le locataire de leur ventre. Ce n’est pas possible, je suis sûr que ce sont plusieurs enfants, au moins des quintuplés, que j’essaye de sortir tant j’ai l’impression d’accoucher d’un éléphant. Heureusement, la sonnerie du réveil a interrompu mon supplice. Je me réveille en sueur.

Je me précipite devant la glace. Ouf, je ne suis plus Martin, je ne suis plus un homme. C’était réellement un cauchemar. Je suis très heureuse d’être une femme. Je suis redevenue Martine, j’ai 67 ans et je vis une vie merveilleuse avec mon homme, Jeff, que j’aime et qui ne ressemble aucunement à celui dont j’ai emprunté la vie le temps d’un rêve.

Image par Gerd Altmann de Pixabay

Image par Gerd Altmann de Pixabay

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Rédigé par Martine.

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Publié le 8 Octobre 2020

Une de mes amies qui sait que j'aime la poésie m'a montré son superbe recueil des poèmes érotiques de Verlaine dont certains sont très crus, chacun illustré d'un dessin. C'est un bijou qu'elle détient.

Je vous fais partager ici, pour ce jeudi en poésie du défi 240 des croqueurs de mots que j'anime, un de ces poèmes qui n'est pas choquant

Tu crois au marc de café
Tu crois au marc de café
Tu crois au marc de café

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Rédigé par Martine.

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Publié le 7 Octobre 2020

ROMARIC bourrique hystérique

A Étretat, Romaric,

Une bien vieille bourrique,

Quelque peu excentrique,

Rit de façon hystérique

Ce qui l'a rend sympathique

Même si elle est colérique

et n'avance qu'à coups de trique.

Elle préfère à l'école publique

Les paysages bucoliques

Martine Martin / Septembre 2020  pour les prénoms du mercredi de Jill BIll (aujourd'hui Romaric)

 

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Prénoms du Mercredi, #Poèmes

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Publié le 6 Octobre 2020

Ci-dessous les liens avec vos participations à "Mon mois émoi" pour le mois de Septembre 2020 (suite -de détesté aimé qui était animé par Renée) :

Si parfois, vous avez participé et que je vous ai oublié, merci de me l'écrire au commentaire pour que je rajoute votre participation.

Vos participations du mois d'Octobre 2020 doivent être publiées avant le 5 Novembre pour pouvoir figurer dans le récapitulatif. Merci de me mettre les liens avec vos articles en commentaires de cet article.

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Rédigé par Martine.

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Publié le 6 Octobre 2020

Pour scène de rue chez Covix : Le cheval du gardian sur l'étang de Thau (de Maye)

Scène de rue : le cheval du gardian

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Scène de rue

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Publié le 5 Octobre 2020

Voici venu mon tour de prendre le quart sur la goélette des croqueurs de mots pour ce défi N° 240.

Qui ne s'est pas un jour demandé et si j'étais du sexe opposé comment réagirais-je, que ferais-je ? Certains d'entre vous même ont peut être souhaité changer de sexe "ah si j'étais un homme" comme chante si bien Diane Tell ou comme Stéphane Rousseau qui la parodie dans "moi si j'étais une femme" (vidéo ci-dessous")

Pour le défi du lundi 12 octobre : imaginez vous 24 heures dans la peau d'une personne du sexe opposé, racontez moi votre journée et votre nuit.

Je pense que je vais bien m'amuser en vous lisant et, en ces temps perturbés, qu'il est bon de rire.

Même si beaucoup de choses opposent femmes et hommes, l'amour nous réchauffe le cœur. Comme chante Guy Béart  "Qu'on est bien dans les bras d'une personne du sexe opposé"

Alors pour les jeudis en poésie, je vous propose d'écrire ou partager :

le 8 octobre : un poème ou chanson d'amour d'un homme à une femme

le 15 octobre : un poème ou chanson d'amour d'une femme à un homme

Les poèmes et chansons d'amour ne manquent pas mais vous pouvez aussi partager un poème sur tout autre thème.

Et comme nous sommes aujourd'hui le 5 octobre, jour des 70 ans de mon Jeff, je lui dédie mes quelques vers pour lui souhaiter un joyeux anniversaire :

 

Jeff, Mon tendre chéri

Tu célèbres aujourd'hui

Soixante dix années de vie

Presque cinquante avec moi

Beaucoup de joies et d'émois

Hélas aussi quelques peines

C'est la destinée humaine

Mais sache combien je t'aime

Il nous reste encore à vivre

Quelques années de joie

Délicieuse perspective

Si tout était à refaire

oui ce serait avec toi

Merveilleux anniversaire

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Rédigé par Martine.

