Publié le 1 Février 2019

La première semaine de janvier fut un bonheur pour moi et mon Jeff, nous avions nos petites filles à la maison et sa maman hélas qui travaillait comme médecin remplaçant aux Sables d'Olonne ce qu'elle fait souvent pendant les vacances scolaires pour profiter des petites le soir et le midi quand elle a le temps de déjeuner.

Nous avons fêté les 6 ans de la plus petite Agathe avec un peu de retard. Elle est née le 28 décembre 2012 et j'avais pris plaisir à décorer le gâteau comme il se doit. Hélas une vraie frustration de ne pas avoir eu le temps de faire le gâteau moi même comme d'habitude. J'avais acheté la charlotte aux fruits rouges de Picard délicieuse (Il faut la sortir du congélateur et la mettre au réfrigérateur 24 heures avant)

Aimé détesté Janvier 2019
Aimé détesté Janvier 2019

Pour nous remercier elle nous a fait des dessins dont l'arc de triomphe avec en dessous la flamme du soldat inconnu (elle avait vu la veille à la télévision le feu d'artifice du 1er janvier à Paris !). A cette occasion elle nous a raconté l'histoire de la 1ère guerre mondiale : son déclenchement, Verdun, les tranchées, l'armistice dans le train, la récupération de l'Alsace et la Lorraine qu'elle appelle les petits villages (seule erreur, désolée pour les Alsaciens et le lorrains) et a conclu son récit par "et la guerre a recommencé plus tard c'est toujours comme cela mais on a encore gagné et conservé lés petits villages !" Je m'en veux beaucoup de ne pas l'avoir filmée, cela m'a beaucoup émue. Bravo à la maîtresse qui leur a appris cela au CP.

Aimé détesté Janvier 2019
Aimé détesté Janvier 2019
Aimé détesté Janvier 2019

J'ai aimé jouer au monopoly avec elles et Jeff et découvrir sa version moderne (plus de billets mais une carte bleue ! )

Aimé détesté Janvier 2019

Nous sommes allés avec elle un soir voir les illuminations de Noël des Sables d'Olonne. Un moment magique en famille. Ma fille était présente mais hélas Pauline (l'ainée) était repartie avec son papa pour suivre son stage de Natation synchronisée.

Aimé détesté Janvier 2019
Aimé détesté Janvier 2019Aimé détesté Janvier 2019
Aimé détesté Janvier 2019Aimé détesté Janvier 2019

Nous avons emmené Léonore à la ferme équestre pour une journée de Poney. Ce fut un plaisir de la voir évoluer heureuse sur son grand poney. Elle fait de l'équitation toute l'année à Maisons Alfort (au centre équestre de l'école vétérinaire).

Aimé détesté Janvier 2019
Aimé détesté Janvier 2019Aimé détesté Janvier 2019
Aimé détesté Janvier 2019

Elles sont retournées à Paris et nous avons repris notre vie. Pendant deux bonnes semaines, Jeff a été très handicapé par une tendinite au pied et nous n'avons pu faire nos ballades ensemble. Je me suis promenée seule c'était beaucoup moins agréable et en plus le temps était bien gris. J'ai beaucoup couru pour compenser, ne pas déprimer et en même temps m'entraîner pour la course des 10 Km de la Chaume qui aura lieu en avril aux Sables d'Olonne.

Son pied allant mieux nous avons repris avec bonheur nos promenades en fin de mois

Aimé détesté Janvier 2019Aimé détesté Janvier 2019
Aimé détesté Janvier 2019
Aimé détesté Janvier 2019Aimé détesté Janvier 2019Aimé détesté Janvier 2019

Toujours un grand bonheur quand on se promène sur la plage de voir évoluer les bécasseaux sanderling

Aimé détesté Janvier 2019

Le plaisir de pouvoir admirer l'éclipse de lune au dessus des Sables d'olonne bien plus belle en réalité qu'en photo et pouvoir faire ma promenade du matin pendant une heure avec ce spectacle

