Publié le 23 Février 2021

Pour scène de rue chez COVIX : une statue du jardin des plantes

Scène de rue chez Covix : Statue jardin des plantes

Voir les commentaires

Rédigé par Martine.

Publié dans #Scène de rue

Repost0

Publié le 22 Février 2021

Pour le défi 246 des croqueurs de mots, ABC nous donne la consigne insolite d'écriture suivante :

"Cher Amiral, vos croqueurs sont des « motivores », en passant par mon jardin, ils ont dévoré tous mes mots. Sans mot, mon jardin de mots n’a plus de sens, il est anéanti. Demandez-leur, je vous en conjure, de m’envoyer chacun sa meilleure recette, pour que les mots de mon jardin puissent refleurir dès le début du printemps. Consigne : Écrire une recette simple et efficace pour réparer les dégâts provoqués par tous les motivores."

Voici ma participation :

LES MOTIVORES GASTRONOMES

Les croqueuses ont envahi ton jardin ABC pour dévorer les mots qui dormaient dans ton nid douillet. Chacune, en gastronome avertie, a choisi les siens :

Aimela, en criant aimez-moi, des mots de haine et d’indifférence.

Chloé, des mots pris au hasard tous azimuts.

Colette, les mots rimant avec son prénom.

Durgalola, les mots issus d’une graine.

Eglantine Lilas, les mots de fleurs.

Fanfan a voulu dévorer le mot tulipe, mais Eglantine Lilas l’ayant déjà croqué, par dépit s’est attaquée aux mots débutant par F.

Jeanne Fadosi, les notes de musique

Jill Bill, les mots évoquant un prénom

Josette, les mots trop voyants pour les dissimuler dans sa cachette

Les Cabardouche, tous les mots insolites et étranges

Lénaïg, les Paris-Brest et autres pâtisseries mais aussi les noms de planètes, d’étoiles, d’astres

Luciole, tous les mots d’objets lumineux qui éclairent nos nuits

M’amzelle Jeanne, tous les noms de fêtes

Marie Chevalier, les jolis mots avec lesquels on peut jouer, rimer

Pimprenelle, les mots météorologiques dont la brume et le soleil bien sûr

Jazzy, les noms d’instruments emblématiques du Jazz bien sûr, mais également les mots évoquant la nature

Renée, les mots au gré de ses envies

Zaza, tous les mots débutant par Z

Moi-même, les mots qui expriment une émotion pour mon mois émoi

Domi trop occupée à tenter de ramener son équipage à la raison n’a rien dévoré du tout

image gerd altmann sur pixabay

image gerd altmann sur pixabay

Face à un tel carnage, de rage tu as croqué ABC toutes les lettres des mots restant. Tu en as fait une indigestion.  Comment ABC peux-tu récupérer dans ton nid les mots disparus ?

Long et Fastidieux mais simple, il te suffit de vomir toutes les lettres que tu as ingurgitées (ton estomac te remerciera) et de reconstituer avec elles les mots dégustés par tes amies motivores. Bon courage ABC.

Martine Martin-Cosquer / pour le défi 246 des croqueurs de mots animé par ABC.

Voir les commentaires

Rédigé par Martine.

Publié dans #Ecrits divers

Repost0

Publié le 20 Février 2021

Quitter ce monde de Franck LINOL

J'aime beaucoup les thrillers de Franck LINOL auteur bien connu. Quand j'ai appris qu'il venait de sortir son dernier roman "QUITTER CE MONDE", je me suis précipitée pour l'acheter, a fortiori que son livre, en plus du meurtre d'un vieil homme, aborde la disparition de Marie Clemenceau dite Line Paulet (recordwoman de saut en parachute de 1910 à 1930), la grand tante paternelle de l'époux de mon amie Dany. 