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Publié le 2 Octobre 2020

Ma première joie du mois de septembre a été le le mail d'un lecteur, le premier à qui j'ai dédicacé mon livre "Je dis ça mais je ne dis rien" avec en pièce jointe la photo de ma première dédicace que je n'avais même pas pensé à prendre en photo.

Ci-dessous : la photo de ma dédicace et le contenu du mail de William

 
Mon mois émoi : Septembre 2020
Bonjour Madame,
Venant de finir la lecture de votre premier roman, je tenais à vous remercier.
J'ai passé un bon moment à vous lire en essayant de trouver qui était le corbeau de ce village proche du Layon.
Habitant Angers, mais depuis un an ayant acquis une maison au Château d'Olonne, je vous avais rencontré à la maison de la presse de la Pironnière.
Je vous joins votre dédicace en étant fier d'avoir été le premier destinataire...🙂
Continuez à écrire et à nous faire sourire et rêver...
Cordialement.
William
J'avais envoyé en cadeau à mon amie blogueuse québécoise Cléo Robin le PDF de mon premier roman "Je dis ça mais je ne dis rien" car il n'est pas vendu dans son pays. Quelle émotion de recevoir de sa part une jolie carte et un étui à lunettes crocheté aux très jolies couleurs (cliquez sur les photos pour les voir en entier). Merci beaucoup Cléo, il sera parfait pour mettre mes lunettes de vue quand je vais à la piscine ou mes lunettes de soleil.
Mon mois émoi : Septembre 2020
Mon mois émoi : Septembre 2020

Début Septembre, j'ai enfin terminé les relectures de mon second roman "Souviens-toi du bus 96" et j'ai été très heureuse de recevoir les critiques des différents bêta-lecteurs que j'avais sollicités qui sont pour la plupart enthousiastes et m'encouragent à l'envoyer au éditeurs à compte d'éditeurs ce que j'ai fait aussitôt. Je suis très satisfaite des services d'ANOVI, l'éditeur de mon premier roman, mais comme il est à compte d'auteur, je le paye. Même s'il fait partie des meilleurs rapports qualité / prix du marché de l'édition à compte d'auteur, non seulement je ne gagne rien mais cela me coûte. J'estime que vu les heures que je passe sur un roman, surtout sur ce second, si je peux éviter de payer c'est mieux ! J'espère y parvenir. En tous cas je n'aurais pas la frustration, comme je l'ai eu pour mon précédent roman, de n'avoir pas attendu la réponse des éditeurs à compte d'éditeurs.

reliure et mise sous enveloppe du manuscrit avec l'aide de mon Jeff

reliure et mise sous enveloppe du manuscrit avec l'aide de mon Jeff

Tout ce travail important ne m'a pas empêchée de continuer mes promenades et courses à l'aube et profiter des levers de soleil magnifiques sur la baie des Sables d'Olonne

Mon mois émoi : Septembre 2020
Mon mois émoi : Septembre 2020

Nous avons aussi profité des joies de la lecture sur la plage et des baignades dans l'océan avec le temps estival que nous avons eu en ce mois de septembre

Mon mois émoi : Septembre 2020Mon mois émoi : Septembre 2020

J'ai pris beaucoup de plaisir aussi à pâtisser des tartes avec les dernières fraises vendéennes excellentes, et des brioches pour le petit déjeuner.

Mon mois émoi : Septembre 2020

Nous avons enfin pu passer un week-end chez notre fille à Paris pour fêter l'anniversaire de Pauline l'aînée de notre petite filles.  Nous les avons gâtées toutes les trois et étions très heureux de les revoir.

Mon mois émoi : Septembre 2020Mon mois émoi : Septembre 2020Mon mois émoi : Septembre 2020
Mon mois émoi : Septembre 2020

Quel bonheur de visiter la BNF (Bibliothèque Nationale de France François Mitterrand). Une visite au pas de charge pour raison de COVID mais néanmoins très intéressante. J'ai beaucoup aimé voir les anciens livres illustrés pour enfants et manuels scolaires

Mon mois émoi : Septembre 2020
Mon mois émoi : Septembre 2020Mon mois émoi : Septembre 2020
Mon mois émoi : Septembre 2020Mon mois émoi : Septembre 2020

Mon premier roman est dans cette bibliothèque parmi 15 millions d'autres, modeste contribution dont je suis fière néanmoins.

Mon mois émoi : Septembre 2020

Nous nous sommes promenés sur les berges de Seine de Bercy à Notre Dame. Il faisait beau, il y avait beaucoup de monde, d'orchestres et même des danseurs. C'était très agréable.