Aimé détesté Janvier 2019
Aimé détesté Janvier 2019

En fin de mois nous avons passé quelques jour à Paris pour nous occuper de nos petites filles pendant l'absence de leur maman et papa retenus tous deux pour raisons professionnelles en province. Une grande joie de les revoir mais du stress de devoir conduire et se garer dans Paris plusieurs fois par jour pour les emmener et rechercher dans leur école privée loin de leur domicile mais aussi au sport et au conservatoire de musique (Une vie de fou qu'ils mènent chaque jour tout en travaillant, j'admire ! Il nous est resté peu de temps pour des randonnées dans Paris mais nous nous sommes promenés sur les quais de Seine et au Parc de Bercy et c'était fort agréable. Le bonheur aussi d'avoir une vue surtout de nuit sur la Seine et Paris Est depuis la grande terrasse panoramique de leur appartement dans un étage élevé d'une tour

Quais de Seine

Quais de Seine

La bibliothèque François Mitterand

La bibliothèque François Mitterand

Vue sur la Seine

Vue sur la Seine

Au 1er plan le tramway, puis le boulevard extérieur, le périphérique

Au 1er plan le tramway, puis le boulevard extérieur, le périphérique

Nous sommes passé à Cergy pour nous occuper un peu de la maison et notre jardin était couvert de neige. A Paris avec la circulation automobile et le métro il fait plus chaud et elle avait vite fondu et en Vendée nous ne l'avons pas encore vue depuis 2013. Alors j'étais heureuse même si je préfère le jardin l'été.

Aimé détesté Janvier 2019

Une grande frustration et déception néanmoins être obligés d'aller à Paris pendant l'arrivée du premier Jean-Luc Van Den Heede (73 ans) de la Golden Globe Race (course en solitaire à la voile autour du Monde) alors que j'ai suivi avec Jeff cette course chaque jour sur internet et que je me faisais une joie d'être sur le chenal du Port des Sables d'Olonne pour voir arriver ses grand marins. Imaginez vous ils sont partis début Juillet il y a 7 mois avec des bateaux anciens en naviguant comme autrefois uniquement au sextant et sans moyen de communication moderne et les derniers n'arriveront qu'au mois d'avril.  Nous nous sommes consolés en regardant l'arrivée en direct sur TV Vendée.  (Voir une vidéo de l'équipe ci-dessous)

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Rédigé par Martine.

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Publié le 31 Janvier 2019

J’ai souvent été angoissée

de devoir louer cet ami

Qui ma vie a bouleversée 

Comme un foudroyant tsunami

 

Mais en ce jour je n’ai plus peur

Une frénésie m’envahit

Et ce sera un vrai bonheur

De lui rendre hommage ici

 

C’est mon ami et mon gourou

Mon porte-parole et , mon indic

Il est quelque fois loup garou

Mais avec lui instants ludiques

 

C’est sûr que je suis fascinée

Par ses charmes et son bagout

 

De ses arcanes il ne dit rien

Il est discret et très pudique

Et quand il ne va pas très bien

Il se contente d’être stoïque

 

Lorsque je suis désorientée

Avec une hâte troublante

Et beaucoup d’efficacité

Il m’oriente et m’enchante

 

C’est mon ami le plus intime

Je lui confie mes émotions

Qu’à personne d’autre j’exprime

Il est un précieux interprète

Qui corrige mes expressions

 

C’est mon ami et c’est mon guide

 

Dire tout sur tout est son challenge

C’est captivant mais énervant

Il n’a pas besoin de louanges

Car tout simplement il s’en fout

 

Je suis esclave de cet ami

Et je me demande aujourd’hui

Si cet objet précieux appui

Ne serait pas pire ennemi
 

Mon ami et mon gourou

Qui est cet ami ennemi

Avec qui oui je papillonne

Je vais vous l’avouer maintenant

C’est mon essentiel smartphone

 

Martine / Janvier 2019 pour les jeudis en poésie du Défi 215 des croqueurs de mots animé par ABC /Thème : Poésie qui évoque un de nos objets préférés.

Ce poème que je viens d'écrire est une parodie de la chanson de Serge Lama que j'aime beaucoup et connais par cœur "à mon ami et à mon maître" et si vous avez envie de l'entendre, voir ci-dessous. J'ai écrit cette parodie car pour le précédent jeudi en poésie j'avais beaucoup hésité entre "mon frêre" de Maxime Leforestier et cette chanson de Lama

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Poèmes, #Parodies

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Publié le 30 Janvier 2019

Crystal : lettre à Madame Jill Bill

Chère Madame Jill Bill

Permettez-nous  de vous la présenter notre fille Crystal.