Mon avis sur le livre :

Dumontel se voit confier l'enquête sur l'assassinat horrible d'un vieil homme. Convalescent après avoir échappé à la mort, les douleurs et les cauchemars l'empêchent de se reposer la nuit et le fatiguent. Déprimé, manquant de motivation, il laisse à son adjoint le lieutenant Dany Malval et au capitaine Garcin les rênes pour conduire cette enquête pour laquelle il n'a plus l'énergie et la clairvoyance nécessaires. Ceci lui est d'autant plus aisé, qu'il est contacté par une femme, Louise, qui va venir le supplier de mener une enquête sur la mort en 1938 dans un accident de la route de Line Paulet, la grand-tante de son époux. C'est une féministe, actrice, journaliste et recordwoman des sauts en parachute. Petit à petit, au fil des rencontres avec Louise, Dumontel va se passionner pour l'histoire romanesque de cette jeune femme et enquêter pour savoir si elle a été victime d'un accident de la route ou d'un assassinat. Et si le meurtre du vieil homme était lié à la mort de Line Paulet qui a eu lieu au moment de l'arrivée des espions nazis en France ? Ce questionnement va permettre à Dumontel de se motiver de nouveau pour l'enquête sur la mort du vieil homme.

J'ai adoré ce livre à l'écriture limpide, avec suffisamment de détails sans trop non plus, qui aide à suivre et ne pas se perdre dans les deux enquêtes menées conjointement. C'est un roman très humain qui aborde:

- la difficulté à vieillir, à voir ses capacités diminuer

- la cause des femmes à laquelle je suis sensible.

Line Paulet, une pionnière du féminisme, à la fois légère, et profonde, m'a conquise.

En plus, j'ai retrouvé dans le personnage de Louise mon amie Dany Clemenceau du blog les potins de Ionard.

Je vous souhaite une bonne lecture de ce roman que je n'oublierai pas.

Merci Monsieur LINOL du plaisir de lecture que vous m'avez apporté.

Voir les commentaires

Rédigé par Martine.

Repost0

Publié le 18 Février 2021

Mille bourgeons poindront

Sous les soubresauts du vent

Et les frimas du levant,

Ossatures élancées

Aux ramures ciselées,

Les arbres de l'avenue

Sont désormais dévêtus

 

Leurs branches noires embrassent

Le plafond bleu de glace,

Dans l'azur ainsi cherchant

L'astre divin flamboyant

Pour réveiller en douceur

Leur hivernale torpeur

 

Aux derniers jours de l'hiver,

Un infime espoir vert

Pointera son nez, serein

Dans la brume du matin.

Mille autres bourgeons poindront

Gages de résurrection

 

Martine Martin / Pour les jeudis en poésie du défi 245 des croqueurs de mots animé par ABC (thème bourgeon)

Voir les commentaires

Rédigé par Martine.

Publié dans #Poèmes

Repost0

Publié le 17 Février 2021

Camélia la cigogne exiléeCamélia la cigogne exilée
Camélia la cigogne exiléeCamélia la cigogne exilée

Je suis une cigogne,  je vivais en Afrique

Jadis tous les hivers, au nord du Mozambique

Dans le joli delta, du grand fleuve Zambèze

A cette époque-là, je n’étais pas obèse

Pour manger je chassais,  reptiles coléoptères

Un hiver j’ai migré, avec mes congénères

Dès lors à bourg en Bresse, toute l’année j’habite

Elégante je plane dans des valses fortuites

Au-dessus de la ville,  l’hiver comme  l’été

Sous le regard heureux, de passants épatés

Je me plais bien ici,  j’y ai emménagé

Plus besoin de chasser, j’ai un garde-manger

Une grande décharge,  nourriture variée

Déchets de toutes sortes, aliments avariés

Sous mes hautes pattes, gracieuse et conquérante

En princesse je trône, sur les tours flamboyantes

Du Royal Monastère, un chef d’œuvre gothique

Prolongeant ainsi, les statues drolatiques

Je suis la camélia, cigogne exilée

 

Martine Martin / Janvier 2020 pour Prénoms du mercredi chez jill bill  (aujourd'hui Camélia)

Voir les commentaires

Rédigé par Martine.

Publié dans #Prénoms du Mercredi, #Poèmes

Repost0

Publié le 16 Février 2021

Pour scène de rue chez Covix : au jardin des plantes à Paris

Scène de rue : en mauvaise posture
Scène de rue : en mauvaise posture

Voir les commentaires

Rédigé par Martine.