Mon mois émoi : Septembre 2020
Mon mois émoi : Septembre 2020
Mon mois émoi : Septembre 2020Mon mois émoi : Septembre 2020

En passant devant le parvis de Notre Dame, nous avons assisté (dans le cadre des animations patrimoine) à une démonstration sur maquettes des charpentiers qui refont les charpentes de Notre Dame et, pour moi, qui adore voir les artisans au travail, ce fut un vrai bonheur

Mon mois émoi : Septembre 2020
Mon mois émoi : Septembre 2020Mon mois émoi : Septembre 2020
Mon mois émoi : Septembre 2020

Nous sommes allés déjeuner sur une amie qui habite un appartement avec une magnifique vue sur la baie des Sables d'Olonne. Au delà du bonheur de passer quelques moments avec elles, c'est aussi une joie pour nous de pouvoir admirer la baie des Sables d'Olonne que nous aimons tant et l'océan de si haut.

Mon mois émoi : Septembre 2020
Mon mois émoi : Septembre 2020

Et pour finir mes petites joies du mois, je n'oublie pas mon OOPS qui nous comble de bonheur chaque jour :

Mon mois émoi : Septembre 2020

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Rédigé par Martine.

Publié dans #mon mois émoi, #aimé détesté

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Publié le 1 Octobre 2020

Blanches ailes de fée électricité

Dans l’azur figé

Oiseaux de plume et de fer

Juste un courant d’air

En action les blanches ailes

De fée électricité

 

Martine / Septembre 2020 pour les jeudis en poésie du Défi 239 des croqueurs de mots animé par Jeanne Fadosi (Thème : l'électricité)

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Rédigé par Martine.

Publié dans #TANKAS

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Publié le 30 Septembre 2020

Photo Pixabay

Photo Pixabay

Je suis une petite chatte angora rousse et blanche. J’aurais pu m’appeler Roussette mais ma maîtresse a préféré me surnommer Georgina parce que son précédent chat, un gros matou noir qui est en photo sur le buffet, s’appelait Georges.

Autrefois je prenais beaucoup de plaisir à entrer dans la salle de bain quand elle était dans la baignoire et à sauter dans l’eau délicieusement chaude. Depuis que je lui ai fait très peur un jour en la rejoignant dans son bain un mulot dans la gueule, elle verrouille la porte quand elle se baigne. Fini le plaisir du plongeon et du bain.

Dans le jardin, il y a un grand bassin avec des poissons rouges, jaunes, noirs d’une grande vivacité. J’aime m’en approcher et les regarder évoluer. J’aurais aimé être un poisson. Je serai Georgina une femelle piranha et je dévorerai les autres poissons. Maintenant que la baignoire m’est interdite j’ai très envie de sauter dans ce bassin pour m’y baigner et croquer au passage quelques poissons. C’est certainement dangereux. Je pourrais m’y noyer ou pire être gobé par une des très grosses carpes qui se ferait un plaisir d’avoir un chat dans la gorge. Une Georgina dans la gorge : il y aurait de quoi faire une gorge chaude. Malheureusement je ne puis. J’ai bien essayé de mordiller le filet dont ma maîtresse a recouvert le bassin mais il est en plastique très solide et je n’y suis pas encore parvenu.

Il ne me reste plus que l’aquarium et là c’est possible. L’eau doit être froide et il est connu que «chat échaudé craint l’eau froide» mais comme je n’ai jamais été échaudé, l’eau froide non seulement ne me fait pas peur mais m’attire. Nemo, le poisson rouge, tes jours sont comptés, je vais te dévorer ! Le moment est venu. Quand les maîtres ne sont pas là les chats dansent enfin en ce qui me concerne plongent. Je monte sur l’étagère au-dessus de l’aquarium et je saute. Ce que je n’avais pas imaginé, c’est que Nemo allait sauter et s’échapper et que je resterai coincé au fond du bocal.

Photo Pixabay

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Je vais me noyer sous le regard narquois de deux petites souris qui sont remontées de la cave pour assister au spectacle. Elles me regardent en riant et en dansant. Quand le chat n’est pas là les souris dansent. Et qu’est-ce qu’elles dansent d’après vous ? Le cha-cha-cha bien sûr. Une danse n’est pas un chat, il faut appeler un chat un chat, mesdemoiselles les souris, et vous ne perdez rien pour attendre, si par bonheur j’arrive à échapper à la noyade, foi de Georgina.

Soudain j’entends la sonnerie stridente du téléphone et j’émerge bien installée dans mon panier moelleux. J’ai encore rêvé. Qu’est-ce que vous croyez vous les humains ? Les chats rêvent aussi.

Martine / Mai 2020 pour les prénoms du mercredi de Jill-Bill (aujourd'hui Georgina)

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Prénoms du Mercredi

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