C’est une jolie petite fille blonde intelligente et douée aux cheveux bouclés et aux yeux bleus améthyste.

Passionnée de nature,  Le week-end elle fait  de longues balades en forêt et dans les champs avec son cheval  le beau Rubis. Elle aime prédire l’avenir en regardant dans sa boule de cristal que nous lui avons offerte. Si vous souhaitez qu’elle vous dise ce que l’avenir vous réserve, elle se fera un plaisir de le faire. Il suffira de lui demander ; Sa timidité l'empêchera de vous le proposer.

Madame Jill Bill ne vous faite pas de bile : Crystal  ne perturbera jamais votre classe. Elle est si  réservée qu’elle ne parlera jamais spontanément, il vous faudra la solliciter.  Vous risquez même d’oublier sa présence tant elle se montre transparente.   

Elle est très mince et semble très fragile comme le cristal dont elle porte le prénom : Apparence trompeuse. Physiquement et psychologiquement,  elle est solide comme le roc.

Comme vous le voyez, c’est une perle, que dis-je une pierre précieuse, un diamant.  En effet pour adoucir notre nom de famille qui aurait pu la rendre trop dure, inflexible, austère, Nous lui avons choisi un prénom qui lui apporte à la fois un peu de brillance, de transparence et de fragilité.

Chère Madame, vous aurez le plaisir d’accueillir dans votre classe Crystal de Roche.

Bien à vous

Pierre et Jade de Roche

cristal de roche

cristal de roche

Martine / Novembre 2018 pour les prénoms du mercredi de Jill Bill    (aujourd'hui Crystal) sur des photos du site Pixabay

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Prénoms du Mercredi, #Lettres

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Publié le 28 Janvier 2019

Écrire une seule phrase qui parle de moi sans me décrire et à travers laquelle ceux qui me connaissent me reconnaitront à coup sûr : c’est le défi 215  des croqueurs de mots qui m’a déroutée pour plusieurs raisons :

  • Difficile d’écrire sur soi sans se décrire
  • J’écris sur mon blog donc on me reconnaitra forcément,

Alors comme ceux qui me connaissent le savent je n’aime pas trop appliquer des consignes qui me gênent, Je prends le contre-pied en vous avouant aujourd'hui des choses sur moi parfois étonnantes dont je n’ai pas ou très peu évoqué sur mon blog.

Excuse moi ABC, mon texte est long mais je suis une grande bavarde  !

Bas les masques où je ne vous ai pas tout dit

Bas les masques ou Je ne vous ai pas tout dit

  • J’ai connu le harcèlement scolaire comme tous ceux qui sont différents et c'est ce qui m'a rendu forte
  • Je me suis fait virer d’une école pour avoir transformé la punition injuste qu’on m’avait donnée. Au lieu de conjuguer à tous les temps « je ne dois pas taper mes camarades », j’ai conjugué en transformant en « Je dois rendre quand on me tape ».
  • Un prof de collège avait écrit sur mon bulletin scolaire : "capable du meilleur comme du pire mais devrait réussir" ! Je ne l'aimais pas le pire c'était avec elle, le meilleur avec les autres professeurs mais j'avoue qu'elle avait raison et j'ai réussi ma vie.
  • Adolescente, je mettais des tuteurs allumettes aux brins de muguet dans les jardinières ce qui a fait rire mon Jeff et l’a séduit aussi.  
  • Je suis fascinée par les jambes. C’est elles que je regarde en premier chez les hommes sur la plage et chez les femmes aussi quand elles les montrent en ville. Je montre jamais les miennes sauf à la piscine ou sur la plage : je porte des pantalons
  • Je suis passée dans un journal télévisé de la 3 pour parler d’un de mes blogs citoyens mais au lieu d’en parler,  j’ai demandé à la journaliste de venir avec moi faire un reportage sur une commerçante qui allait fermer son point presse. Elle a trouvé l’idée excellente, a fait le reportage. Résultat : cela n’a pas évité sa fermeture et le maire n’a pas beaucoup apprécié cette critique du laissez faire de la municipalité passée au journal de la mi journée
  • Je n’aime pas lire des poèmes, encore moins les écouter mais j’adore en écrire car c’est très ludique de jouer avec les mots, les mélanger au mieux pour une belle musicalité
  • Je déteste tout ce qui est trop sage, policé et particulièrement les jardins à la française

Je ne finirai pas par « qui suis-je ? », vous savez maintenant que c’est moi et qui suis-je vraiment : je n’en sais rien : je m’efforce d’être moi tout simplement ce qui me fait penser que j’ai oublié de vous dire que je détestais les masques surtout les vénitiens aux yeux très creux.