Publié dans #Scène de rue

Repost0

Publié le 12 Février 2021

La cage est vide, Colombe s'est envolée

Je m’appelle Colombe. J’aime bien mon prénom. C’est un nom d’oiseau blanc comme celui de ma sœur Swan, de ma jumelle Palombe et de mon frère Corneille. Tout s’explique : notre mère était ornithologue. Difficile tous les jours ce métier qui vous écarte des réalités de la vie. Pour moi le plus pénible est d’être Colombe née à Colomb-Béchar en Algérie. Les gens s’imaginent que je suis blancheur et perfection personnifiées et ne me pardonnent rien, encore moins la couleur de ma peau. Ni blanche, ni noire, ni grise, je suis métisse, enfin marron et blanche. Ma mère est colombienne et mon père péruvien ! Avez-vous déjà vu une colombe une vraie (pas un pigeon) couleur café crème. Un jour, j’irai goûter un café crème à Colombes.

Ce qui ne vous tue pas vous rend plus forte. J’ai gagné en volonté et en combativité. Ma sensibilité se cache sous une indifférence apparente. Éprise de paix et de justice, je défends souvent les causes dites perdues. Aider les autres, les conseiller quand ils sont dans la difficulté ou la peine sont mes moteurs dans la vie. Je fais tout pour me faire aimer, mais peut-on aimer une icône sans la jalouser ? La bave du crapaud n’atteint pas la blanche Colombe. Claustrophobe, j’ai besoin de grands espaces et de liberté. J’aimerais tant voler comme l’oiseau et j’y arrive en faisant pendant les vacances du deltaplane dans mes Pyrénées à Sainte-Colombe.

J’aurais aimé faire des études, mais petit oiseau tombé du nid trop vite, je n’ai pas pu. J’ai dû trouver rapidement du travail. Factrice, je suis ainsi fidèle à mon image de messagère. J’apporte parfois l’amour, le bonheur, mais bien souvent aussi le malheur et les difficultés. Surtout être libre dans la journée sans personne derrière mon dos à me contrôler est une chance. J’aimerais néanmoins me libérer complètement du joug de l’entreprise.

J’ai épousé il y a dix ans Pierre et, depuis, je suis depuis la colombine de mon Pierrot. Le reste de l’année, nous vivons tout près de Paris dans un pavillon à Colombage à Colombes, rue de la paix : une adresse prédestinée. !  Je ne l’ai pas fait exprès. Le pur hasard existe-t-il ? Peut-être ai-je voulu goûter au café-crème des bistrots de Colombes ? Le doute m’habite, c’est ma philosophie contrairement à ma jumelle palombe que je surnomme « pas l’ombre d’un doute » tant elle est assurée d’avoir toujours raison. Quant à Corneille, mon frère, il passe son temps à bayer aux corneilles en regardant le ciel dans la journée et la lune la nuit comme mon Pierrot.

J’écris des poèmes, mais je ne suis pas poète. Ces derniers sont des musiciens qui savent nous enchanter et nous émouvoir juste par la magie de l’association des mots. Ils n’ont pas grand-chose à nous raconter et nous font jouir de la beauté d’un instant, d’une sensation fugace, de leurs émotions. Les poèmes qui ne racontent rien m’ennuient. Je pense que c’est pour cela que la poésie ne se vend pas bien. C’est ludique de faire chanter les mots avec le fol espoir d’amuser et surprendre. Je suis bavarde comme une pie, j’ai toujours quelque chose à écrire, une cause à défendre, des histoires simples fleurant bon la vie à narrer où chacun peut se reconnaître ou à défaut rêver.

J’ai toujours appris de manière empirique. Pour pouvoir monter les échelons à la Poste, il faudrait que je retourne à l’école comme me l’a fait comprendre la conseillère carrière de la DRH  DIR (direction inhumaine des ressources).

Non, je ne retournerai pas à l’école, il y a longtemps que la cage est vide et que l’oiseau s’est envolé. Après celles de l'école, puissent bientôt les portes de ma prison entreprise s’ouvrir pour créer ma propre activité.

Cette pensée me fait chantonner à voix basse le refrain de la chanson de Pierre Perret :

 « Ouvrez, ouvrez la cage aux Oiseaux,

Regardez les s’envoler, c’est beau »

Martine Martin  pour le nid de mots d’ABC de Février 2020 (Thème : la cage est vide, l’oiseau s’est envolé).