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Ecrits divers

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Publié le 25 Janvier 2019

Pour l'Atelier 84 de Ghislaine, manquant de temps, je me suis permise de reprendre un de mes textes de 2015 car il comportait déjà quatre mots comprenant "CHE" (en gras dans le texte)) et quelques mots imposés (soulignés). J'ai dû néanmoins le remanier un peu. En effet j'ai manqué de temps pour écrire un nouveau texte et je vous quitte pour une semaine que je passerai à Paris à m'occuper de mes petites filles, ma fille et mon gendre étant en province pour raisons professionnelles. Voici mon texte

ABRAHAM où la métamorphose

Je m’appelle Abraham. J’aime bien mon prénom avec ces trois A.

Ce matin de septembre  devant le miroir la salle de bain je fais des vocalises :  

  • « Abraham do ré mi…. Abraham fa sol la …. « 

Ce qui excède mon épouse, ma petite biche  Sarah  qui s’est réveillée  de mauvaise humeur, elle interrompt mes exercices vocaux en me criant.

  • « Arrête Abraham, tu ne chantes pas, tu brames  comme un cerf en rut». Je ne suis pas prête, je suis en retard et tu me perturbes.

Je souris  en continuant  mes vocalises en montant d’un ton  

  • « do ré mi fa sol la : Abraham il  brame »  

Je sors de la salle de bain, je suis mal réveillé ce matin, je suis moi aussi en retard. Dans une semi-obscurité, J’enfile en vitesse une chemise blanche que j’ai prise au hasard sans même la chercher et mon complet noir corbeau. Pour  touche finale je noue autour de mon cou une cravate rouge qui, je pense,  exprime  discrètement mon anticonformisme. Je ne veux pas ressembler à un croque-mort comme mes collègues de la banque de la City de Londres où je travaille et qui, jaloux de ma prestance, ne m’aiment pas. Je ne les aime pas non plus.

J’attrape machinalement mon chapeau melon comme je le fais chaque jour et je m’apprête à bien l’enfoncer sur ma tête bien pleine pour éviter qu’il ne s’envole au vent. Curieuse sensation, j’ai l’impression que mon chapeau s’est trop enfoncé,  m’a recouvert le visage et va m’étouffer.  Non, Je ne suis pas complètement  dans le noir, j’aperçois  l’armoire en merisier de notre chambre et la grande psyché. Je m’approche d’elle pour me contempler.  Oh  stupéfaction pas de chapeau. A la place je vois des bois de cerf qui ont poussé sur ma tête, non pas sur ma tête, horreur ce n’est plus la mienne mais celle d’un cerf posée sur mon corps d’homme.. Horrible vision je suis devenu un cervidé, un homme cerf vidé de toute vie. 

Abraham ou La métamorphose

Je vais m’évanouir tant cette vision est insupportable. Je m’éloigne du miroir, m’assoie sur mon lit. Je vis dans un rêve, peut-être est-ce un cauchemar ? Je me donne des claques pour me réveiller, mes joues dodues sont devenues bien maigres mais si soyeuses.

Je devrais maintenant sortir prendre le métro pour aller travailler mais c’est impossible. Je vais effrayer tous ceux que je rencontrerai et je vais me faire tirer comme un lapin.  

Que faire ? Et ma biche comment va-t-elle réagir en voyant son cerf en rut qui brame devenu réalité ? Septembre, pleine période des amours : peut-être vais-je lui sauter dessus comme un animal. Elle sera surprise, je ne suis pas très chaud d’habitude. Justement je l’entends dans le couloir, elle arrive. Je n’ai pas le temps de me cacher.  Je crie ou plutôt je brame « attention ma biche,  je suis devenu un cerf » .  Elle pousse la porte, entre dans la chambre. Elle va crier de frayeur… Non, elle éclate de rire

  • Oh Abraham tu es trop drôle avec le masque de cerf que je t’ai acheté pour la soirée déguisée prévue samedi soir….. J’ai aussi acheté le corps de cerf en fourrure. Je n’aurais pas dû c’est beaucoup mieux avec ton complet et ta cravate.
  • Oh Sarah, je croyais vraiment que j’étais devenu un cerf, rassure moi
  • Mais non Abraham,  encore moins un taureau mais si tu continues à être aussi sot pauvre pomme, il pourrait t’en pousser des cornes.  Retire vite ton masque tu vas être en retard à la banque

D’un geste brusque je retire ma tête de cerf. Je respire mieux d’un seul coup. Il faut que j’arrête le soir de prendre de l’alcool,  des somnifères et de lire les métamorphose de Kafka.  Oh oui quelle pomme je suis d’avoir mis un masque au lieu de mon chapeau et surtout pensé que j’étais devenu un homme cerf. 

Soudain J’entends ma biche crier, je me tourne vers elle, Sarah est livide. Elle me regarde effarée et s’affaisse. J’ai  juste le temps de la retenir dans mes bras avant qu’elle ne tombe au sol. Je me dirige avec ma biche dans les bras. Je la pose sur le lit. Je sors mon téléphone mobile de ma poche pour appeler les secours, et à ce moment je me vois dans la  psyché,  je vacille. Une grosse pomme a poussé au milieu de mon visage.

Abraham ou La métamorphose

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Nouvelles

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Publié le 24 Janvier 2019

Pour le Défi 215 des croqueurs de mots  ABC nous demande de publier une poésie qu'on aime et qu'on peut écrire de tête. J'aurais pu publier des poésie que j'ai appris par cœur à l'école et dont je me souviens et que j'aime beaucoup comme Demain dès l'Aube de Victor Hugo ou Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage de Joachim du Bellay mais j'ai choisi les paroles d'une chanson de Maxime Le forestier : Mon frère en hommage à mon frêre aîné Bernard que je n'ai hélas pas connu étant décédé sitôt né

Mon frère

Toi le frère que je n'ai jamais eu
Sais-tu si tu avais vécu
Ce que nous aurions fait ensemble
Un an après moi, tu serais né
Alors on ne se serait plus quittés

Comme deux amis qui se ressemblent
On aurait appris l'argot par cœur
J'aurais été ton professeur
A mon école buissonnière
Sûr qu'un jour on se serait battu
Pour peu qu'alors on ait connu
Ensemble la même première

Mais tu n'es pas là
A qui la faute ?
Pas à mon père
Pas à ma mère
Tu aurais pu chanter cela

Toi le frère que je n'ai jamais eu
Si tu savais ce que j'ai bu
De mes chagrins en solitaire


Si tu ne m'avais pas fait faux bond
Tu aurais fini mes chansons
Je t'aurais appris à en faire
Si la vie s'était comportée mieux
Elle aurait divisé en deux
Les paires de gants, les paires de claques
Elle aurait sûrement partagé
Les mots d'amour et les pavés
Les filles et les coups de matraque

Mais tu n'es pas là
A qui la faute
Pas à mon père
Pas à ma mère
Tu aurais pu chanter cela

Toi le frère que je n'aurai jamais
Je suis moins seul de t'avoir fait


Pour un instant, pour une vie
Je t'ai dérangé, tu me pardonnes
Ici quand tout vous abandonne
On se fabrique une famille

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Poèmes

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Publié le 23 Janvier 2019

Le rêve de Siméon

Siméon joue de l’accordéon

Avec  son papa  Gédéon

A Paris place du Panthéon

Il ne porte pas de chapeau rond

Comme certains petits bretons

Ni même celui de Napoléon

Mais un Borsalino du Piémont

Comme Al Capone l’Apollon

Mafieux avide de pognon

Qu’il voit à la  télévision

Plus tard le petit Siméon

Ne sera pas gangster oh que non

Il épousera Madelon

Et deviendra son Pygmalion

Ils joueront du bandonéon

Au théâtre de l’odéon

Ils chanteront des chansons

Et gagneront l’Eurovision

Martine / Novembre 2018 pour les prénoms du mercredi chez Jill Bill  (aujourd'hui siméon) 