Voir les commentaires

Rédigé par Martine.

Publié dans #Ecrits divers

Repost0

Publié le 11 Février 2021

Je voudrais vous promettre maman

Je voudrais vous promettre maman

D’être toujours bien sage comme une image

Mais toutes les images sont elles si sages ?

 

Je voudrais vous promettre maman

de ne jamais parler à un inconnu

Mais de père inconnu ne suis-je pas issue ?

 

Je voudrais vous promettre maman

De ne rien demander sans dire « s’il-vous-plait »

Mais avez vous pensé que cela me plairait ?

 

Je voudrais vous promettre maman

De bien réussir ce que vous avez raté

Mais est ce vraiment cela que vous souhaitez ?

 

Je voudrais vous promettre maman

De chagrin de ne pas vous faire mourir

Mais s’il-vous-plait pourrais je vous désobéir ?

 

Je promets maman de ne rien vous promettre

Je ne veux ni mentir, ni me compromettre

Comprenez que je ne veuille pas paraître

Acceptez que je sois celle que je veux être

Ainsi un jour nous nous aimerons peut-être

 

Martine Martin / Réédition d'un de mes poèmes de 2009 pour les jeudis en poésie du défi 245 des croqueurs de mots animé par Fanfan

Voir les commentaires

Rédigé par Martine.

Publié dans #poème

Repost0

Publié le 9 Février 2021

Pour Scène de rue de Covix : Le pont d'Austerlitz (sur la Seine à Paris)

Scène de rue : Paris, le pont d'Austerlitz

Voir les commentaires

Rédigé par Martine.

Publié dans #Scène de rue

Repost0

Publié le 8 Février 2021

Papa, Maman, Mamie, et moi
Papa, Maman, Mamie, et moi

Papa, Maman, Mamie, et moi

Encore dans le ventre de sa mère, elle fait déjà de la résistance. Trop confortablement nichée dans son cocon douillet, son souhait le plus cher est d’y rester. Hélas, la sage-femme la sort de force avec une grande pince qui la marque au visage et la blesse à jamais au plus profond de son être. Tous les autres bébés en naissant crient, pas elle. On la secoue dans tous les sens, un cri perçant, regretté aussitôt, lui échappe. C’est à ce moment précis qu’elle entre en résilience.

Elle est un bébé sage qui pleure peu. Curieuse, ses grands yeux noirs observent ceux qui l’entourent. Elle apprend vite à Marcher et apprécie ce début d’autonomie. « Non » est son premier mot prononcé, prononce, elle en abuse. Ses parents s’amusent à la supplier de formuler un « oui ». Sa réponse est toujours un « non » catégorique. Ils éclatent de rire. Elle a l’impression d’être un animal de cirque qu’on essaye de dresser. Sa grand-mère qui l’élève et qui la connaît bien lui dit « allez fais plaisir à mamie, dis-moi non ». Elle profère enfin un « oui ». Adorant sa mamie, elle ne peut s’empêcher de lui sourire, mais pour la première fois, on l’a piégée. Elle comprend alors inconsciemment qu’on peut obtenir beaucoup de choses par l’intelligence et la ruse. À cinq ans, elle sait lire, mais sa grand-mère continue à lui raconter des histoires en la hissant sur ses genoux ce qui la comble de bonheur. C’est la seule personne qui peut lui prodiguer des câlins et bisous. Sa maman ne le fait par manque d’envie probablement. Elle préfère croire que c’est par crainte d’être rejetée et c’est vrai que ses bisous ne seraient pas acceptés. Sa grand-mère l’excuse toujours et répète à tous que sa petite fille est gentille avec ceux qui la connaissent et savent l’aborder.

 

Ses débuts à l’école sont difficiles, contrairement aux autres enfants, elle sait lire, les autres enfants la regardent comme un singe savant, un extra-terrestre.