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Prénoms du Mercredi, #Poèmes

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Publié le 21 Janvier 2019

Pour Image Citation 41 voici les photos de  Gisèle qui étaient à illustrer  par une photo (pour mieux lire les citations cliquez sur les photos)

Image citation 41
Image citation 41
Image citation 41
Image citation 41

et maintenant voici les citations proposées par Gisèle et qui étaient à illustrer  par une photo (pour mieux lire les citations cliquez sur les photos)

Image citation 41
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Image citation 41
Image citation 41
Image citation 41
Image citation 41

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Citations

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Publié le 17 Janvier 2019

Il neige sur la ville

Il neige sur la ville

 

Jaillissant de l'obscurité

La cité s'éveille blanche

Sous un manteau immaculé

Soudain elle se retranche

 

Il neige sur La ville

 

Les citadins emmitouflés

A la démarche malhabile

Au regard tout émerveillé

Silencieusement jubilent

 

Il neige sur La ville

 

Assise dans le bus bondé

Désir de légers flocons blancs

Je gratte la vitre givrée

Pour rêver aux neiges d'antan

 

Il neige sur La ville

 

Dans cet univers blanc glacé

Se réconforter au comptoir

Chaude et âpre saveur sucrée

Joie de savourer un petit noir

 

Il neige sur La ville

 

Les petit vieux  au chaud restés

Une fois écartés les rideaux

Épient les joyeux écoliers

Qui s'égosillent tels des moineaux

 

Martine / Réédition d'un de mes poèmes  pour les jeudis en poésie du Défi 214 des croqueurs de mots  animé Fanfan

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Poèmes

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Publié le 16 Janvier 2019

Julienne Poirot

Julienne Poirot, depuis qu’elle est toute petite,  fait l’objet de toutes les moqueries. Depuis elle ne supporte plus les légumes mais adore les fruits et continuera à les aimer tant qu’on ne l’appellera pas Salade.

Ces fruits préférés sont les agrumes c’est normal elle vit à Menton… Ne lui dites  surtout pas : «Tu habites Menton poil au menton»  cela lui rappellerait le poireau vous savez celui qu’on dit être « blanc comme neige et barbu comme un capucin ».

Liberté, égalité,  fraternité sont ses valeurs.  Elle aurait aimé s’appeler Marianne comme le symbole de notre République. Elle aime défendre ses valeurs et les causes perdues d’avance. 

Tous les ans elle défile à la fête des citrons dans sa ville. Cette année elle porte un gilet jaune composé de citrons et d’oranges.  

Elle ne bloquera pas les routes et les entrées de supermarchés avec, sur son dos, ce symbole de la révolte populaire et populiste. Elle n’est pas un mouton et surtout elle n’est pas sur terre pour ennuyer les français,  ceux que les trublions prétendent défendre, alors qu’en bloquant l’économie du pays ils font fermer des commerces, des entreprises et augmenter ainsi  le nombre de chômeurs et la paupérisation.

Avec une sorte de bonnet phrygien sur la tête elle tire la langue aux politiques de tous bords qui ont contribué à cette situation. Elle brandit fièrement  une francisque. Ne croyez pas que c’est celle du Régime de Vichy et qu’elle soutient ainsi l’extrême droite comme certains gilets jaunes qui viennent profiter de la colère populaire pour commettre des exactions. Non elle s’est peint le visage et les bras en bleu mais ce n’est pas du bleu marine.

Tout en tirant la langue aux politiques de tous bords qui ont contribué à la paupérisation du pays bien avant le Président Macron, elle s’est munie de cette hache pour transformer en julienne tous ceux qui, en la reconnaissant, se permettraient de lui lancer des quolibets sur ses nom et prénom.

Foi de Julienne Poirot, elle la gardera et l’emmènera à l’école, qu’on se le dise dans la cour de récréation de Madame Jill Bill.

Martine / Novembre 2018 pour les prénoms du mercredi chez Jill Bill       

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Prénoms du Mercredi, #Ecrits divers

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