Alors, elle se tait, reste seule au pied d’un arbre de la cour de récréation à les observer jouer, crier, rire. Curieusement, au lieu de les envier, elle les plaint d’être aussi insouciants. Discrète en classe, ne s’exprimant jamais sans y avoir été invitée, elle écoute avec beaucoup d’attention tout ce que l’institutrice leur apprend  et mémorise. Sa maîtresse ne la punit jamais et lui remet souvent des croix blanches et bleues aux jolis rubans dont elle est fière, mais qu’elle garde dans la poche de son tablier ce qui lui permet de les sentir, les caresser discrètement sans les exhiber. Ses distinctions et honneurs qu’elle ne pense pas mériter la gênent. À 7 ans, ses parents la reprennent chez eux. Elle fait connaissance avec sa petite sœur un gros bébé joufflu qui pleure souvent mais qu’elle aime et se promet de protéger toute sa vie. Elle va à l’école publique où, venant d’un établissement privé (crime de lèse-majesté à cette époque), on ne l’accepte pas. Aucune brimade ne lui sera épargnée : tours de cour, punitions en tous genres. N’acceptant pas cette injustice, la petite fille discrète devient très dissipée et rebelle. Un jour une de ses camarades la gifle en classe, elle lui en administre une en retour. L’institutrice donne à elle seule une punition, alors qu’elle avait vu sa camarade la gifler en premier. Elle est condamnée à conjuguer à tous les temps la phrase « je ne dois pas taper mes camarades ». Elle exécute la punition, mais en transformant la phrase en « je dois rendre quand on me tape » que son père signe en se réjouissant d’avoir une fille qui ne se laisse pas faire. Ceci lui vaudra d’être renvoyée de l’école ce qui curieusement la réjouit, car elle ne supportait pas d’être harcelée tout simplement parce que ses parents avaient osé préférer l’école des curés à celle de la République dite Laïque. Elle réintègre l’école privée où on la tolère plus qu’on ne l’accepte. Chez les curés, on n’aime pas les fortes têtes, surtout quand leurs parents n’ont pas les moyens de payer la scolarité. Si son père n’avait pas été un ancien combattant mutilé de guerre, engagé volontaire dans la guerre d’Indochine pour aller combattre le communisme, on ne l’aurait pas acceptée. Révoltée par les représentants de Dieu, qui agissent en contradiction avec la charité chrétienne qu’ils prônent pourtant en permanence, elle cesse de croire en Dieu, mais y a-t-elle réellement cru un jour. Elle ne sent aucune affinité avec ses camarades, pour la plupart des filles de bourgeois qu’elle trouve superficielles, mais qui ne l’ennuient aucunement. En effet, son attitude leur a vite fait comprendre qu’elles n’auraient aucune prise sur elle. Elle retombe en résilience et ne répond pas aux injustices et humiliations en tous genres que certains professeurs lui font subir en classe. Un jour, on lui reproche devant ses camarades de mentir. Puisque ses parents, ne payent pas sa scolarité, il est impossible qu’ils aient pu lui offrir un microscope à Noël comme elle l’écrit dans sa rédaction. Ce qu'ils ne savent pas, c'est que son père a un salaire suffisant, mais aussitôt reçu, il le dilapide. Elle refuse d’emmener ce microscope à l’école pour prouver qu’elle dit la vérité, comme on le lui demande. Non seulement, ce serait humiliant, mais surtout elle sait que son père devrait ensuite payer sa scolarité. Quand un vol est commis dans l’école, on l’accuse. Les enfants des riches ne peuvent pas voler. Elle ne répond rien et reste stoïque devant l’injustice et les humiliations. Ils veulent la pousser à bout, la forcer à réagir, elle ne leur donnera pas ce plaisir.

Elle quitte avec bonheur l’école privée pour le collège d’enseignement technique pour préparer un BEP de secrétariat. S’entendant bien avec la prof de français, elles discutent ensemble souvent après la classe. Une fille de son âge, se sentant aussi perdue et étrangère à ce monde qu’elle, devient son amie. Elles unissent leur solitude.

La prise de son premier poste de secrétaire d’un directeur du personnel et son mariage peu de temps après, mettent fin à son enfance.

Martine Martin / Février 2021 pour le défi 245 des croqueurs de mots animé par Fanfan (Thème souvenir d'enfance)

Voir les commentaires

Rédigé par Martine.

Publié dans #Vécu

Repost0